Lexique

Les lignes téléphoniques pour être aidé

  • Drogues Info Service 0 800 23 13 13
    Appel gratuit depuis un poste fixe.
    A partir d’un portable : 01 70 23 13 13 au prix d’une communication ordinaire.
    7 jours / 7.
  • Ecoute Alcool 0 811 91 30 30
    Coût d’une communication locale depuis un poste fixe.
    7 jours / 7 de 14h00 à 2h00.
  • Ecoute Cannabis 0 811 91 20 20
    Coût d’une communication locale depuis un poste fixe.
    7 jours / 7 de 8h00 à 20h00.
    Ces trois lignes sont gérées par le service national d’accueil téléphonique Drogues Alcool Tabac Info Service (DATIS) qui apporte une aide pour faire face aux difficultés liées à la consommation de toutes substances psychoactives et propose 7j / 7, de façon confidentielle et anonyme :

    • une aide et un soutien adaptés aux besoins de chacun,
    • des informations précises sur les effets, les risques, la loi, les lieux d’accueil,
    • des conseils de prévention,
  • Une orientation vers des professionnels compétents.
  • Tabac Info Service 0 825 09 310
    Du lundi au samedi de 8h00 à 20h00 (0,15 euros la minute).
    Un seul numéro pour les fumeurs et les professionnels de santé.Cette ligne propose un accompagnement personnalisé aux fumeurs souhaitant arrêter leur consommation : au cours d’un entretien téléphoniques, des tabaccologues diplômés font le point avec leur interlocuteur sur sa dépendance, son expérience de l’arrêt, ses motivations, ses craintes, les difficultés qu’il peut rencontrer, les traitements les plus appropriés…
    La personne peut être rappelée, si elle le souhaite, pour être soutenue dans sa démarche.
  • Fil Santé Jeune 0 800 235 236
    Tous les jours de 8h00 à minuit, anonyme et gratuit.
    Ce service propose aux jeunes une écoute individualisée en matière de santé physique, psychique et sociale par des psychologues et des médecins.
  • Ecoute Dopage 0 800 15 2000
    Numéro vert gratuit depuis un poste fixe, confidentiel et anonyme.
    Du lundi au vendredi de 10h00 à 20h00.
    Cette ligne est destinée à aider et à orienter efficacement les sportifs en difficulté face au dopage et toutes les personnes concernées de près ou de loin par les questions concernant le dopage. Les chargés d’accueil téléphonique sont des psychologues ou des médecins du sport ayant une formation spécialisée.
  • Sida Info Service 0 800 840 800
    Numéro vert depuis un poste fixe, confidentiel et anonyme.
    7 jours / 7.
  • Hépatites Info Service 0 800 845 800
    Tous les jours de 9h00 à 23h00.
    Service d’écoute anonyme, confidentiel et gratuit sur les hépatites.
    Ces deux dernières lignes permettent de répondre à des interrogations liées aux hépatites, et au VIH/Sida ainsi qu’aux autres pathologies qui, par leur mode de transmission s’apparentent au VIH. Sida Info Service et Hépatites Info Service sont à l’écoute de tous : séronégatif, séropositif, malade ou proche d’une personne touchée.

Les lieux d’accueil

Il est possible de s’adresser à un professionnel de santé (infirmière scolaire, médecin du travail) ou à son médecin traitant qui saura assurer une prise en charge ou réorienter si nécessaire.
Il est également possible de s’adresser à des structures spécialisées :

  • Les Points Accueil Ecoute Jeunes (PAEJ)
    Ce sont des lieux d’accueil, d’écoute et de parole qui s’adressent aux jeunes les plus en difficulté. Une de leurs missions est la prévention des conduites à risques.
  • Les Consultations spécifiques pour la Cannabis
    Depuis 2005, un réseau de consultations a été mis en place dans l’ensemble des départements. Gratuites et anonymes, elles sont destinées aux jeunes consommateurs de cannabis et autres substances psychoactives et à leur famille. Ces consultations menées par des professionnels formés aux spécificités du cannabis permettent :

    • d’effectuer un bilan des consommations,
    • d’apporter une information et un conseil personnalisé aux consommateurs et à leur famille,
    • de proposer une prise en charge à long terme lorsque la situation le justifie.
  • Aide au Sevrage tabagique
    Des consultations d’aide au sevrage tabagique, implantées le plus souvent dans les hôpitaux, ou dans des CCAA CSAPA prennent en charge les fumeurs les plus dépendants et les personnes ayant déjà souffert d’une maladie liée au tabac.
    Des consultations médicales en médecine générale sont aussi proposées. Le sevrage tabagique peut être accompagné d’un substitut nicotinique (patch, gommes à mâcher) ou de médicament (type Ziban) ; ces traitements peuvent aussi être délivrés aux fumeurs hospitalisés.
  • Les CSAPA
    Les CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) accueillent toute personne souffrant d’une dépendance et assurent la prise en charge d’environ 70 000 personnes. Les 250 organismes ouverts en France proposent une grande diversité de prestations (médicales, psychologiques, sociales, éducatives).
    Une cinquantaine d’établissements offrent un hébergement (appelé généralement postcure). Les hébergements sont organisés selon le projet personnel de la personne dépendante et sa situation en vue d’une stabilisation : dans un cadre collectif, dans des réseaux de familles d’accueil, ou encore en appartements thérapeutiques relais. Des hébergements de transition et d’urgence, des nuitées d’hôtel peuvent également être proposés selon la structure d’accueil, la demande et la situation de la personne.
    Dans les hôpitaux, les centres de santé, les centres médico-psychologiques, des conseils et des soins peuvent être donnés à tous ceux qui en font la demande.Pour connaître la structure d’accueil la plus proche de chez vous :

    • par Internet : www.drogues.gouv.fr rubrique «adresses utiles»
    • par téléphone :
    • Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe).
    • Ecoute Cannabis : 0 800 91 20 20 (coût d’une communication locale depuis un poste fixe).

Les sites Internet

www.drogues.gouv.fr pour en savoir plus sur les drogues, leurs effets, leurs dangers, ….

Le site www.drogues.gouv.fr donne accès à :

  • des informations scientifiques actualisés sur tous les produits : alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, tabac et autres drogues ;
  • une synthèse de presse quotidienne, des données chiffrées et les derniers rapports scientifiques ;
  • une base de données documentaire.

Drogues Info Service sur www.drogues.gouv.fr anime trois rubriques :

  • Vos questions / Vos réponses ; espace de dialogue et de conseils pour recevoir des réponses précises anonymes et consultables par tous.
  • Questions les plus fréquemment posées ; rubrique qui apporte des informations synthétiques et précises sur un thème, une problématique (le cannabis, les drogues et la loi, le dépistage des produits …).
  • Adresses utiles ; rubrique qui permet de trouver les coordonnées de tous les services spécialisés :
  • par domaine de compétence : alcoologie, prévention, toxicomanie, tabacologie ;
  • par type d’activité : information, prévention, soin ;
  • par département ou par région.

www.inpes.sante.fr
Le site de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) présente les programmes de prévention (tabac, drogues, alcool, sida, etc…), les actions de communication, les publications, les actions de terrain, les formations, les bases documentaires, la pédagothèque,… Un site pour le grand public et les professionnels.
www.filsantejeunes.com
Le site propose une documentation sur la santé des jeunes, des dossiers mensuels, des actualités hebdomadaires, plusieurs forums et la possibilité de questionner des professionnels de santé par mail.
www.tabac-info-service.fr
Le site est dédié à l’arrêt du tabac. Développé par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES), il propose des outils et des exercices interactifs pour faire le point sur sa dépendance, ses motivations pour arrêter, etc…, ainsi qu’un coaching interactif pour être accompagné dans sa démarche d’arrêt.
La MILDT www.drogues.gouv.fr
Site la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) ; information sur les drogues (à découvrir, un espace Questions/Réponses animé par Drogues Info Services)
CAAT 78 www.caat78.org
Le Centre d’Accueil et d’Aide aux Toxicomanes (CAAT) et à leur famille est une association d’accueil, d’écoute et d’aide aux jeunes, parents et familles, de prévention et de lutte contre les drogues et la toxicomanie. L’association dispense également des actions de prévention en milieu scolaire et carcéral. Son site aborde tous les aspects : santé, social, conseils aux familles, juridique, structures d’aide, structures de lutte, statistiques, …
Toxibase www.toxibase.org
Toxibase a pour mission de mettre à disposition des professionnels et du tout public l’information et la documentation spécialisée sur les drogues et les dépendances. C’est un réseau national soutenu par la MILDT qui rassemble une douzaine de centres d’information et de documentation et développe de nombreux partenariats avec l’étranger.

Lexique

Abstinence : Abstention volontaire et durable de la consommation d’un produit susceptible de donner lieu à une dépendance (alcool, tabac, drogue, médicaments, …). L’abstinence durable et définitive permet seule de venir à bout d’une dépendance. Son instauration constitue l’objet des cures dites de désintoxication, confortées par des postcures ayant pour but le réapprentissage ou l’apprentissage d’une vie affective, sociale et culturelle libre de dépendance aux psychotropes.

Abus (ou usage nocif) : (du latin « abusus », usage mauvais et exagéré) ; utilisation excessive et volontaire, permanente ou intermittente, d’une ou plusieurs substances psychoactives, ayant des conséquences préjudiciables à la santé physique et ou psychique.

Accoutumance : terme général englobant les phénomènes de tolérance et de dépendance psychique et physique (Sylvain Pirot).

Accroché : Être accroché, être dépendant.

Acide : Expression populaire pour désigner le LSD.

Acétylcholine : Neuromédiateur dont l’action peut être perturbé par différents psychotropes.

Achats addictifs ou compulsifs : Addiction sans drogues, caractérisé par un besoin d’acheter de manière compulsive des objets variés sans en avoir l’utilité ni, souvent les moyens financiers. Les objets peuvent être variables selon les personnes : vêtements, chaussures, produits de beauté, cd, matériel vidéo, … Les achats pathologiques présentent de nombreux points communs avec les autres états de dépendance. Ils se traduisent par un besoin irrépressible (craving) d’acheter et par un état de tension qui subsiste tant que l’acte d’acheter n’est pas accompli. L’investissement du sujet porte sur le comportement d’achat lui-même et non sur la possession qui en découle.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Achats compulsifs.

Addiction : Relation de dépendance plus ou moins aliénante pour l’individu, et plus ou moins acceptée voire parfois totalement rejetée par l’environnement social de ce dernier, à l’égard d’un produit (drogue, tabac, alcool, médicament, alimentation), d’une pratique (jeu, sport, ordinateur, travail) ou d’une situation (relation amoureuse).

Addictogène : Se dit d’un produit dont la consommation conduit à l’addiction.

Adrénaline : Hormone secrétée par la glande médullosurrénale, qui accélère le rythme cardiaque, augmente la tension artérielle et permet à l’organisme de s’adapter rapidement à des agressions extérieures.

Afghan :Cannabis d’Afghanistan.

Agent psychoactif : Toute substance chimique qui influence l’activité mentale (ex : alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, médicaments, ….).

Agoniste : Molécule qui mime l’action du neurotransmetteur sur son site récepteur et entraîne par conséquent des effets identiques.

Aigle noir : Nom d’un buvard de LSD se rapportant au motif imprimé sur le buvard.

Alcaloïde : Nom utilisé pour nommer les substances d’origine végétale comme la caféine, la nicotine ou la cocaïne.

Alcool : Désignation populaire de l’éthanol, principe déterminant l’effet psychotrope des boissons dites alcoolisées. L’alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre (raisin, pomme, poire, riz, pomme de terre, bois, …) ou par distillation. On distingue les boissons fermentées (vins, bières, cidre), les boissons obtenues par distillation (whisky, scotch, rhum, vodka, gin, …), les liqueurs obtenues par adjonction d’eau de vie à des boissons à bases de fruits ou de plantes médicinales (bénédictine, chartreuse, …).
Pour plus de renseignements, voir la Foire aux Questions Alcool.

Alcoolémie : Taux d’alcool dans le sang. L’alcoolémie est proportionnelle à la quantité d’alcool ingérée. Le taux autorisé en France est 0,5 g/l, soit l’équivalent de deux verres d’alcool.
Pour plus de renseignements consulter la Foire aux Questions Alcool.

Alcoolisme : L’alcoolisme peut se définir comme la perte de la liberté de s’abstenir d’alcool. C’est l’abus des boissons alcooliques avec une certaine régularité et une certaine quantité, entraînant des troubles physiologiques et psychiques de la personne. On estime à 5 millions le nombre de personnes que leur consommation d’alcool expose à des difficultés médicales, psychologiques et sociales et, à 2 millions de personnes dépendantes de l’alcool en France.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Alcool.

Alcoolisme fœtal (syndrome d’) : Le SAF, parfois désigné par le terme embryofoetopathie alcoolique, est une intoxication alcoolique de l’embryon ou du fœtus dû à la consommation d’alcool de la mère pendant la grossesse et qui perturbe le développement des organes. Une consommation, même occasionnelle ou faible, d’alcool pendant la grossesse n’est pas anodine et peut entraîner des risques pour l’enfant à naître. L’alcool passe du sang maternel au sang du fœtus sans que le placenta ne joue le rôle de « filtre » : les concentrations d’alcool chez le fœtus sont donc très proches des concentrations dans le sang maternel.
Selon les organes affectés, il peut se manifester par des malformations, des déficiences intellectuelles ou d’autres troubles congénitaux. Il entraîne souvent des troubles du comportement et une modification des traits du visage appelée une dysmorphie cranio-faciale caractérisée par des fentes palpébrales fines, une ensellure nasale marquée, une bosse entre les yeux, une lèvre supérieure mince et convexe.
Les troubles peuvent apparaître pour de faibles consommations et on ne connaît pas le seuil au-dessous duquel la consommation d’alcool chez la femme enceinte n’a pas de conséquence sur la santé du fœtus : il est donc indispensable de s’abstenir de consommer toute boisson alcoolisée tout au long de sa grossesse.

Alcoolodépendance : La dépendance à l’alcool est d’origine plurifactorielle. Elle repose surtout à des schémas comportementaux communs à toutes les substances addictives et sur des mécanismes physiologiques également propres aux diverses drogues, faisant intervenir en particulier le « système de récompense » du cerveau (Sylvain Pirot).
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Alcool.

Alcoolodépendance (traitement de l’) : La prise en charge du patient dépendant de l’alcool, comme celle de tout toxicomane, repose avant tout sur un suivi pluridisciplinaire incluant un traitement médicamenteux, si nécessaire, un suivi psychothérapique à plus ou moins long terme et un accompagnement social, le cas échéant.

Alcopop ou prémix : Boisson alcoolisée à base d’alcool fort (whisky, gin, vodka, rhum, etc …) et de soda gazeux ou non, coloré et très sucré pour masquer l’alcool. Ces boissons très variées ont un grand succès auprès des jeunes qui les utilisent pour « se sentir bien » ou « se défoncer« . Elles sont particulièrement dangereuses car elles laissent supposer qu’elles ont moins d’effet que l’alcool fort et incitent ainsi à une plus forte consommation.

Amnésie : Perte de la mémoire, totale ou partielle, temporaire ou définitive qui peut résulter de la consommation abusive de certaines drogues ou médicaments.

Amotivationnel (syndrome) : Ensemble de manifestations psychiques, caractérisées par un désinvestissement existentiel, et parfois décrites chez l’usager de cannabis.

Amphèts : Amphétamines.

Amphétamines (ou Speed) : Excitants synthétiques atténuant les sensations de faim et de fatigue, et permettant des efforts et une concentration prolongée. Les effets durent de 8 à 12 heures, et génèrent en cas de consommation fréquente des problèmes cardiaques, de l’agressivité, de la paranoïa et de l’anxiété. A fortes doses, les « amphèts » provoquent également des hallucinations et des psychoses chez les personnes prédisposées. Elles entraînent une accoutumance psychologique et une importante tolérance. Elles se présentent sous forme de pilules ou de poudre, se sniffent, se fument ou s’injectent. Les amphétamines étaient dans un premier temps utilisés lors de la seconde guerre mondiale, puis se répandirent dans la population, notamment chez les sportifs, les artistes et les étudiants … On en trouve actuellement sur le marché sous différentes formes, avec différentes dénominations et associées à de nombreuses autres drogues.

Anabolisant : Substance stimulant un accroissement du système musculaire, essentiellement utilisée par les sportifs et notamment les personnes pratiquant la musculation.

Analgésique : Substance médicamenteuse qui atténue ou supprime la douleur.

Anémie : Diminution du nombre de globules rouges dans le sang entraînant pâleur, fatigue, essoufflement, syncopes, vertiges et troubles digestifs.

Anorexie : Réduction ou perte d’appétit. L’anorexie touche essentiellement les jeunes femmes avec deux pics de survenue, vers 12-13 ans et vers 18-20 ans. On relève une prédominance féminine (dix femmes pour un homme). On tend actuellement à distinguer deux types d’anorexie, en fonction de la présence ou de l’absence de crises de boulimie, de vomissements provoqués, de prises de purgatifs (laxatifs, diurétiques, lavements) ; le type dit « restrictif » étant celui qui ne comprend pas ses éléments.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Troubles alimentaires.

Anorexigène : Qui provoque l’anorexie.

Antabuse (effet) : Réaction physiologique désagréable induite par l’association d’alcool avec certains médicaments, notamment le disulfirame (Espéral).

Antagoniste : Molécule synthétique dont l’action s’oppose à celle du neurotransmetteur – et du (ou des) agoniste (s) – au niveau du site récepteur. Ainsi, la buprénorphine ou subutex est un antagoniste et un agoniste partiel de certains récepteurs opiacés employé comme traitement de substitution chez les héroïnomanes. La naloxone est un antagoniste morphinique : administrée lors d’une overdose par héroïne, morphine ou par un autre agoniste opiacé, elle lève l’action de la drogue et limite donc ses effets toxiques, notamment respiratoires, permettant de limiter le risque d’overdose.

Antalgique : Se dit d’une substance propre à calmer la douleur.

Antidépresseur : Médicaments qui combattent les effets dépressifs. La prescription d’antidépresseurs chez les sujets dépendants est aujourd’hui banale, compte tenu des liens étroits existants entre les troubles de l’humeur et les addictions avec drogue (toxicomanies, alcoolisme et tabagisme) ou sans drogue (jeu pathologique, troubles des conduites alimentaires, kleptomanie, etc …). Ces médicaments peuvent traiter une dépression primaire ou une dépression secondaire, révélée ou suscitée par le sevrage ou l’arrêt de la pratique addictive.

Anxiété : État d’alerte psychique et de mobilisation physique caractérisé par une sensation d’attente sans objet précis, par un sentiment d’abandon ou de mort imminente avec malaise somatique intense (angoisse).

Anxiolytique : Médicament tranquillisant combattant l’angoisse et l’anxiété.

Apathie : Incapacité de ressentir des émotions ou à réagir par mollesse, indifférence ou état dépressif. On rencontre ce type de phénomène chez les fumeurs de cannabis, couplé à un manque de motivation et une difficulté de concentration.

Autosupport : (anglais : « self-help »). Regroupement de volontaires, généralement des toxicomanes, que réunit un groupe d’entraide, de satisfaction de besoins partagés et de résolution d’un problème social, auquel le groupe répond par ses propres ressources. L’autosupport repose sur un postulat : les sujets dépendants en général, et les toxicomanes en particulier, portent en eux les ressources nécessaires pour trouver de façon spontanée les réponses adéquates aux problèmes auxquels leur pratique les confronte. Les mouvements d’autosupport concernent les personnes alcoolo dépendantes, les joueurs pathologiques, les addicts d’Internet, les personnes souffrant de troubles alimentaires, les dépendants de la sexualité, du travail et bien sur les toxicomanes.

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Bad Trip : « Mauvais voyage » surtout sous l’influence du LSD ou d’autres drogues. Le bad trip peut survenir dès le début de la montée – lorsque les effets de la drogue commencent à se manifester – ou plusieurs heures après avoir pris la drogue. Il peut se caractériser par une forte montée d’angoisse, par des crises de phobies, une paranoïa, une crise de panique ou un délire. Dans la plupart des cas, les symptômes s’estompent avec les effets du produit. Dans certains cas rares, l’expérience se
révèle suffisamment traumatisante pour engendrer des troubles durables regroupés sous le nom de « syndrome post-hallucinatoire persistant » : angoisses, phobies, état confusionnel, dépressions ou bouffées délirantes aiguës.

Barbiturique : Médicaments qui sont utilisés dans le traitement de l’insomnie et de l’épilepsie et pouvant donner lieu à un usage toxicomaniaque. Dans le cas d’abus chronique, se développe très rapidement une tolérance aux barbituriques, une dépendance physique et psychologique. A un certain point, la dose requise devient supérieure à la dose létale, entraînant coma et décès sans prise en charge médicale urgente.

Barrette : Morceau de 5 grammes de cannabis provenant d’une savonnette de 250 grammes de résine de cannabis.

Base : Dérivé de la cocaïne obtenu par mélange avec de l’ammoniaque ou du bicarbonate de soude et en chauffant, ce qui produit un « caillou » rincé puis cassé en morceaux pour être fumé.

Bedo : « Daube » en verlan = joint de cannabis.

Benzodiazépine (benzo) : Molécule exerçant une action pharmacologique anxiolytique et hypnotique (selon la dose) donnant lieu à une fréquente automédication, dans l’ensemble de la population et souvent utilisée par des toxicomanes pour atténuer les symptômes du manque ou pour réduire l’anxiété.

Beu : Herbe de cannabis en verlan.

Bhang : Boisson enivrante de tradition indienne, préparée par mélange à du lait d’une pâte de feuilles de cannabis, associant fréquemment des épices.

BHD : Buphrénorphine Haut Dosage (voir buprénorphine ou subutex).

Blanche : (Neige). Expression populaire pour désigner la cocaïne.

Blue sky, Bonbec, Bonbon : Quelques noms de l’ecstasy.

Boulette : Haschich.

Boulimie : Trouble des conduites alimentaires où alternent des ingestions impulsives et massives de nourriture, avec sentiment de culpabilité, et des phases d’anorexie parfois entretenues par des prises de médicaments (anorexigènes). Comme pour l’anorexie, la préoccupation obsédante du poids et des formes corporelle est centrale. Touchant essentiellement les femmes, la prévalence féminine est toutefois moindre dans le cas de la boulimie.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Troubles alimentaires.

Brown sugar : (anglais : « sucre brun »). Héroïne de couleur brunâtre, importée d’Asie (Inde).

Buprénorphine ou Subutex : Opiacé dérivé semi synthétique prescrit à dose faible (0,2 à 1 mg par jour) dans le traitement de la douleur et à dose très supérieure (2 à 16 mg par jour) dans le traitement de substitution des héroïnomanes. La buprénorphine neutralise partiellement les effets de l’héroïne, calme le syndrome de manque et n’expose pas à un risque de tolérance. Toutefois, le détournement de l’usage de ce médicament demeure fréquent, certains n’hésitant pas à cumuler les prescriptions, à sniffer ou à s’injecter le produit. C’est pourquoi depuis quelques temps une réflexion s’est engagée pour classer ce produit parmi les produits stupéfiants afin de limiter le nombre de prescripteurs et d’éviter le marché noir.
Pour plus d’informations reportez-vous à la Foire aux Questions Héroïne.

Buvard : Dans le jargon des toxicomanes, on appelle ainsi de petits morceaux de papiers imbibés d’une substance psychoactive comme le LSD ou la PCP. Plus couramment, ils sont désignés en France sous le terme « trip« .

Bus méthadone : Unité mobile offrant aux populations de toxicomanes les plus précarisés l’accès à une substitution dite de « bas seuil ». Ces autobus, spécialement aménagés, sont utilisés, de manière prioritaire, pour toucher les usagers de substances psychoactives les plus marginalisés, qui ne sont pas en situation d’être admis dans des CSAPA ou qui éprouvent des difficultés à en accepter les exigences. L’offre quotidienne d’une faible dose de méthadone, dite « bas seuil », permet de limiter ou d’atténuer le manque chez ces usagers, et, par là même conduits ces derniers à réduire leur recherche de drogue ; elle permet un relatif contrôle de la consommation parallèle d’opiacés illicites et favorise un premier contact avec une équipe de professionnels.

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Caféine : Alcaloïde contenu notamment dans le caféier, la feuille du théier ainsi que dans les boissons préparées à partir de ces matières premières : café, thé, chocolat, cola,… et entraînant un effet stimulant.

Caillou : Mode de présentation d’une dose de crack, de cocaïne basée ayant la forme d’un petit caillou.

Came : Désigne la drogue en général.

Camé : Se dit de la personne qui consomme de la drogue.

Cannabinoïde : Substance dérivée du cannabis ou obtenue par synthèse chimique apparentée au THC (TétraHydroCannabinol)

Cannabis : Nom scientifique « cannabis sativa », né en Asie Centrale, le cannabis est une des plus anciennes plantes cultivées. Connu depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales et pour son utilisation textile (chanvre) le cannabis s’est largement répandu de par le monde. Le cannabis est à l’origine de nombreuses préparations : Haschich (résine et sommités fleuries), Kif (résine, feuilles et fleurs), Marijuana (feuilles et sommités fleuries), Bhang (feuilles mûres séchées) dont l’activité psychotrope est principalement induite par l’un des cannabinoïdes qu’il contient, le THC. Une consommation régulière de cannabis peut entraîner une dépendance psychologique voire physique.
Pour plus d’informations reportez-vous à la Foire aux Questions cannabis.
Champignon hallucinogène : Diverses espèces de champignons peuvent induire, après ingestion, des modifications sensorielles ou des hallucinations. Les plus communs et les plus connus dans nos régions appartiennent aux psilocybes (les psilos). La plupart des usagers comparent les effets des champignons hallucinogènes à ceux du LSD : hallucinations (visuelles et/ou auditives), sentiments exacerbés d’euphorie ou d’effroi, perte de repères spatio-temporels, rêve éveillé, dépersonnalisation, délire, fous rires, ….
Comme pour tous les produits psychédéliques, les effets peuvent parfois se transformer en « bad trip« . Lorsque les effets s’estompent, lors de la « descente« , peuvent apparaître une lassitude et parfois un état dépressif.
Du fait de leur puissant caractère hallucinogène, les champignons hallucinogènes peuvent générer des accidents psychiatriques graves et durables, parfois dès la première prise. On parle alors de « syndrome post-hallucinatoire persistant », à savoir angoisses, phobies, état confusionnel, dépression voire bouffées délirantes aiguës.
Un usage régulier et prolongé peut induire des troubles cardiaques et rénaux. De même, il existe un « effet retour » qui replace quelques minutes l’usager dans l’état généré par la consommation de champignons hallucinogènes sans en consommer et ce même plusieurs mois après la dernière prise.

Chanvre : Variété de cannabis dont on extrait le hachisch et la marijuana.

Chasser le dragon : Fumer ou inhaler, particulièrement de l’héroïne.

Chichon : Résine de cannabis.

Chocolatomanie : Certaines personnes avouent être dépendantes du chocolat et disent ne pouvoir s’en passer. Les chocolatomanes sont volontiers sportifs, actifs ou hyperactifs, sociables et auraient tendance à intérioriser leurs conflits. Ils consomment du chocolat dans des situations de stress ou de conflit. C’est leur « drogue », et quand elles en manquent, elles sont capables de se lever au milieu de la nuit, prendre la voiture, et aller au distributeur de la gare s’acheter une tablette.

Cocaïne : Chlorhyrate de cocaïne, alcaloïde extrait du coca (plante d’Amérique latine). La cocaïne se présente sous la forme d’une poudre neigeuse et cristalline, souvent coupée ou mélangée à d’autres substances par les trafiquants, ce qui accroît la dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition. Classée comme stimulant, la cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont laisser place ensuite à un effet dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une autre prise, ou en prenant un autre produit comme l’héroïne ou des médicaments psychoactifs. Les effets sont immédiats et plutôt bref et entraîne une dépendance psychique importante (« craving« ). La cocaïne cause des lésions de la paroi nasale, quant elle est sniffée, et des problèmes cardio-vasculaires (infarctus notamment). Elle peut également être injectée, quelque fois sous forme de « speed ball » rendant la dépendance beaucoup plus rapide.

Co-dépendant : État d’un ami ou d’un parent qui vit la toxicomanie d’un proche. Cette problématique se caractérise par des symptômes qui varient d’une forme de dépression, de solitude à un sentiment qui ressemble à un mal de vivre et note un sentiment d’impuissance face à la maladie d’un enfant ou d’un proche qui est dépendant d’un ou de plusieurs produits.

Codéine : Alcaloïde extrait de l’opium, utilisé en thérapeutique pour ses propriétés analgésiques et antitussives, mais fréquemment employé par des toxicomanes comme produit de substitution, pour atténuer les effets de manque.

Coke : Expression populaire pour désigner la cocaïne.

Conduites alimentaires (troubles des) : Ensemble de conduites déviantes par rapport à la « norme » culturelle d’utilisation de la nourriture, souvent rapprochées des conduites toxicomaniaques. Ils mettent en lumière les articulations entre l’individu, son corps, son psychisme et le contexte familial, culturel et/ou social. Généralement il n’y a donc pas de cause univoque de cette addiction. Les principaux troubles des conduites alimentaires sont l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie boulimique, l’hyperphagie nocturne, les fringales de sucres et la chocolatomanie.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Troubles alimentaires.

Couper : Séparer ou mélanger un produit en diverses parties à l’aide d’autres substances ce qui permet d’en augmenter artificiellement le volume donc le prix de l’unité de poids ; de ce fait, le produit perd de son efficacité entraînant souvent une augmentation des doses afin d’obtenir des effets identiques. Ainsi, le cannabis peut être coupé avec de la paraffine, du henné, du cirage, des excitants, … L’héroïne peut être coupée avec du talc, de la magnésie, des médicaments, … on a, lors d’une analyse, trouvé du verre pilé, entraînant des dégâts considérables si le produit est sniffé ou injecté.

Crack : (onomatopée évoquant le bruit que produisent les cristaux en se consumant). Ce sont des résidus de cocaïne auxquels on ajoute du bicarbonate de soude, de la lidocaïne et d’autres produits souvent indéterminés. Il se présente sous forme de caillou et à l’apparence neigeuse et cristalline de la cocaïne. Le crack se fume en pipe, s’injecte rarement, et la dépendance est très rapide. Similaire à ceux de la cocaïne, ses effets plus puissants mais plus bref ne dépassent guère que 10 minutes obligeant le toxicomane à une répétition des prises (craving).

Craving : (américain « désir ardent », « appétit insatiable »). Désir irrépressible et violent d’utiliser une drogue addictive (surtout l’héroïne, la cocaïne et autres psychostimulants, le crack et les amphétamines) surgissant parfois longtemps après le sevrage.

Cristal ou crystal : Méthédrine et amphétamines, stimulant et hallucinogène puissant. L’usage abusif conduit rapidement à la dépendance.

CSST : Centre Spécialisé de Soins aux toxicomanes. Il en existe plus de 260 en France. Ces centres proposent un accompagnement individualisé médical et/ou psychologique et/ou social de toutes personnes confrontées à un problème de toxicomanie (drogues, médicaments,..) ainsi qu’un soutien aux familles. Le centre de soins peut également participer à toutes actions de prévention, de formation, de recherche en matière de lutte contre les addictions.

Cure : Ensemble de mesures coordonnées en vue de l’application d’un schéma thérapeutique donné, ayant sa dynamique propre et fréquemment appliqué aux alcooliques ou aux toxicomanes afin de réaliser le sevrage de la drogue (alcool et/ou toxicomanie). Une fois franchi le cap du sevrage, le patient peut aborder une nouvelle phase venant conforter son abstinence, phase dite de postcure.

Cyberaddiction ou cyberdépendance : Dépendance récente à l’utilisation abusive, voire franchement compulsive d’un moyen informatique, pour communiquer ou, au contraire, pour échapper à la réalité. Il s’agit d’une toxicomanie sans drogue ; certains individus devenant accroc à Internet, aux jeux vidéo, à la télévision, au téléphone portable.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions Cyberaddiction.

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Dangerosité : Concept transdisciplinaire intéressant la psychiatrie et la criminologie, et caractérisant la situation qui peut découler d’un passage à l’acte violent de la part d’un individu sous l’influence notamment de substances modificatrices de la conscience (alcool, drogue, médicaments,…). L’usage de psychotropes licites ou illicites peut se révéler dangereux pour le consommateur (propriétés pharmacologiques de la drogue, overdose, intoxication par les diluants, perturbations psychiques et somatiques, automutilations, suicide) mais aussi pour des tiers (agressions diverses allant jusqu’à l’homicide, la délinquance, ou la délinquance routière).

Deal : (anglais « to deal », vendre). Expression populaire utilisée pour décrire l’acte de vendre de la drogue.

Dealer : Revendeur de drogue en contact direct avec les consommateurs (soit dans la rue, soit en appartement) et souvent lui-même consommateur. Le dealer utilise ce moyen pour se faire de l’argent facile et souvent pour financer sa propre toxicomanie.

Décrocher : Expression populaire signifiant : arrêter de se droguer.

Défonce : action de se défoncer. Se mettre dans un état second induit par une drogue (ivresse alcoolique ou cannabique). Chaque drogue induit sa défonce : le défoncé à l’alcool est dit « pété », « cassé », « bourré », alors que le défoncé au cannabis est « stone ».

Delirium tremens ou DT : Syndrome confusionnel à type de délire alcoolique avec agitation, onirisme, tremblements, hallucinations, survenant chez l’alcoolique chronique au moment du sevrage de boissons alcoolisées. Le DT apparaît après un délai de 24 à 72 heures et s’accompagne, notamment de suées, de déshydratation et de fièvre nécessitant une hospitalisation.

Déni : Mécanisme de défense par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d’une perception négative. Le déni apparaît donc comme un moyen de défense du moi, le sujet refusant d’admettre que des actes, des désirs ou des propos lui sont imputables et lui appartiennent en propre. Le déni est souvent rencontré chez les personnes dépendantes, notamment au début de leur prise en charge.

Dépendance : Situation d’assujettissement d’une personne à la prise de drogue : l’interruption de cette dernière entraîne un malaise psychique, voire physique, qui incline le sujet à continuer à consommer le produit.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux Questions.

Dépendance physique : Quand l’interruption du produit psychotrope entraîne chez l’utilisateur des troubles physiques plus ou moins violents : contractures, douleurs, nausées, vomissements, diarrhées,…..
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions.

Dépendance psychique : Quand l’utilisateur, ayant cessé d’absorber le produit, ressent des troubles psychiques : malaise, angoisse, état dépressif,…
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions.

Dépression : Malaise psychique ayant un retentissement physique, d’intensité variable, caractérisé par une diminution de l’efficacité intellectuelle, une fatigabilité excessive et un sentiment de tristesse et d’autodépréciation.

Descente : Période durant laquelle les effets aigus induits par l’usage de substances psychoactives (comme la cocaïne, l’héroïne, l’alcool, le cannabis, les amphétamines, les médicaments, ..) s’abolissent progressivement. Cette descente peut parfois se prolonger pendant plusieurs jours par un syndrome dépressif et anxieux. Certains consommateurs ont tendance à recourir à des médicaments ou du haschisch ou à des stimulants pour limiter, atténuer les effets de la descente.

Disulfirame ou Espéral : Substance administrée quelquefois à l’alcoolique sevré afin de faciliter l’abstinence et de prévenir les rechutes ; l’ingestion d’alcool entraînant alors des réactions désagréables et aversives.

Dopage : Utilisation d’une ou de plusieurs substances stimulantes ou anabolisantes en vue d’améliorer artificiellement des performances physiques et par extrapolation intellectuelles. C’est le souci de la performance qui motive le dopage. Ces substances sont susceptibles de nuire à la santé et d’induire des dépendances.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Sport, dopage et conduites addictives.

Dragon : (chasser le dragon, courir le dragon). Technique consistant à inhaler des vapeurs d’héroïne chauffée au dessus d’une flamme, le plus souvent sur du papier d’aluminium.

Drogue : désigne toute substance psychoactive entraînant une consommation excessive et des manifestations physiques et/ou psychiques. On peut classer les drogues selon leur pouvoir toxicomanogène :
voir le tableau des facteurs de risques

Drogue psychoactive : Toute substance chimique qui modifie les comportements, la conscience ou l’humeur (ex : la cocaïne, l’alcool, le LSD, le cannabis, …) et, qui, prêtant à une consommation abusive, peut entraîner des manifestations de dépendance.

Drogue de synthèse : Appellation générique de diverses drogues conçues essentiellement pour leurs effets stimulants, euphorisants ou hallucinogènes. Elles sont utilisées principalement dans un but « récréatifs » : ecstasy, kétamine, …

Drogué : Individu faisant usage d’une ou de plusieurs drogues (camé).

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Ecstasy, Ecsta : (syn : pilule d’amour, essence, E, EX, XTC, Adam, MDMA ou encore chamallow, …). Amphétamine donnant lieu à un usage abusif et parfois toxicomaniaque et dont les effets neurologiques se révèlent souvent toxiques. L’ecstasy est vendue sous forme de comprimés blancs ou brunâtres, contenant de quelques milligrammes à 200 mg de MDMA, il en existe plus de 250 types dans le monde dont la moitié en Europe, ils sont souvent ornés d’un motif caractérisant leur origine mais non leur composition.
Une politique de prévention des dangers a été mise en place auprès des usagers d’ecstasy, afin de leur rappeler la toxicité de la MDMA comme celle des produits associés. Des propriétaires de discothèque et des mouvements d’autosupport tentent de circonscrire le risque par une mise en garde, par le testing, en conseillant des mesures efficaces pour réduire les manifestations symptomatologiques d’intoxication (port de vêtements amples et légers, hydratation suffisante et régulière, abstinence d’alcool).

Evin (loi) : Loi promulguée en 1991 destinée à lutter à la fois contre le tabagisme et l’alcoolisme. Elle interdit la publicité et augmente le prix du tabac et préconise une séparation des zones fumeurs des non-fumeurs dans les lieux publics. Peu appliquée, cette loi tend à évoluer, en novembre 2005, la loi Bur propose une interdiction de fumer dans tous les lieux publics, comme c’est déjà le cas en Irlande, en Italie et en Espagne, qui bénéficie de quelques aménagements.

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Fixe : (de l’anglais « fix », piqûre de drogue). Dose d’une drogue destinée à être injectée (par exemple : un fixe d’héroïne) ; injection de drogue (« se faire un fixe »).

Flash : Effet fulgurant, intense, presque orgasmique, ressenti lors de l’injection intraveineuse d’une drogue, notamment héroïne et cocaïne, et recherché par le toxicomane.

Flash-back : Phénomène de reviviscence involontaire et imprévisible de certains effets d’une drogue, qui survient à distance de tout usage du produit (surtout présent lors d’une prise de LSD).

Fringale de sucre : Concerne certains individus fébriles et anxieux qui ressentent le besoin impérieux d’avaler des aliments sucrés. Cette fringale peut être rapprochée de la toxicomanie. Les fringales de sucre ont aussi été évoquées lors des dépressions saisonnières, consistant en états dépressifs débutant régulièrement en automne et disparaissant au printemps, se manifestant par un ralentissement psychique, de la fatigue, une augmentation du temps de sommeil, des fringales sucrées et une prise de poids. Une amélioration est visible avec l’apparition des beaux jours et une exposition aux rayons ultra violets.

Fumette : action de fumer ou d’inhaler une drogue.

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GHB : (Gamma-HydroxyButirate de sodium). Drogue utilisée comme substitut des amphétamines et de l’ecstasy. Elle engendre un état d’excitation et d’euphorie, une désinhibition sexuelle, une altération de la volonté et de la soumission, suivis d’une amnésie ce qui conduit à une utilisation criminelle telle que viol ou vol (appelée la « pilule du viol »). Incolore, inodore, elle s’administre facilement.

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Hallucination : Perception de sensations, en particulier visuelles et/ou auditives, sans référent réel mais auxquelles le sujet adhère pleinement. Elle est induite par l’usage de substances hallucinogènes.

Hallucinogène : C’est une substance naturelle, comme la mescaline ou la psilocybine, ou synthétique comme le LSD ; elle permet l’accès à une « réalité supérieure » d’où le nom de drogues psychédéliques. Elle perturbe le système nerveux par des altérations de la visibilité, de la perception du temps et de l’espace.

Hasch ou haschisch : Résine secrétée par le plan femelle du cannabis. On l’obtient de différentes manières : par tamisage, par broyage, en frappant la plante avec un bâton (savonnette) ou en frappant entre ses mains les sommités florales (charras).

Hépatite virale : Inflammation du foie due à un virus qui se transmet par la voie digestive, par la voie sanguine et par les rapports sexuels et caractérisée par une nécrose diffuse ou en foyers. L’hépatite peut être d’origine virale –elle est alors souvent transmise par échanges de seringues, ou d’origine toxique, notamment chez l’alcoolique. Il existe plusieurs types d’hépatites. Les hépatites A et E sont le fait de contacts directs ou de l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminée. Les hépatites B, C, D et G se transmettent essentiellement par contact sanguin; les formes B et C sont fréquentes chez les toxicomanes par voie intraveineuse (échange de seringues mais aussi échange des cotons servant de filtres pour aspirer la drogue mal dissoute dans la cuillère, échange de paille lors de sniff de la drogue suite à une nécrose des cloisons nasales. Il existe un vaccin pour l’hépatite B et une trithérapie qui est efficace dans la majorité des cas pour l’hépatite C.

Herbe : Expression populaire synonyme de marijuana. Désignation occulte du cannabis dans les années 60-70 lors de la culture hippies.

Héroïne : (appelée « cheval », »blanche », « schnouff », « junk », ..). Opiacé obtenu par synthèse à partir de la morphine ; son usage détermine rapidement une dépendance physique et psychique importante et se trouve de ce fait à l’origine de l’héroïnomanie. On la sniffe, on la fume ou on l’injecte. Les principaux inconvénients attribués à l’héroïne sont en fait largement dus à la prohibition (prix prohibitifs, qualité irrégulière, mauvaise hygiène, ..). Les inconvénients imputables à l’héroïne elle-même tiennent à la brièveté de son action (qui impose plusieurs prises par jour), à sa puissance et à son mode de prise préféré des héroïnomanes, l’injection, qui donne le flash mais qui est très délabrant et source de nombreuses infections et contaminations.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Héroïne.

Huile : L’huile de haschisch est un distillat huileux du hasch ; il est habituellement plus puissant que le haschisch.

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Ice : Drogue de synthèse amphétaminique hallucinogène aux effets très puissants. Elle se présente sous la forme d’une substance cristallisée blanche faisant penser à du sucre candi, à du verre brisé ou encore à de la glace en paillettes. Elle se fume en étant chauffée sur une feuille de papier aluminium ou s’injecte, quand on la liquéfie en y ajoutant de l’eau. La dépendance induite est très forte.

Inhaler : Fait de respirer les vapeurs émises par un produit chauffé.

Infection : Les complications infectieuses des conduites addictives (toxicomanies, alcoolisme, tabagisme) sont fréquentes. Elles s’expliquent par la coïncidence de facteurs généraux non spécifiques et d’une altération des défenses immunitaires.

Injection : Introduction d’un produit dans le corps par piqûre.

Injonction thérapeutique : Obligation légale de suivre un traitement médical et/ou psychothérapique afin d’éviter une peine de prison ou une amende. L’injonction thérapeutique est ordonnée par la justice ou l’autorité sanitaire. Il s’agit donc d’une modalité de traitement imposée au toxicomane ou à l’alcoolique considéré comme malade.

Ivresse : État particulier de la conscience de soi et du monde, produit par une ingestion ou par une inhalation excessive d’alcool ou d’autres substances psychoactives (cannabis, solvants, …).

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Jeu pathologique : Le joueur pathologique, à la différence du joueur normal ou social, éprouve une authentique dépendance qui le conduit à augmenter de manière progressive mais irréversible le montant des sommes qu’il met en jeu, et, par là même, ses pertes.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Jeu pathologique.

Jogging : Le phénomène de la course de fond a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années et revêt chez certains adeptes toutes les caractéristiques d’une toxicomanie.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Sport, dopage et conduites addictives.

Joint ou stick : Expression populaire, cigarette de marijuana, de haschisch, de cannabis mélangée à du tabac.

Joueurs anonymes ou JA : Association d’anciens joueurs destinée à faciliter l’abstinence du jeu pathologique, à aider le patient et sa famille, construite sur le même principe que les Alcooliques Anonymes ou AA.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Le jeu pathologique.

Junky : (anglais : « camelote », « déchet »). Figure caricaturale de l’imaginaire de la drogue, le junky est le polytoxicomane parvenu à l’extrême de la trajectoire toxicomaniaque.

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K :ou »Spécial K » ou « Vitamine K », autre nom de la kétamine.

Keppa : (pour « paquet » en verlan). Petite enveloppe de papier plié, mesurant environ 1cm à 1,5 cm sur 0,5 à 1cm, qui contient de la drogue pulvérisée (héroïne, cocaïne, etc ..). Elle constitue l’unité de distribution du produit lors des ventes dans la rue et correspond à une dose.

Kétamine : Anesthésique utilisée autrefois par les militaires sur les champs de bataille. Anesthésique vétérinaire et humain susceptible de données lieu à des effets hallucinogènes. A haute dose, la kétamine entraîne une dissociation du corps et de l’esprit, des expériences proches de la mort, des hallucinations « réelles » et de profondes introspections (le trip variant entre 2 à 10 heures). Il peut provoquer des troubles mentaux (amnésie) et entraîner une dépendance psychologique.

Khat : Arbuste poussant en Afrique orientale (Yémen, Ethiopie) et dont les feuilles sont utilisées comme stimulant du système nerveux et provoquant des effets hallucinogènes.

Kleptomanie : Comportement impulsif consistant à se livrer à des vols d’objets généralement sans valeur, dans le seul but de voler. Ce comportement s’apparente souvent à une conduite addictive.

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Laxatif : Purgatif, favorisant l’évacuation des selles généralement utilisé lors de troubles de conduites alimentaires.

Légalisation : Mesure qui consisterait à lever les interdits portant sur le commerce et la consommation de telle ou telle drogue. Les partisans de la légalisation du cannabis proposent, pour la plupart, que sa commercialisation s’opère sous le contrôle de l’Etat.

Licite : Permis, autorisé par la loi. L’alcool, le tabac sont des produits licites, en vente libre ; les drogues (héroïne, cocaïne, cannabis,…) sont des produits illicites, leur vente ou leur possession peut entraîner des démêlés avec la justice.

Ligne ou rail : Petit tas allongé de drogue (héroïne, cocaïne, médicaments ou mélange) finement pulvérisé, destiné à être inhaler à l’aide d’une paille ou de tout autre tuyau de fortune, comme un billet de banque roulé.

LSD : (de l’allemand « LysergikSaüreDiethylamide »). Substance synthétique caractérisée par une puissante action hallucinogène, certainement le psychédélique le plus consommé au monde. Il se présente sous forme de petits buvards avec différents motifs. Aujourd’hui, un buvard ne contient pas plus de 50 microgrammes de LSD alors que dans les années 50, il en contenait à peu près 250. Une dose de 100-200 microgrammes équivaut à une intense stimulation et à des déformations visuelles pouvant durer plus de 8 heures. Des personnes non préparées à ce genre d’expérience peuvent sombrer dans un « bad trip » ou subir de graves séquelles cérébrales en mélangeant avec d’autres produits (alcool, cocaïne, etc…). Ce produit semble être en perte de vitesse depuis quelques années remplacé par l’ecstasy lors de raves parties et l’avènement de la musique techno.

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Manque : Etat temporaire de l’individu dépendant. Dans un premier temps psychologique (agressivité, angoisse, déprime) le manque devient physique (tremblements, nausées, diarrhées, …). Ces symptômes sont la conséquence de l’arrêt brutal de certaines drogues (alcool, héroïne, tabac, benzodiazépines, …). Cette situation rend quelquefois le sevrage difficile nécessitant parfois une hospitalisation.
Il s’agit essentiellement d’une expérience récurrente du vide et du désir de plénitude. Le manque constitue un état de vide qui implique un mouvement vers le plein, le plaisir. Vivre le manque c’est déjà chercher à s’en débarrasser : « la came prend tout et n’apporte rien, sinon une assurance contre les douleurs du manque » (William Burroughs). Plus la conduite addictive donne lieu à une dépendance forte psychique comme physique (et les opiacés et l’alcool en sont les principaux), plus l’expérience du manque vient avec régularité confronter de façon insupportable l’individu à sa condition d’être souffrant, mais aussi lui suggérer qu’il est possible de renouer d’une façon aussi régulière avec la jouissance de ne plus souffrir. Le manque s’inscrit donc dans le vécu de la dépendance comme un préalable incontournable au désir (pour être « plein » il faut auparavant être « vide »).
La souffrance du manque apparaît lors du sevrage. Elle occasionne de véritables douleurs physiques, psychologiques et sociales ; et c’est pour prévenir ce manque que les personnes dépendantes continuent à utiliser avec régularité leur (s) produit(s), alors même que le plaisir qu’ils y puisent n’est plus, comme le souligne Claude Olievenstein, que « le souvenir enjolivé du plaisir ». Alors qu’au début je consomme une drogue pour « être bien » j’en arrive, une fois la dépendance installée, à consommer le produit pour « être moins mal ».

Marijuana : Vient de l’argot mexicain, également appelé marihuana ou marie-jeanne. Nom populaire de l’herbe aux Etats-Unis et désignant fréquemment le cannabis (plante et drogue).

Marmottan (Hôpital) : Centre de soins parisien longtemps considéré comme l’une des références historiques du système français de prise en charge des toxicomanes et dirigé dans ses débuts par Claude Olievenstein. Créé en 1971, suite à des décès de jeunes par overdose et faisant suite à la loi de 1970, qui avait posé les bases du droit pour le toxicomane à se faire soigner de façon volontaire, anonyme et gratuite.

MDMA : (Méthylène-dioxy-3-4 Méthamphétamine). Créé dans un laboratoire allemand à partir d’une molécule dérivant des amphétamines, le MDMA ne deviendra célèbre que dans les années 1980. Présenté comme « la pilule de l’amour » il est alors baptisé « ecstasy« . Le MDMA provoque une sensation désinhibante de bien-être et d’euphorie. Les effets d’un comprimé durent près de 6 heures, en abuser entraîne à long terme des troubles physiques et psychiques. Il se présente sous forme de cachets.

Méthadone ou méta : Opiacé de synthèse, d’action voisine de celle de la morphine, prescrit dans le cadre de traitements de substitution. Solution buvable, avec un dosage différent (5 – 10 – 20 – 40 ou 60 mg) le traitement est initialisé dans un CSAPA qui met en place un suivi pluridisciplinaire pour le patient avec un soutien médical et/ou psychologique et/ou social. Ce traitement peut durer plusieurs années ; un allégement de la procédure permet au patient, une fois stabilisé au niveau du produit, d’être orienté vers un médecin généraliste et une pharmacie de ville. La prise de la méthadone est quotidienne (peut tenir de 24 à 36 heures) et permet au patient de retrouver « une vie normale », de refaire ou de faire des projets, de se réinsérer professionnellement, si cela est possible.

Méthadone gélule : la forme gélule est réservée à des patients traités par la forme sirop depuis au moins 1 an et stabilisés, notamment au plan médical et à celui des conduites addictives.

MILDT : Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie. Cette structure est chargée de coordonner l’action du gouvernement dans le domaine de la prévention, la prise en charge sanitaire et sociale, la formation, la communication, la répression, la recherche et les échanges internationaux. Elle assure également le financement des groupements d’intérêt public comme l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) et Drogue Info Service, outil d’écoute téléphonique, d’information et d’orientation.

Morphine : Molécule naturelle extrait de l’opium, lui-même extrait du pavot, puissant antidouleur utilisé notamment pour les cancéreux, les grands brûlés et dans le traitement des douleurs postopératoires. Son usage, détourné par les toxicomanes donne lieu à un comportement addictif entraînant une forte dépendance. Quoiqu’il en soit, la morphinomanie est devenue exceptionnelle, car les toxicomanes aux opiacés utilisent avant tout de l’héroïne ; à noter, que ce dérivé de synthèse de la morphine proposé sur le marché clandestin est plus puissant que l’alcaloïde dont il dérive.

Myosis : Pupille rétrécie, surtout rencontré chez des personnes sous l’effet de drogues. Contraction de la pupille jusqu’à la taille d’une tête d’épingle, notamment provoquée par la consommation d’opiacés.

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Nalorphine : Antagonisteopiacé, utilisé en thérapeutique pour traiter l’intoxication aiguë aux opiacés.

Naloxone : Antagonisteopiacé, utilisé en thérapeutique pour traiter l’intoxication aiguë aux opiacés ou pour précipiter la survenue d’un syndrome de manque chez un sujet opio-dépendant.

Naltrexone : Antagonisteopiacé, utilisé en thérapeutique comme soutien à l’abstinence chez le toxicomane aux opiacé sevré (Nalorex) ou chez l’alcoolique sevré (Révia).

Narcose : Sommeil artificiel obtenu par administration de médicaments ou de drogues hypnotiques.

Narcotiques Anonymes : Mouvement d’autosupport qui propose aux toxicomanes de bénéficier d’un soutien mutuel, au travers du partage de leur expérience.

Neige : (Blanche) Expression populaire pour désigner la cocaïne.

Nicotine : Liquide huileux, incolore, extrait notamment du tabac, et est à l’origine des effets pharmacologiques de cette drogue et du tabagisme. La nicotine représente entre 0,5 et 8 % de la masse des feuilles sèches de tabac, soit environ 90 à 95 % de leur contenu total en alcaloïdes. Sa teneur est variable dans les produits tabagiques, selon leur qualité et le mode de leur préparation ; on peut retenir comme ordre de grandeur 20 mg d’alcaloïde par gramme de tabac. Le pourcentage de nicotine est généralement indiqué sur le paquet de cigarettes ou de tabac.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Tabac.

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OFDT : Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies. Groupement d’intérêt public chargé du recueil, de l’analyse, de la synthèse, de la diffusion et de la valorisation des données et des connaissances dans le domaine des drogues et des toxicomanies. Créée en 1995, cette structure travaille avec différents ministères : Travail et Affaires sociales, Justice, Santé, Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Budget, Ville et intégration, Jeunesse et sports, Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche, ainsi qu’avec la MILDT, la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de Santé (FNORS) et du réseau national de documentation (Toxibase).
Olievenstein Claude : Médecin psychiatre français, fondateur du Centre médical Marmottan et considéré, au début, comme l’artisan principal de la prise en charge des toxicomanes. Il a notamment écrit en 1977 « Il n’y a pas de drogués heureux », ouvrage destiné au grand public et qui le fit connaître.

Opiacé : Produit d’origine naturelle ou synthétique dont les effets au niveau de la cellule sont transmis par des récepteurs spécifiques, dits récepteurs aux opiacés ou opiorécepteurs. Leur action est agoniste ou antagoniste de celle du produit référent du groupe, la morphine. Outre la morphine, l’héroïne, la codéine, la méthadone, la buprénorphine, la nalaxone, la naltrexone, … sont des opiacés, et il existe encore beaucoup d’autres. L’organisme humain produit ses propres substances opiacées, les endorphines.

Opium : Préparation obtenue à partir du latex de capsules de pavot, riche en alcaloïdes (morphine, codéine, etc…) et longtemps utilisé en médecine. L’usage abusif d’opium débouche rapidement sur une utilisation addictive, l’opiomanie. En pratique, l’opium est traditionnellement fumé (cf. « Tintin et le lotus bleu ») ou inhalé sous forme de vapeur. En Extrême-Orient, les pipes étaient souvent taillées dans du bambou, d’où l’expression « tirer sur le bambou » pour désigner le fait de fumer de l’opium.

Overdose ou OD : Accident grave, éventuellement mortel, consécutif à la prise de substances pyschoactives et provoqué soit par une insuffisance respiratoire, soit par une insuffisance cardiaque. L’overdose survient fréquemment dans le cadre d’une polytoxicomanie incluant, à côté de la consommation d’opiacés par voie injectable, celle de psychostimulants, d’alcool et/ou de benzodiazépines : les produits agissent en synergie, et leur toxicité respiratoire et cardiaque est potentialisé. L’overdose peut également être due à une : augmentation de la dose afin de ressentir des effets plus puissants, utilisation d’un produit trop puissant, utilisation d’un produit plus concentré qu’à l’accoutumée (par ex lors d’un changement de dealer), rechute après un sevrage (le sujet utilisant d’emblée une dose comparable à celle qu’il s’administrait avec sa désintoxication ; la tolérance au produit disparaissant après une abstinence de quelques jours), utilisation d’un produit rendu dangereux (toxicité due au coupage avec différents produits comme la strychnine).

Tableau récapitulatif des manifestations cliniques de l’intoxication aiguë

Substances psychoactives Principaux signes d’intoxications
Alcool * ivresse ordinaire avec excitation psychomotrice et ébriété, puis dépression
* ivresse pathologique, avec hallucinations, délire, convulsion, puis souvent coma (volontiers suivi d’une amnésie lacunaire)
* coma éthylique avec hypotonie musculaire, dépression respiratoire, hypotension, hypothermie, polyurie, parfois suivie de complications organiques aiguës (pneumopathie, hépatite, pancréatite, etc.).
Les effets sont variables selon les individus ; les perturbations importantes surviennent en général au-delà d’une alcoolémie de 0,8 g/l.
Cannabis
et dérivés
Conjonctivite, tension artérielle parfois abaissée, euphorie exubérante ou anxiété, sensations de distorsion temporelle, illusions sensorielles, hallucinations (rares), décompensations psychotiques discutées.
Les signes psychiques sont liés à la quantité de THC et aux conditions d’environnement.
Opiacés
(morphine, héroïne, méthadone, etc.)
Myosis (rétrécissement pupillaire), mydriase (dilatation des pupilles) si anoxie (bradypnée, voir apnée), ralentissement important du rythme respiratoire (< 10 mouvements/minute), œdème aigu du poumon (OAP), pneumopathie d’inhalation, ralentissement du rythme cardiaque, cyanose (inconstante), hypotension artérielle, convulsions (rares), hypothermie, état stuporeux ou coma sans réflexes, parfois décès en l’absence de traitement par arrêt cardiaque consécutif à l’apnée ou AOP.
Cocaïne et crack, amphétamines Mydriase, accélération du rythme respiratoire, hypertension parfois importante, crises d’angor (« angine de poitrine »), troubles du rythme cardiaque (souvent ralentissement) ; réflexes tendineux augmentés, hyperthermie, sécheresse buccale, crises délirantes souvent violentes alternant avec des phases de lucidité, coma après épuisement extrême, décès possible en l’absence de traitement.
MDMA (ecstasy)
et autres phényléthylamines
Mydriase, nervosité, attaque de panique, hypertension, tachycardie, hyperthermie fulminante ; décès possible à des doses variables, par hyperthermie.
Hallucinogènes (LSD, mescaline, psylocibine, etc.) Mydriase, hypertension, hyperthermie (inconstante) vasodilatation au niveau du visage (parfois), anxiété, panique, état paranoïaque, épisode psychotique plus ou moins prolongé, illusions sensorielles diverses, dépersonnalisation.
Solvants
organiques
Tableau variable selon les produits, avec dominante de signes neurologiques (incoordination motrice, convulsions) cardiaques et pulmonaires ; décès possible.

Source: « Dictionnaire des toxicomanies et dépendances », Denis Richard, Jean-Louis Senon

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Parano : Parano, paranoïaque, effet de délire persécutif.

Paranoïa : Psychose chronique se manifestant par un délire généralement bien construit et systématisé, s’accompagnant de troubles du jugement et de la perception, mais sans détérioration intellectuelle ni atteinte des fonctions instrumentales. Caractérisée par une surestimation de soi, une méfiance disproportionnée (le sujet croit que tout le monde lui en veut), des interprétations subjectives, cette maladie psychiatrique engendre des délires et de l’agressivité. Ce délire peut finir par devenir permanent.

Paranoïde : Se dit d’une psychose ou d’un délire qui rappelle la paranoïa.

Pavot : Plante herbacée appartenant à la famille des papavéracées tout comme le coquelicot. Il peut atteindre 1m50 de hauteur et présente de nombreuses variétés. Ses fruits sont des capsules qui contiennent un latex riche en morphine et en codéine, deux substances psychoactives dont dérivent toutes les substances dites opiacées.

Pécho : Choper en verlan pouvant signifier soit se procurer des substances psychoactives, soit se faire arrêter par les services de police (« se faire pécho »).

Percher : Monter au sommet des effets d’une drogue.

Pet ou Pétard : Expression populaire pour désigner le joint de cannabis.

Péter les plombs : Faire une crise de folie, devenir « fou ».

Planer : Expression populaire pour définir la période sous l’effet de drogue. Voir l’expression anglaise Trip.

Pollen : Variété de cannabis. Poudre qui tombe des plants femelles de cannabis passés au tamis. Une fois agglutinée puis pressée, cette poudre constitue une sorte de haschisch.

Polyconsommation : Fait de consommer simultanément plusieurs substances psychoactives (comme héroïne avec cocaïne, alcool et médicaments).

Polytoxicomanie : Conduite toxicomaniaque associant de façon simultanée ou séquentielle la consommation de plusieurs substances psychoactives (polyconsommation). Les polytoxicomanies associant l’usage de plusieurs produits illicites (par exemple association d’héroïne et de cocaïne, appelée « speed ball ») sont devenues fréquentes : la consommation d’un ou plusieurs produits avec un produit dit principal concerne au moins 62 % des consultants. L’alcool et les médicaments psychotropes sont les produits le plus souvent utilisés en association. Vient ensuite le cannabis.

Pompe : Terme argotique désignant une seringue.

Postcure : Phase du traitement d’un alcoolique ou d’une toxicomanie postérieure à la cure (phase de désintoxication ou de sevrage). Pendant la postcure, le patient conforte sa capacité d’autonomie psychique et sociale par la double expérience de l’abstinence et de la vie en collectivité, tout en bénéficiant d’une aide psychologique, éducative et, si besoin, médicale.

Poudre : Héroïne.

Poussière : Expression des usagers de substances psychoactives illicites par voie injectable désignant une réaction fébrile, non infectieuse, aspécifique, souvent accompagnée de douleurs musculaires ou articulaires. Cette poussée de fièvre survient dans les quelques heures suivant l’injection pour disparaître de façon spontanée (elle peut entraîner frissons, maux de tête, fièvre de plus de 40° ou refroidissement, tremblements convulsifs, tétanie, angoisses aiguës). Elle pourrait être induite par l’injection de substances comme le talc (héroïne souvent coupée avec ce produit) ou par l’utilisation d’un citron pas frais.

Prémix ou Alcopop : Boisson alcoolisée à base d’alcool fort (whisky, gin, vodka, rhum, etc..) et de soda gazeux ou non, coloré et très sucré pour masquer l’alcool. Ces boissons très variées ont un succès grandissant auprès des jeunes qui les utilisent pour « se sentir bien » ou pour « se défoncer ». Elles sont particulièrement dangereuses car elles laissent supposer qu’elles ont moins d’effets que de l’alcool fort et incitent ainsi à une plus forte consommation.

Psilocybine : Alcaloïdehallucinogène produit par de nombreuses espèces de champignons, dont les psilocybes, responsables de leurs effets psychédéliques. La psilocybine n’agit pas directement sur le système nerveux central, avant de pénétrer dans le sang elle est d’abord transformée par l’organisme en psilocine puis elle est directement psychoactive. Les effets de la psilocybine se font sentir entre 20 et 30 mn après l’ingestion. Ils persistent entre 4 et 6 heures. Des doses faibles produisent une modification de l’humeur, une sensation de détachement psychique, des troubles visuels avec mydriases ainsi que des nausées.

Psychédélique : Terme parfois employé pour désigner les hallucinogènes, et notamment du LSD, de la psilocybine, et de la mescaline. Le mot fut inventé par le psychiatre américain Osmond Humphry sur la base des racines grecques « psukhê »(esprit) et « dêlos » (révéler). Terme signifiant « qui dévoile, qui déploie l’âme ».

Psychique : Qui concerne l’esprit, la pensée.

Psychoactif (ve) : Caractère d’une substance agissant sur l’esprit. Elle peut modifier l’état de conscience, la vigilance, la perception, l’humeur et le comportement du consommateur.

Psychopathie : Trouble de la personnalité, sans altérations des facultés intellectuelles ni signes cliniques durables de névrose ou de psychose, qui se traduit par des passages à l’acte agressifs envers soi-même ou les autres, par des comportements antisociaux et par une instabilité psychoaffective. On parle souvent de « déséquilibre psychopathique », « d’état limite psychopathique ». Les personnalités psychopathiques sont souvent associées à une dépendance à l’alcool ou aux drogues.

Psychose : Maladie mentale caractérisée par une grave atteinte de la personnalité déformant le contact avec la réalité et rendant difficile la vie en société. La paranoïa, la schizophrénie (connue notamment pour le dédoublement de la personnalité qu’elle induit), l’autisme, les troubles maniaco-dépressifs sont des psychoses.

Psychotrope : Substance dont l’effet principal est de modifier le psychisme (en particulier l’humeur, la pensée et la perception), sans pour autant induire systématiquement de phénomènes de dépendance ou d’accoutumance.

Psylo : Champignon hallucinogène contenant de la psilocybine.

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Rail : Dose de cocaïne ou d’autre drogue déposée en un petit tas allongé (appelé rail ou ligne) pour être sniffée avec une paille.

Rave party : (de l’anglais « to rave », délirer). Réunion, fête souvent nocturne et clandestine, organisée dans des lieux détournés de leur premier usage (entrepôts, carrières, granges, champs, …) réunissant une population jeune en vue de danser sur des musiques électroniques, type techno, au rythme syncopé, et souvent associée à la consommation de l’ecstasy. Les raves party sont souvent autorisées et à entrée payante, alors que les « free party » sont gratuites et clandestines.

Risques (politique de réductions des) : Politique privilégiant, avant toute autre considération, des stratégies de soins et de prévention visant à limiter au maximum les risques sanitaires (infections, …) et sociaux (exclusion, précarité, …) liés à l’usage de psychotropes et particulièrement des drogues illicites. La PdR est née suite à une situation inédite dans le début des années 1980 et caractérisée par la conjonction de risques sanitaires nouveaux et dévastateurs (la transmission par seringues usagées des virus du sida et des diverses hépatites) et de l’exclusion de toute prévention et de tout accès aux soins, de pans entiers de la population des toxicomanes. En France, des mesures de réduction des risques ont été mis en place : vente libre de seringues (depuis 1987), trousses de prévention contenant le matériel nécessaire pour réaliser une injection à moindre risque, mise en place d’automates de distribution et de récupérateurs de seringues, automates de distribution de préservatif, offre de traitement de substitution par voie orale.

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Savonnette : Terme argotique désignant une quantité de 250g de résine de cannabis.

Schizophrénie : Maladie mentale appartenant au registre des psychoses, et caractérisée par la coexistence variable de signes productifs (hallucinations, délire) et de signes déficitaires (dépression). Un comportement toxicomaniaque lui est fréquemment associé. L’observation clinique quotidienne permet de constater que les patients schizophrènes sont particulièrement exposés à une comorbidité toxicomaniaque. Cette dépendance porte aussi bien sur la nicotine (donc le tabac) et sur l’alcool que sur les drogues illicites, notamment l’héroïne, la cocaïne et le cannabis. Elle peut survenir à tout moment de l‘évolution du processus psychopathologique, et parfois même le précéder.

Scotché : Qualificatif de quelqu’un qui se trouve sous l’emprise d’une drogue et qui ne « redescend » pas, qui ne revient pas à son état normal.

Sèche : terme argotique désignant une cigarette.

Sédatif : Qui a un effet calmant, modérateur qui diminue l’angoisse et/ou l’anxiété. La famille des produits psychoactifs sédatifs comprend l’alcool, certains médicaments (tranquillisants, somnifères), les opiacés (morphine, héroïne, codéine,…), les produits de substitution aux opiacés (méthadone, subutex) et les solvants (éther, colle, solvants industriels,…).

Séropositif (ve) : Une personne chez laquelle le test de détection des anticorps contre le virus du SIDA est positif. Cette personne a été en contact avec le virus du SIDA et doit être considérée comme potentiellement contagieuse par son sang et par ses rapports sexuels. Ce virus est particulièrement présent, tout comme les hépatites B et C, dans la population de toxicomanes du fait de l’échange des seringues, des pailles ou lors de rapports sexuels. Pour prévenir ces contaminations, il est essentiel de ne pas partager le petit matériel d’injection ou d’inhalation. Ceci comprend les seringues, les cotons, les cuillères et les cupules, l’eau de dilution de la drogue, mais aussi les pailles et les pipes à crack, surtout si elles sont ébréchées. Le matériel d’injection doit être à usage unique ou désinfecté à l’eau de Javel domestique en cas de réutilisation.

Sevrage : Stade initial de la prise en charge des sujets physiquement dépendants de substances psychoactives. Le sevrage s’opère, selon les cas, selon le degré de dépendance, en milieu hospitalier ou en ambulatoire et vise à éliminer le malaise physique lié au syndrome de manque. Le sevrage au sens strict du terme, concerne les personnes devenues physiquement dépendantes : de l’alcool (alcoolisme), du tabac (tabagisme), des opiacés, des médicaments (benzodiazépines, barbituriques). La qualité de la prise en charge lors du sevrage est déterminante pour l’étape suivante de la postcure qui repose sur un travail essentiellement psychothérapique et sur le traitement de la réaction dépressive faisant suite à l’arrêt de la dépendance.

Substances psychoactives Principaux signes de sevrage dans le cadre d’une consommation addictive
Alcool Sensation de malaise général, tremblements, nausées et vomissements, fièvre, sueurs, accélération du rythme cardiaque, hypertension artérielle, troubles sensoriels visuels, convulsions, insomnie, confusion mentale, delirium tremens.
La gravité des signes est variable : il existe des formes mineures (survenant par exemple le matin au réveil) ou des formes majeures, dont l’extrême est le delirium tremens
Cannabis et dérivés Manque d’appétit, nausées, insomnie, irritabilité (critères peu spécifiques…). L’existence d’un syndrome de sevrage est discutée ; pour certains spécialistes, les signes traduisent l’expression de l’anxiété (re)surgissant à l’arrêt de la consommation.
Opiacés
(morphine, héroïne, méthadone, etc.)
Mydriase (dilatation des pupilles), « chair de poule », tremblements et frissons, hypersudation, spasmes et douleurs musculaires, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales et coliques, bâillements incoercibles, accélération du rythme cardiaque, angoisse, dépression, insomnie, nervosité.
Cocaïne et crack, amphétamines La dépendance est essentiellement psychique, mais certains auteurs rapportent des signes plus spécifiques pouvant en fait signer un manque dans un cadre de polytoxicomanie : douleurs musculaires et abdominales, frissons, sensations de faim, sommeil anormalement prolongé, dépression avec risque suicidaire.
MDMA (ecstasy) et autres phényléthylamines Absence de signes spécifiques, lorsque la consommation n’est pas abusive ni inscrite dans une pratique de polytoxicomanie ; signes identiques à ceux mentionnés pour les amphétamines lorsque la consommation se pérennise.
Hallucinogènes
(LSD, mescaline, psylocibine, etc.)
Aucun (les manifestations parfois rapportées traduisent un manque psychologique), sauf avec la phencyclidine (fixation sur récepteurs aux acides aminés excitateurs de type NMDA).
Solvants
organiques
Nervosité, malaise.

Source: « Dictionnaire des toxicomanies et dépendances », Denis Richard, Jean-Louis Senon

Shilom : Pipe en terre cuite servant à fumer le haschisch.

Shit : Terme argotique désignant le haschisch. Le shit est le plus souvent vendu sous forme de barrette, il est emballé dans du papier d’aluminium afin de moins se dessécher et il est consommé fumé mélangé avec du tabac.

Shoot : Injection, le plus souvent par voie intraveineuse, d’une drogue, en général l’héroïne et la cocaïne. On peut également parler de « fix« .

Se shooter : Se piquer.

Shooteuse : Expression populaire pour désigner la seringue.

Sida : Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Sida et toxicomanie ont, depuis le début des années 1980, des liens extrêmement forts : chacune des deux « épidémies » a influé sur l’autre, en termes d’épidémiologie, de présentation clinique, de prise en charge, de prévention. La transmission du VIH chez les usagers de drogues peut se produire lors de l’injection du produit (partage d’une seringue entre plusieurs sujets dont l’un est infecté) ou lors de relations sexuelles, homosexuelles ou – cas le plus fréquent – hétérosexuelles. Il faut rappeler que la consommation de psychotropes est toujours un facteur de risque, même s’il s’agit de produits non injectés, dans la mesure où elle entraîne une modification de la conscience et/ou des conduites sexuelles. Une vulnérabilité particulière s’attache notamment à la prostitution, vu la prégnance de l’association entre celle-ci et l’usage du crack ou de la cocaïne. Enfin, il ne faut pas oublier les cas de sida qui touchent les enfants des femmes toxicomanes.
Il n’y a pas à l’heure actuelle de traitement permettant de guérir du sida, malgré l’existence de traitements comme les trithérapies rétrovirales qui permettent de contenir l’action du virus avec plus ou moins d’efficacité. Des recherches continuent pour la mise au point d’un vaccin mais les progrès dans ce domaine sont très lents.
Il est important toutefois de se faire dépister dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit, un CDAG. Les consultations y sont anonymes et gratuites.

Smart drink : Cocktail qui permet de résister à la fatigue et au sommeil, souvent utilisé lors de rave party. Cocktail surdosé en vitamines, oligo-éléments et acides vitaminés. Se présente en poudre ou en gélule.

Sniff : Action d’inhaler des solvants ou de la drogue en poudre, dans un but d’enivrement et de modification de la conscience.

Sniffer : Consommer un stupéfiant par aspiration nasale. Sniffer est l’équivalent du terme priser, le premier s’appliquant plutôt aux produits illicites (héroïne, cocaïne, amphétamines…) et le second au tabac.

Soie : Les conduites de dépendance peuvent parfois revêtir des aspects insolites, bien mis en évidence par les cliniciens du XIX° siècle : il en va ainsi de la « passion » pour la soie. L’hyperesthésie de la soie, également nommée « fétichisme des étoffes » a été décrite pour la première fois en 1908 par le psychiatre De Clérambault. « Voler la soie est délicieux. La soie m’attire, celle des rubans, des jupes, des corsages, cela commence par me piquer sous les ongles […. Je ressens un gonflement de la gorge et de l’estomac, puis je perds connaissance. Ensuite, j’éprouve une espèce de jouissance qui m’arrête complètement la respiration ; je suis comme ivre », confie une femme en 1902. Le contact de l’étoffe, précédé ou non de kleptomanie, suffit à produire un orgasme chez certaines femmes. Brillante, scintillante, aérienne, la soie déclenche les passions et allume la convoitise dans les yeux des hommes. La légèreté, la douceur et la brillance de cette étoffe évoquent irrésistiblement la peau satinée, les cheveux soyeux. A tel point qu’on a l’impression de ne rien tenir entre ces doigts.

Solvant : Produit chimique, volatile ou gazeux, présent dans différents produits ménagers ou de bricolage : éther, trichloréthylène, colle, benzène souvent détournés et inhalés souvent à l’aide d’un sac plastique dans un but d’ivresse et de défonce.. Les effets sont vertiges, ivresse et état euphorique. La dépendance est psychique et peut devenir aussi physique. Il y a des risques d’accidents graves voire mortels.

Space cake : Gâteau de fabrication maison dont un des ingrédients est le cannabis.

Spécial K : K, Keta, Kétamine.

Speed : Expression populaire pour désigner les amphétamines.

Speed ball : Ce terme désigne un mélange d’héroïne et de cocaïne destiné à être injecté.

Stick : Terme argotique désignant une cigarette artisanale de petite taille contenant du cannabis.

Stimulant : Qui augmente l’activité physique et/ou intellectuelle et réduit la sensation de fatigue. La famille des produits psychoactifs stimulant comprend la caféine, la nicotine, certains antidépresseurs, les amphétamines, l’ecstasy, la cocaïne, le crack.

Stone : Expression populaire signifiant « planer » (être stone).

Strychnine : Alcaloïde extrêmement neurotoxique (la dose mortelle chez un adulte est d’environ 50mg), induisant des effets psychostimulants. Dans le milieu toxicomaniaque, elle est parfois ajoutée à certaines drogues en raison de ses propriétés psychostimulantes (à très faible dose) ou de sa saveur amère pouvant laisser croire à une forte concentration en produit (héroïne et cocaïne sont elles-mêmes amères) de la marchandise achetée.

Stupéfiant : Substance inscrite sur les listes I et II du tableau des stupéfiants, établies par la Convention unique de 1961. La liste I recense toutes les substances susceptibles d’induire une forte toxicomanie.

Substitution (traitement de) :
En médecine, le mot « substitution » correspond au fait que le traitement supprime le déficit d’une hormone ou d’une substance que l’organisme synthétise normalement. Il existe beaucoup d’exemples de traitements substitutifs en endocrinologie, en gynécologie, en diabétologie, etc…
C’est une modalité de traitement neurobiologique d’un sujet pharmacodépendant, reposant sur l’administration d’une substance qui a une activité pharmacologique similaire à celle de la drogueaddictive. La substitution vise, en prévenant la symptomatologie psychique et physique du manque, à stabiliser la consommation de drogues (tabac, opiacés) ou, pour le moins, à la diminuer, à insérer le patient dans une logique de soins psychiques et somatiques, et, surtout, à mettre en place un étayage psychologique et/ou social suffisant pour que celui-ci ne réitère pas l’utilisation de drogue au terme de ce traitement le temps nécessaire. L’objectif doit rester l’élaboration d’un projet de vie, dont la dépendance à la drogue est exclue.
Le pratique d’une substitution concerne deux types de dépendances :

  • le tabagisme, avec un usage de substituts nicotiniques (gomme à mâcher, timbre ou patch, pastille à sucer, inhalateur, zyban) ;
  • l’héroïnomanie, avec prescription de médicaments opiacés (subutex, méthadone)

Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Tabac, héroïne.

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Tabac : Substance psychoactive, riche en nicotine, issue d’une plante de la famille des solanacées. Son usage, banalisé à l’échelle mondiale sous la forme de consommation de cigarettes, occasionne une toxicomanie particulièrement grave par ses conséquences somatiques, le tabagisme. Le tabac est le plus souvent fumé, mais il peut également être prisé ou chiqué.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Tabac.

Tabagisme passif : Exposition involontaire à la fumée du tabac, qui peut être à l’origine de maladies graves (par exemple dans le cadre familial, sur le lieu de travail ou encore pour un fœtus dans le ventre d’une mère fumeuse). Le tabagisme passif est désormais considéré comme un problème majeur de santé publique. Les pouvoirs politiques ont mis en place une interdiction de fumer dans tous les lieux publics, comme c’est déjà le cas en Irlande, en Italie et en Espagne avec quelques aménagements. Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Tabac.

Techno : Musique électronique à rythme constant, saccadé et peu mélodique, surtout entendu lors de rave party.

Teknival : Fête souvent nocturne et dédiée à la musique techno.

Test de dépistage : Examen ou test biologique effectué auprès d’une personne apparemment saine afin de dépister une affection latente à un stade précoce, par exemple le VIH ou les virus des hépatites. Si le résultat est positif, cela permet de commencer le plus tôt possible un suivi médical, un traitement, et ainsi de mieux prévenir certaines infections et freiner l’action du virus. Ces tests de dépistage sont réalisés généralement dans des CDAG ; les tests y sont anonymes et gratuits.

Testing : Le testing est une technique de prévention, souvent pratiquée dans les raves party ; c’est une opération de vérification rapide de la nature et de la pureté d’une drogue : la plus fréquemment concerné est l’ecstasy. Le testing est effectué, sur les lieux de distribution et de consommation de ce produit, par des membres d’associations impliquées dans la politique de réduction des risques. Il s’agit simplement d’informer sur la nature du produit -illégalement- proposé au consommateur potentiel. L’usage des produits suspects est fortement déconseillé, et, bien sûr, loin d’être encouragé ; l’usage d’ecstasy conforme fait l’objet d’une mise en garde, concrétisée par la distribution d’une notice appropriée. Cette opération, par réaction chimique, permet donc de savoir si un cachet acheté comme de l’ecstasy contient ou non de la MDMA, du 2C-B, des amphétamines. Elle renseigne donc sur la présence de ces trois types de substances psychoactives, mais non sur leur quantité ou la présence d’autres molécules rentrant dans sa composition (produits de coupe).

Teuf : Fête en verlan (« faire la teuf »). Utilisé entre autre, pour parler des soirées dans un bar, en club, en discothèque ou en soirée techno.

Teufeur : Celui qui fait la fête.

THC ou Tétrahydrocannabinol : Principal élément psychoactif du chanvre et du cannabis.

Timbre : Dose de LSD imbibée dans du papier buvard.

Tolérance : Aptitude de l’organisme à supporter l’action d’une substance donnée, sans manifester de signes d’intoxication et/ou obligation de prendre une dose de plus en plus forte d’une drogue pour arriver au même effet. En d’autres termes, une même dose de produit entraîne moins d’effets qu’auparavant. S’il veut ressentir à nouveau les effets des premières fois, le consommateur est alors tenté d’accroître les quantités et/ou la fréquence des prises, ce qui augmente également les dangers du produit consommé.

Toxicomanie : (du grec « toxikon », poison dont les flèches étaient enduites, et « mania », folie). Situation de dépendance envers un ou plusieurs produit(s) psychoactif(s). Dans l’usage courant, le terme de toxicomanie a souvent une image très négative et tend à amalgamer la consommation simple et les consommations problématiques. C’est pourquoi ce terme est de moins en moins utilisé par les professionnels qui préfèrent parler des notions d’usage, d’abus et de dépendance.
Ce terme ne devrait désigner que l’ensemble des éléments qui caractérisent la dépendance d’un sujet à la consommation d’une drogue :

  • la compulsion à s’engager dans ce comportement avec une perte de la capacité de plaisir ;
  • le maintien du comportement malgré ses conséquences négatives ;
  • l’obsession concernant la recherche du produit ;
  • la culpabilité au décours de l’usage ;
  • la présence de symptômes de sevrage lors de l’arrêt brutal des consommations.

En, fait, la toxicomanie est, comme le souligna Claude Olievenstein, bien plus complexe que la simple prise compulsive d’une substance psychoactive, qui n’en constitue qu’un symptôme. Evoquer la rencontre entre un individu, un environnement et un produit constitue un paradigme (représentation du monde, manière de voir les choses) qui seul peut permettre d’approcher avec une certaine complétude le phénomène.

Tranquillisants : Médicaments psychoactifs, appartenant généralement à la famille des benzodiazépines, destinés à lutter contre l’anxiété. Ils peuvent donner lieu à un usage abusif, à une dépendance physique et psychologique. En France, 40% des utilisateurs chroniques sont dépendants. L’usage toxicomaniaque, à des doses croissantes, est caractérisé par l’instauration d’une tolérance. Les doses thérapeutiques peuvent être dans ce cas multipliées par vingt, voire cinquante, certains sujets passant leur temps à consulter un grand nombre de médecins et de pharmacies pour s’approvisionner. Il faut noter que les toxicomanes utilisent les benzodiazépines comme de simples adjuvants, associées à de l’alcool ou à des drogues illicites, ou, souvent aussi, pour faciliter une période de sevrage volontaire ou involontaire en opiacés (ruptures d’arrivage ou du stock).

Trip : Expression populaire, synonyme de voyage, à la suite de la prise de LSD ou d’ecstasy.

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VHB :Virus de l’hépatite B.

VHC :Virus de l’hépatite C.

VIH : (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Virus responsable de l’infection du VIH et du sida. On distingue le VIH 1 (le plus répandu dans le monde) et le VIH 2 (surtout présent en Afrique de l’ouest).

Virus : Agent infectieux (microbe) responsable de nombreuses maladies chez tous les êtres vivants. Ce sont des particules extrêmement petites (ne pouvant être vu qu’au microscope électronique), et qui contrairement aux bactéries, ne peuvent se maintenir et se multiplier qu’en parasitant une cellule vivante.

Voyage : Expression populaire qui signifie les effets psychédéliques sous l’effet de certaines drogues.

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Workaddict ou workaholisme : (néologisme formé à partir de « work », travail, et d’ « aholic », désinence anglo-saxonne faisant référence à l’addiction). Relation pathologique du sujet à son travail, caractérisée par une compulsion à lui consacrer toujours plus de temps et d’énergie. Le sujet workaholique entretient un rapport pathologique à un travail qu’il détourne de son but objectif. Il se drogue littéralement de travail, ne peut plus s’arrêter pour se reposer en fin de semaine ou prendre des vacances. Ce phénomène a surtout été décrit au Japon. Ce type de réaction au travail relève d’un phénomène de dépendance (une dépendance non pas pharmacologique mais « procédurale » qui implique une série d’actions et d’interactions absolument nécessaires) et produit une série de conséquences psychologiques néfastes, comprenant souvent une altération de l’humeur (dépression, fatigue, agressivité) et une dégradation de la vie relationnelle. Le phénomène, durable, persiste aussi en dépit de conséquences négatives sur la santé physique – pouvant aller jusqu’à la mort par infarctus du myocarde – ou sur la vie sociale et familiale, le sujet s’isolant de ses proches, tant il est accaparé par ses activités professionnelles.
La prévalence du workaddict serait d’environ 5 % au sein de la population active dans les pays industrialisés, avec d’importantes variations. Ainsi, au Japon, selon certains auteurs, 40 000 personnes meurent chaque année des conséquences directes de cette dépendance. Cet activisme pathologique, longtemps tenu pour un phénomène individuel, est désormais envisagé comme un phénomène social, qu’il est impossible de réduire à la seule histoire infantile du sujet.
Pour en savoir plus, consultez la foire aux questions dépendance au travail

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X, XCT, XL, XO, XTC : Différentes dénominations de l’ecstasy.