Tabac

Un petit historique
Quels ont été les liens entre l’état et le tabac ?
Qui fume ?
A quel âge commence-t-on à fumer ?
L’installation de la tolérance
Qu’est-ce que la dépendance tabagique ?
Suis-je dépendant ou non ?
Composition de la fumée du tabac
Que contient la fumée de cigarette ?
Huit règles pour faciliter l’arrêt de fumer
Qu’est-ce que le tabagisme passif ?
Quel est le coût du tabac pour un fumeur ?
Suis-je motivé pour arrêter de fumer ?
Sevrage tabagique ; comment prévenir les rechutes ?
Quels sont les effets de l’arrêt du tabac ?
Comment parler du tabac à mon enfant ?
Pourquoi en parler ?
Que faire si mon enfant fume ?
Pourquoi il fume ?
Quels sont les traitements autorisés pour les adolescents ?
Une petite expérience mettant en évidence les effets du tabac sur les poumons
Nous fumons tous les deux, peut-on quand même en parler à nos enfants ?

Un petit historique :

Le tabac existe depuis la nuit des temps, depuis plus de 3000 ans en Amérique. Le nom de tabac provient de l’île de Tobago dans l’Archipel des petites Antilles où il était cultivé. Fumé par les Aztèques et les Incas, le tabac avait pour eux la vertu de lutter contre la faim et contre la fatigue.
Les premières graines de tabac sont rapportées en Europe en 1520. Quelques années plus tard, au Portugal, le tabac est cultivé et utilisé comme plante médicinale. Jean Nicot, ambassadeur de France dans ce pays, envoie en 1561, des feuilles de tabac à la reine de France, Catherine de Médicis, pour soulager ses migraines. Elle décide d’en cultiver dans différentes régions françaises dont l’Alsace.
Par la suite, dès le XVIème siècle le tabac est connu dans le monde entier.
C’est en 1830 qu’apparaissent les premières cigarettes ; en 1843 la première machine à fabriquer les cigarettes est inventée. En 1877, la Régie Française des tabacs lance les Hongroises qui deviendront les Gauloises, un peu plus tard, un des grands succès du tabac français puisqu’elles seront vendues dans le monde entier.
Actuellement, plus de 20 milliards de cigarettes sont fumées par jour dans le monde ; soit plus de 7 milles milliards par an.
Depuis quelques années la consommation de tabac tend à baisser du fait de l’augmentation de son prix et des différentes mesures gouvernementales qui sont prises dans diverse pays (interdiction de fumer dans les lieux publics en France, en Italie, en Norvège et en Angleterre ; d’autres pays européens devraient suivre.

Haut de page

Quels ont été les liens entre l’état et le tabac ?

C’est le Cardinal de Richelieu qui institua le premier impôt sur le tabac en 1586. Colbert, ministre des finances sous Louis XIV en fit un monopole d’état de la vente et instaura en 1681 le monopole de sa fabrication. Ce n’est que depuis l’an 2000 que l’état français s’est désengagé de la Seita, qui détenait le monopole de la production et de la distribution des cigarettes.

Haut de page

Qui fume ?

On compte environ 15 millions de fumeurs en France. Les adultes fumeurs consomment en moyenne 18 cigarettes par jour, mais il existe de grandes disparités : ainsi, un quart d’entre eux fument 5 cigarettes par jour mais 5 % fument plus de deux paquets par jour. On compte environ 60 000 décès par an en France.

Haut de page

A quel âge commence-t-on à fumer ?

En moyenne, les jeunes fument leur première cigarette vers 14 ans et demi et commencent à fumer régulièrement vers 16 ans. La prise de la première cigarette se fait rarement seule; elle se fait soit en famille, soit avec les copains.

pourcentage

Ce n’est donc pas par plaisir que l’on fume la première cigarette mais en réponse à une stimulation autre que celle du tabac. C’est souvent le copain ou la copine qui propose la première cigarette, qui d’ailleurs n’engendre pas des effets positifs : irritation de la gorge, nausées si elle est fumée trop rapidement.

Haut de page

L’installation de la tolérance :

La tolérance s’installe progressivement entraînant progressivement un certain « plaisir » lié au fait de fumer. Par la suite, l’habitude tabagique va prendre le relais de façon insidieuse augmentant la consommation tabagique jusqu’à arriver à terme à une dépendance tabagique.

Haut de page

Qu’est-ce que la dépendance tabagique ?

Le tabagisme entraîne une dépendance et peut être considéré comme une toxicomanie à part entière. Chez la plupart des fumeurs on retrouve au moins un des critères d’un type de dépendance :

  • la dépendance comportementale dépend de la pression sociale et conviviale.
  • la dépendance psychique liée aux effets psycho actifs de la nicotine : plaisir, détente, stimulation intellectuelle, action tranquillisante, antidépressive et anorexigène.
  • la dépendance physique survient après plusieurs années de consommation et se traduit par un syndrome de manque psychique (sensation de tension nerveuse, angoisse, nervosité, insomnie, irritabilité, voire dépression) et physique (tremblements, hypersudation) et par la pulsion irrésistible de reprendre une cigarette (cette dépendance peut être calculée avec le test de Fagerström, cf plus bas). Certains de ces fumeurs utilisent la nicotine comme un antidépresseur et un anxiolytique : le tabagisme peut avoir l’effet d’une automédication.

La nicotine est l’alcaloïde essentiel du tabac et le principal responsable de la dépendance. Ce produit atteint le cerveau en 9 secondes (donc plus rapidement qu’une injection intraveineuse) facilitant la libération de certains neurotransmetteurs. A cause de la demi-vie d’élimination relativement courte (2 à 3 heures) de la nicotine, le taux de ce produit (la nicotinémie) augmente régulièrement pendant 6 à 8 heures de consommation régulière, puis culmine en plateau jusqu’à la dernière cigarette de la journée. La nicotinémie diminue rapidement pendant la nuit. De ce fait, le fumeur doit fumer régulièrement durant la journée afin de maintenir un taux élevé de nicotine dans le sang. Ceci explique également, que bien souvent le fumeur allume sa première cigarette dès le réveil.

Haut de page

Suis-je dépendant ou non ?

Le test de Fagerström permet de mesurer la dépendance pharmacologique au tabac :

Combien fumez-vous de cigarettes par jour ?
0 – moins de 15
1 – de 15 à 25
2 – plus de 25

Taux de nicotine de vos cigarettes ? (inscription sur le paquet)
0 – moins de 0.8 mg
1 – de 0.8 à 1.5 mg
2 – plus de 1.5 mg

Avalez-vous la fumée ?
0 – jamais
1 – parfois
2 – toujours

Après le réveil, vos premières cigarettes sont-elles plus rapprochées que celles de la journée ?
1 – oui
0 – non

A quel moment fumez-vous votre première cigarette ?
3 – immédiatement après le lever
2 – après le petit déjeuner
1 – plus tard

Quelle cigarette trouvez-vous la meilleure ?
1 – la première
0 – une autre

Fumez vous même si une maladie (grippe,….) vous oblige à rester alité ?
1 – oui
0 – non

Trouvez-vous difficile de ne pas fumer dans les endroits interdits (cinéma, métro,..) ?
1 – oui
0 – non

Résultats :

Faites la somme des points. Cette somme indique la dépendance au tabac

  • Si vous avez de 0 à 3 : Fumeur peu ou pas dépendant à la nicotine
  • Si vous avez de 4 à 6 : Fumeur dépendant à la nicotine
  • Si vous avez de 7 à 9 : Fumeur fortement dépendant à la Nicotine
  • Si vous avez 10 ou plus : Fumeur très dépendant à la nicotine

Haut de page

Composition de la fumée du tabac :

En fumant une cigarette, 3 types de fumées sont produits :

  • la fumée principale qui entre dans la bouche du fumeur quand il tire sur sa cigarette.
  • la fumée latérale qui s’échappe dans l’environnement quand il ne tire pas sur sa cigarette et qui est la plus toxique car les concentrations sont différentes (par exemple celle de monoxyde de carbone est y est 2,5 fois plus élevée).
  • la fumée tertiaire expulsée par le fumeur qui est beaucoup moins toxique puisqu’elle est passée par le filtre des poumons.

Haut de page

Que contient la fumée de cigarette ?

La fumée de cigarette contient plus de 3000 substances dont plus de quarante sont cancérigènes. Une cigarette renferme du tabac, de la nicotine des agents de saveur et de texture. Une fois allumée, de très nombreuses substances toxiques sont inhalées ou rejetés dans l’atmosphère, comme les goudrons, des gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et des métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, chrome).
Les goudrons sont responsables des cancers : un fumeur d’un paquet par jour inhale 250 mg de goudrons par an, soit l’équivalent de deux pots de yaourt. Ils recouvrent les poumons d’une substance brune noire.
Les filtres permettent de réduire un peu la toxicité du tabac. La composition de la fumée dépend de la façon de fumer. Plus le filtre est court plus la toxicité est importante. La durée de l’inspiration modifie également la quantité de substance qui passe dans le sang.

Haut de page

Huit règles pour faciliter l’arrêt de fumer :

  1. Établissez une liste des inconvénients et des avantages de l’arrêt.
  2. Fixer une date d’arrêt et respectez-là (anniversaire, nouvel an, naissance,…)
  3. Débarrassez-vous de toutes vos cigarettes, briquets et cendriers.
  4. Utiliser un substitut nicotinique (patch, gomme à mâcher,…) ou du Ziban prescrit par un médecin; ils atténuent les symptômes de manque et multiplient par deux vos chances de succès. Ils permettent également d’avoir un suivi régulier avec votre médecin.
  5. Évitez de reprendre une cigarette.
  6. Évitez le contact avec vos proches toujours consommateurs.
  7. Cherchez du soutien auprès de vos proches et/ou auprès de professionnels de la santé (médecin tabacologue dans un centre de soins ou psychologue).
  8. Changez votre comportement ; utilisez des activités de diversion quand l’envie de fumer devient importante. L’envie de fumer ne dure jamais longtemps à condition que l’on occupe son esprit à autre chose (sortir se promener, lire un livre, boire un grand verre d’eau,…).

Haut de page

Qu’est-ce que le tabagisme passif ?

C’est une exposition involontaire à la fumée du tabac Le tabagisme passif provoque quelques 3000 morts prématurés par an… On estime qu’environ 10% de la fumée est inhalé par une personne non fumeuse pouvant avoir de graves répercussions sur la santé du non-fumeur. Il est bien évident que ces conséquences dépendent de la durée et de l’intensité de l’exposition.
Pour le fœtus, il entraîne un risque de retard intra-utérin et un petit poids de naissance (enfant hypotrophe) ; pour l’enfant, on observe une augmentation du risque de mort subite du nourrisson, une fréquence accrue des bronchites, des otites, des gastro-entérites et des crises d’asthmes.
Pour l’adulte, le fait d’être confronté au tabagisme passif augmente de 25% le risque d’un accident cardiaque et du cancer du poumon ; il altère les parois des artères et double le risque d’accident vasculaire cérébral.

Haut de page

Quel est le coût du tabac pour un fumeur ?

Un fumeur qui fume un paquet de cigarettes par jour dépense 35 euros par semaine, soit 245 euros par mois, soit 2940 euros par an. Si ce fumeur fume pendant 20 ans il aura dépensé 58800 euros (soit 386316 francs), sans compter les coûts annexes : briquets, papier à cigarette, vêtements brûlés,
Si un fumeur fume deux paquets par jours et pendant 20 ans il dépensera 117600 euros (soit 772632 francs).
Le coût est donc énorme ; le fumeur pourrait économiser ces 5 euros journalier et l’investir dans d’autres domaines (voyages, substituts nicotiniques,…).

Haut de page

Suis-je motivé pour arrêter de fumer ?

Il est possible d’évaluer le degré de motivation pur arrêter de fumer par l’intermédiaire de l’Echelle Q-MAT :

  • Pensez-vous que dans 6 mois :
    • Vous fumerez toujours autant ? 0
    • Vous aurez diminué un peu votre consommation de cigarettes ? 2
    • Vous aurez beaucoup diminué votre consommation de cigarettes ? 4
    • Vous aurez arrêté de fumer ? 8
  • Avez-vous actuellement, envie d’arrêter de fumer ?
    • Pas du tout 0
    • Un peu 1
    • Beaucoup 2
    • Enormément 3
  • Pensez-vous que dans quatre semaines :
    • Vous fumerez toujours ? 0
    • Vous aurez diminué un peu votre consommation de cigarettes ? 2
    • Vous aurez beaucoup diminué votre consommation de cigarettes ? 4
    • Vous aurez arrêté de fumer ? 6
    • Vous arrive-t-il de ne pas être content (e) de fumer ?
    • Jamais 0
    • Quelquefois 1
    • Souvent 2
    • Très souvent 3

    (Score total/20)

  • Grille de lecture :
    • inférieur ou égal à 6 points : motivation insuffisante
    • de 7 à 12 points : motivation moyenne
    • supérieur à 12 points : bonne ou très bonne motivation

Haut de page

Sevrage tabagique ; comment prévenir les rechutes ?

Une dépendance, ou addiction, dépend de plusieurs facteurs qu’il faudra prendre en compte : des facteurs physiques, psychologiques et sociaux.
La persistance ou la réapparition de la dépendance physique survient surtout dans les premiers mois lorsque les substituts nicotiniques (patchs, gomme à mâcher, Ziban,…) ont été prescrit à doses insuffisantes ou lorsqu’ils ont été arrêté trop précocement.
Les premiers troubles psychologiques se manifestent généralement par de la nervosité, de l’irritabilité, voire des colères, avec une forte envie de cigarettes. De même, les états anxieux, stressants sont souvent la cause de rechutes. Lors d’un choc psychologique (deuil, séparation, perte d’un travail) l’envie de fumer peut apparaître très rapidement. Mais, inversement la rechute peur également se présenter lors d’un évènement positif.
La prise de poids, lors d’un sevrage tabagique, peut aussi entraîner un risque de rechute. Il ne s’agit pas alors de faire un régime alimentaire contraignant (on ne peut pas tout faire en même temps) mais juste de respecter certaines règles alimentaires :

  • évitez les aliments gras (charcuterie, pâtisseries, plats en sauce, …)
  • préférez les viandes maigres, les poissons, les fruits, les légumes,
  • modérez votre consommation d’alcool,
  • buvez de l’eau régulièrement dans la journée,
  • augmentez vos efforts physiques
  • faites-vous aidez par votre médecin ou par des professionnels (psychologue, tabacologue) auprès de qui vous pouvez faire un suivi au long cours.

Quoiqu’il en soit, devant toute rechute il est important de ne pas dramatiser et de voir cela comme un incident de parcours. Vous n’êtes pas coupable d’un manque de volonté mais victime de la dépendance.

Haut de page

Quels sont les effets de l’arrêt du tabac ?

Les bénéfices de l’arrêt interviennent presque immédiatement :

  • 20 mn après : la dernière cigarette : la pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales
  • 8 heures après : la quantité de monoxyde de carbone diminue de moitié. L’oxygénation des cellules redevient normale.
  • 24 heures après : le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Le corps ne contient plus de nicotine
  • 48 heures après : le goût et l’odorat s’améliorent. Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.
  • 72 heures après : respirer devient plus facile. Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.
  • 2 semaines à 3 mois après : la toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle. On marche plus facilement
  • 1 à 9 mois après : les cils bronchiques repoussent. On est de moins en moins essoufflé.
  • 1 an après : le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui du non-fumeur.
  • 5 ans après : le risque du cancer du poumon diminue presque de moitié.
  • 10 à 15 ans après : l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Haut de page

Comment parler du tabac à mon enfant ?

Il est important de pouvoir en parler ouvertement et de ne pas banaliser un début précoce d’une consommation. Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste de la santé pour aborder le sujet avec lui. L’essentiel est dans le dialogue, l’écoute et la confiance réciproque. Grâce au dialogue, l’adolescent peut comprendre les dangers liés à tel type de comportement même s’il ne la pas encore vécu lui-même. Vous pouvez le cas échéant obtenir des informations auprès de votre médecin ou dans un Centre de Soins. Des consultations peuvent également être assurées par un médecin tabacologue dans le même type de structure.

Haut de page

Pourquoi en parler ?

Parce que les parents détiennent l’autorité. C’est à vous de mettre en garde votre enfant sur d’éventuels dangers. De toute façon il en entend parler par les copains, les médias. Il est important de le faire vers 11 ans, car c’est à peu près vers cet âge que transgresser l’interdit peut paraître attrayant. Lors de l’arrivée au collège, il sera peut-être intrigué voire fasciné par l’aspect initiatique de la cigarette, du cannabis qui lui permettrait de rentrer dans une bande, de faire comme les copains. En parler avec lui, c’est l’avertir des dangers de la drogue.
Ce n’est pas une garantie qu’il ne fumera jamais, mais le jour où il sera confronté avec des copains qui fument, il se sentira moins vulnérable et sera plus en confiance pour en parler avec vous. De plus, si un adolescent fume cela peut cacher des troubles plus graves. Il faut vous interroger pour savoir s’il n’y a pas un problème d’anxiété.

Haut de page

Que faire si mon enfant fume ?

Il est important de ne pas banaliser une consommation même minime. Les risques de dépendance au tabac augmentent en fonction de l’âge (plus on consomme jeune, plus les risques de dépendance augmentent), du stress et de l’entourage qui fume (parents, enseignants, amis,…).
On peut toujours parler des risques sur la santé (le cancer parait bien loin pour un adolescent et le tabagisme est souvent associé à des moments de fêtes et de détente entre copains), mais il est bon de privilégier la discussion sur les motivations et surtout de contrecarrer les « bénéfices du tabac » aux yeux de l’adolescent.

  • la cigarette n’est pas une libération mais une des dépendances dont il est le plus difficile de s’affranchir.
  • essayer de maintenir l’interdit à la maison et dans les lieux fermés (voiture, ..)
  • fumer coûte cher. Calculez ensemble ce qu’il pourrait s’offrir au bout de 6 mois de consommation.
  • la fumée de cigarette sent mauvais et donne mauvaise haleine. Dans une période où on expérimente ses premiers baisers, ce n’est pas terrible ! Fumer n’est pas un accessoire de séduction.
  • les performances sportives sont diminuées : la capacité respiratoire est amoindrie même chez les jeunes fumeurs.
  • En s’affirmant différents de ceux qui fument, on gagne le respect des autres pour avoir osé dire non.
  • lui proposer de consulter un médecin ou prendre rendez-vous dans une consultation en tabacologie.
  • maintenir le dialogue à tout prix.

Haut de page

Pourquoi il fume ?

Les méfaits du tabagisme restent éloignés des préoccupations des adolescents qui vivent l’instant présent et ne se sentent pas concernés par la maladie ou la mort. Cette attitude est renforcée par le fait que la cigarette est un moyen de se sentir adulte. Elle peut aussi être un défi aux interdits imposés par les parents.

  • il peut fumer pour faire partie d’un groupe, « faire comme les autres », et surtout ne pas se sentir exclu, rejeté hors du groupe.
  • le groupe est le lieu de toutes les surenchères et parfois de nombreux défis : fumer sans tousser, avalée la fumée, savoir faire des ronds de fumée, …
  • fumer est souvent une façon pour les jeunes de se démarquer de l’enfance.
  • La nicotine est un stimulant, « elle donne la pêche », mais surtout elle permet de réduire l’angoisse qu’ils peuvent ressentir à certaines occasions.

Haut de page

Quels sont les traitements autorisés pour les adolescents ?

Les substituts nicotiniques peuvent être utilisés pour aider les jeunes qui sont physiquement dépendant du tabac à partir de l’âge de 15 ans. Ces traitements sont en vente libre dans les pharmacies ; mais il est préférable d’en discuter avant avec votre médecin généraliste ou avec un médecin tabacologue dans un Centre de Soins. Ils ont fait leur preuve et doublent, voire triplent les chances de succès.
En ce qui concerne le bupropion LP (le Ziban), il ne peut être prescrit qu’a des personnes de plus de 18 ans.

Haut de page

Une petite expérience mettant en évidence les effets du tabac sur les poumons :

L’expérience nécessite comme matériel : une cigarette, des allumettes, une bouteille de 1,5 l en plastique, une vielle tétine ou un bouchon percé de la taille exacte d’une cigarette, du coton, une cuvette, une paire de ciseaux à bout pointu ou un autre outil pour percer la bouteille.
Remplissez la bouteille à moitié d’eau, placez-la dans la cuvette vide. Placez un peu de coton dans la partie haute de la bouteille, sans qu’il touche l’eau. Placez le bouchon percé ou la tétine sur la bouteille. Positionnez la cigarette sur la tétine. Allumez la cigarette et aussitôt percez le fond de la bouteille. Celle-ci se vide progressivement de son eau alors que la fumée emplit la bouteille, attirée par la dépression provoquée par la descente de l’eau. Quand la bouteille s’est vidée de son eau, éteignez la cigarette. Observez la couleur jaune sale de la fumée qui a emplit la bouteille et imbibe le coton. La fumée que vous avez vu arriver dans la bouteille est la même que celle qui arrive dans les poumons des fumeurs.

Haut de page

Nous fumons tous les deux, peut-on quand même en parler à nos enfants ?

Les petits enfants perçoivent déjà très bien tout ce qui se passe autour d’eux. Ainsi, leurs premières représentations du tabagisme sont fortement influencées par le comportement de leurs parents. Il est clair, que plus l’enfant est confronté à la consommation régulière de tabac de leurs parents, plus les risques qu’il devienne fumeur lui-même sont grands. Par ailleurs, la position des enfants de parents fumeurs est souvent moins négative par rapport au tabac.
Toutefois, la place du tabac dans la vie d’un adulte ne doit pas empêcher de parler des problèmes qu’il peut engendrer, en s’adaptant à l’âge de l’enfant. Avec les petits enfants, il faut être prudent et ne pas exposer tous les risques sur la santé. On peut leur parler plutôt de l’odeur, de la toux ou de la dépendance. Lorsqu’ils sont plus grands, on peut être plus précis sur les risques encourus. C’est l’occasion pour les parents fumeurs de parler du contexte de leurs premières cigarettes, de leur dépendance, de leur consommation de début et celle actuelle, des désagréments que la cigarette engendre, de leur difficulté à arrêter, etc.
On est plus crédible en exprimant ses contradictions qu’en les niant !

Haut de page