Cannabis

Pour les usagers :

Qu’est-ce que le cannabis ?
Historique
À quoi ça ressemble ?
Quelques chiffres
Combien coûte le cannabis ?
L’usage du cannabis est-il autorisé ?
Quels sont les effets du cannabis ?
Combien de temps durent les effets du cannabis ?
Peut-on être dépendant du cannabis ?
Le cannabis favorise-t-il le cancer du poumon ?
Cannabis et mémoire ?
Cannabis et motivation ?
Cannabis et conduite automobile ?
Pourquoi les jeunes consomment du cannabis ?
Cannabis et femme enceinte ?
Quelques tests pour voir où j’en suis

Qu’est-ce que le cannabis ?

C’est une plante, appelée également chanvre indien (originaire des contreforts de l’Himalaya) qui peut exister sous différentes formes. Le principe actif du cannabis est le D 9 THC (delta 9 TétraHydroCannabinol) inscrit sur la liste de stupéfiants. C’est ce THC qui est responsable des effets du cannabis sur le système nerveux. La concentration de THC varie selon la variété de la plante, les préparations et la provenance du produit. On estime que cette concentration a augmenté de 2 à 5 fois depuis les années soixante ; plus sa teneur est élevée plus les effets du cannabis sont importants.

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Historique :

Nom scientifique cannabis sativa, né en Asie Centrale, le cannabis est une des plus anciennes plantes cultivées ; elle est utilisée par l’homme depuis des millénaires en Extrême-Orient et en au Moyen-Orient. Il était cultivé pour ses fibres destinées à la fabrication de cordages, de papiers, de tissu et sa résine était utilisée autrefois comme médication dans le cadre de troubles du sommeil, de la douleur.
Il a été introduit en Europe au début du 19ème siècle par des soldats de Bonaparte de retour des Indes. Mauvaise herbe s’adaptant à tous les climats, le cannabis va se répandre sur tous les continents.
De toutes les drogues illicites, le cannabis est la plus populaire ; de plus en plus répandu, l’usage du cannabis concerne surtout les adolescents et les jeunes adultes.

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A quoi ça ressemble ?

Le cannabis se présente sous trois formes : l’herbe, le haschisch et l’huile.

L’herbe (marijuana)

Sources :
MILDT, INPES
AJ Photo/Oredia

cannabis

Constituée des feuilles, des tiges et des fleurs qui sont séchées. Se fume généralement mélangée à du tabac, roulée en cigarette souvent de forme conique (le joint, le pétard, le stick…)

Le haschich (shit)

resine de cannabis
Résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante, obtenue par pressage. Se présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production et la teneur en THC. Le haschich est le plus souvent mélangé à du tabac pour être fumé. La résine est souvent coupée avec d’autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, la paraffine, le cirage, des excitants …).

L’huile

Liquide noirâtre, gras et onctueux. Elle est obtenue par macération de haschich et d’alcool. Préparation très riche en THC (très concentrée) et consommée généralement à l’aide d’une pipe. Son utilisation est actuellement peu répandue.
Plus rarement le cannabis peut être ingéré sous formes de préparations culinaires : gâteau (« space cake »), omelette, infusion, etc.
Herbe et résine de cannabis peuvent avoir plusieurs appellations : shit, beu, chichon, zamal, etc … marocain, libanais, afghan, selon la provenance.

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Quelques chiffres :

On constate, depuis quelques années une augmentation de la consommation de cannabis chez les jeunes. A l’heure actuelle, à 18 ans, plus de la moitié des jeunes (66% des garçons et 52% des filles) a déjà fumé au moins une fois du cannabis ; et un garçon sur cinq (22%) et une fille sur dix (9%) en consomme régulièrement. Ces chiffres sont 2 à 3 plus élevé qu’il y a dix ans.
Parallèlement, les demandes de prises en charge liées à la consommation de cannabis ne cessent d’augmenter. Il n’est plus rare de voir des adolescents pousser la porte d’un centre de soins ; soit ils viennent d’eux-mêmes, soit ils sont adressés par l’établissement scolaire, ou encore par la justice. La proportion de cette demande est passée de 16% en 1998 à 25% en 2002.
Au-delà de ces chiffres, c’est aussi le caractère de plus en plus jeune des consommateurs qui est inquiétant. Il est effet démontré que les conséquences sanitaires liées à la consommation de cannabis, en particulier l’apparition d’une dépendance ou de troubles psychiques, sont plus élevés en cas de consommation précoce. La période de l’adolescence où le cerveau est encore en phase de maturation est particulièrement critique.
D’autre part, et il faut le souligner, le cannabis fumé aujourd’hui est de 2 à 5 fois plus concentré qu’il y a une trentaine d’années.

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Combien coûte le cannabis ?

En France le prix du cannabis varie entre 4 à 8 euros le gramme. En moyenne, une barrette de 3 grammes ou un sachet de 3 grammes d’herbe coûtera entre 12 à 18 euros.
Une étude récente de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) révèle que les usagers qui achètent régulièrement du cannabis dépensent entre 25 à 80 euros par mois ; il faut prendre en compte la quantité journalière consommée, le type de cannabis, sa teneur en THC, etc.

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L’usage du cannabis est-il autorisé ?

NON Le cannabis est un produit illicite et interdit par la loi. L’usage, la culture, la vente ou le seul fait d’en posséder sur soi, même si c’est pour un usage personnel peuvent entraîner de graves sanctions pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 3500 euros d’amende.
La culture du produit est considérée comme un acte de trafic grave dont la peine peut aller jusqu’à vingt ans de réclusion et 7 500 000 euros d’amende. En pratique, toutefois, le législateur prévoit des peines de prison et des amendes limitées dans le cas où il s’avère que l’usager utilise le produit à des fins personnelles.
Par ailleurs, les signes ostentatoires d’une référence au cannabis sont également proscrits par la loi (T-shirt avec feuille de cannabis, boucles d’oreilles, etc…)
Références : art. L.3421-1 du code de la santé publique, arrêté du 22 août 1990 (JO, 4 oct., p.12041) modifié, art. 222-35 du Code pénal. Cour de cassation, 9 mars 1992 (Bull., n°103, p. 267) et 5 févr. 1998 (Bull., n°49, p. 134).

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Quels sont les effets du cannabis ?

Les effets varient selon plusieurs critères : l’état psychique et physique de l’usager, le contexte dans lequel il consomme, la quantité de produit ingéré ou inhalé, la concentration de THC, la fraîcheur du produit et la manière de le consommer :

  • légère euphorie, bien être, sentiment d’apaisement et d’une envie de rire, légère somnolence ; modification du temps vécu et de l’espace ; un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges, oedème oculaire) ; parfois effets inverses (dysphorie, retrait social, hallucinations, nausées)
  • cliniquement, on relève une tachycardie (augmentation du rythme cardiaque), une sécheresse de la bouche, une démarche hésitante, incoordination motrice, tremblements fins
  • sur le plan cognitif on relève des troubles de l’attention et de la mémoire antérograde (récente) ; un allongement du temps de réaction ; quelquefois un sentiment de dépersonnalisation
  • syndrome amotivationnel entraînant un désintérêt, une indifférence affective, perte des intérêts extérieurs pouvant entraîner des difficultés scolaires (problèmes de mémoire) et/ou professionnels
  • A doses élevées, des difficultés peuvent apparaître pour accomplir certaines tâches complexes. Des troubles du langage et de la coordination motrice peuvent apparaître et le temps de réaction est augmenté
  • Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on travaille sur des machines (baisse de la vigilance, diminution des réflexes, …)

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Combien de temps durent les effets du cannabis ?

Les composants actifs contenus dans la fumée de cannabis passent des poumons dans le sang et atteignent le cerveau en moins d’une minute. Même s’il reste des traces de cannabis dans l’organisme pendant plusieurs jours ou semaines en cas de consommation régulière, les effets sur les sensations, les perceptions, les comportements durent de 2 à 4 heures, et peuvent quelquefois persister jusqu’à 24 heures. Lorsque le cannabis est ingéré, les effets n’apparaissent qu’après digestion (1 à 2 heures) et ont une durée un peu plus longue (4 à 6 heures).
Pour un consommateur régulier, les traces de cannabis peuvent persister de 4 à 6 semaines dans les urines. A l’heure actuelle plusieurs entreprises (Air France, la SNCF, la RATP, Usine Peugeot, …) recherchent ces traces lors des embauches de nouveaux salariés. Par ailleurs des contrôles intempestifs peuvent être réalisés au sein de l’entreprise ; la découverte de cannabis lors de ces contrôles peut entraîner une procédure de licenciement.

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Peut-on être dépendant du cannabis ?

Dépendre, c’est, comme le souligne le dictionnaire, « être suspendu à… » ou « se réaliser sous l’action de… »
La dépendance se met en place de façon progressive. Dès qu’il devient difficile ou insupportable de se passer de cannabis, on peut parler de dépendance. L’absence de ce produit crée des troubles et des souffrances psychologiques et/ou physique que l’absorption du produit fait disparaître ou atténue.
Avec les drogues, la dépendance peut se manifester de deux manières :

  • physiquement, le manque du produit se manifeste par une souffrance intense (anxiété, sueurs, sensations de chaud-froid, angoisse, insomnie, douleurs musculaires et viscérales, diarrhées, …) qui ne peut être calmée que par la reprise du produit ou en utilisant un produit de substitution ou un traitement médicamenteux.
  • psychologiquement, lorsque l’usager ressent le besoin impérieux de consommer le produit pour retrouver un état de « bien être ».

Avec le cannabis, il ne semble pas qu’il existe une dépendance physique (hormis celle qui existe lors d’une consommation de tabac). En revanche, les signes de dépendance psychologique sont beaucoup plus fréquents : irritabilité, énervement, stress, sentiment de malaise, insomnie, …
Toutefois, le degré de dépendance dépend de la quantité de produit ingéré, de sa teneur en THC, de la régularité de la prise du produit, de la personnalité du sujet, de ses conditions de vie.
Ainsi, plus la personne qui souhaite arrêter est dépendante, plus ce passage peut être difficile à gérer et peut nécessiter une aide extérieure (consultations psychologiques et/ou médicales).

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Le cannabis favorise-t-il le cancer du poumon ?

OUI. Associé à celui du tabac, l’usage de cannabis induit des altérations fonctionnelles des voies respiratoires affectant les bronches. De plus, le THC dilate les bronches et les alvéoles pulmonaires permettant à la fumée toxique d’y pénétrer plus facilement et plus profondément.

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Cannabis et mémoire ?

Un usage régulier de cannabis, même de courte durée, entraîne des perturbations au niveau de la mémoire immédiate. La mémoire immédiate permet de se souvenir ce que je viens de voir, d’entendre ou de percevoir ; sous l’effet du cannabis le sujet éprouve de grandes difficultés à se souvenir de ce qu’il vient de vivre (la mémoire antérograde, celle du passé n’est par contre pas altérée). Ainsi, on rencontre fréquemment des adolescents en échec scolaire suite à une consommation régulière de cannabis ; il en va de même dans le milieu professionnel.

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Cannabis et motivation ?

La consommation de cannabis diminue la capacité et l’intérêt à réaliser des tâches d’apprentissage ou des activités demandant une certaine concentration (scolaires, professionnelles, etc…). Les usagers sont moins motivés pour entreprendre des initiatives, pour se remettre en question (syndrome amotivationnel : perte des intérêts extérieurs, repli sur soi, …). Par la suite, un engrenage peut se mettre en place : plus je fume, moins je suis motivé et par conséquent moins je suis motivé et plus je fume (les préoccupations de l’usager sont alors uniquement orientées vers la recherche et l’obtention du produit).

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Cannabis et conduite automobile ?

La consommation de cannabis est incompatible avec la conduite automobile car elle modifie les perceptions, auditives et visuelles, et perturbe l’appréciation des distances et des réflexes.
Par ailleurs, depuis quelques temps un dépistage systématique est réalisé par la gendarmerie lors d’accidents corporels (recherche de produits stupéfiants : cannabis, drogues et médicaments). La loi du 3 février 2003 punit de deux ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende toute personne ayant conduit sous l’influence de substances classées comme stupéfiants.
La prise combinée d’alcool et de cannabis aggrave considérablement ces effets, même si l’alcool a été consommé en petite quantité.

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Pourquoi les jeunes consomment du cannabis ?

L’adolescent commence souvent à fumer des « joints » par curiosité, pour essayer un produit dont il a entendu parler depuis longtemps (par des amis, la famille, la télévision, ….), par sollicitations de l’entourage, par le désir d’appartenir à un groupe qui permet de partager les mêmes expériences.
Comme pour toutes les drogues, le cannabis peut être utilisé soit pour le « plaisir », pour obtenir un état de « bien être », soit pour masquer une problématique sous-jacente.

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Cannabis et femme enceinte ?

La consommation de cannabis par une femme enceinte peut entraîner un certain nombre de problèmes sur la grossesse et sur la périnatalité :

  • un risque d’hypotrophie
  • troubles du comportement et du sommeil chez le nouveau-né
  • troubles du comportement lors de la petite enfance et lors des premiers apprentissages (problèmes pour mémoriser et pour rester attentif).

Par ailleurs, il est également déconseillé de fumer du tabac.

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Quelques tests pour voir où j’en suis :

Premier test :

  • Je manque d’énergie pour faire des choses qui m’intéressait habituellement.
  • Je suis anxieux, irritable si je ne consomme pas.
  • J’ai des problèmes de mémoires ou de concentration.
  • J’ai eu des problèmes psychologiques (anxiété, sentiment de persécution,
    hallucinations, troubles psychiques …).
  • J’éprouve le besoin de fumer du cannabis pour me sentir bien et supprimer un mal-être.
  • On m’a déjà fait des remarques sur ma consommation.
  • Ma consommation perturbe ma vie personnelle, mes études, mon travail.

Si vous vous retrouvez dans au moins trois de ces situations, il est important de demander de l’aide à une personne qualifiée de votre choix, et en qui vous avez confiance.

Deuxième test :

  • Votre entourage s’est-il plaint de votre usage de cannabis ?
  • Avez-vous des problèmes de mémoire immédiate ?
  • Avez-vous déjà eu des épisodes délirants lors d’usage de cannabis ?
  • Considérez-vous qu’il est difficile de passer une journée sans « joints » ?
  • Manquez-vous d’énergie pour les choses que vous faisiez habituellement ?
  • Vous êtes-vous déjà senti préoccupé par les effets de votre usage de cannabis ?
  • Avez-vous plus de difficultés à étudier, à intégrer des informations nouvelles ?
  • Avez-vous déjà essayé de diminuer ou d’arrêter votre usage de cannabis ?
  • Aimez-vous « planer », être « défoncé(e) » dès le matin ?
  • Êtes-vous de plus en plus souvent « défoncé(e) ?
  • Avez-vous ressenti le « manque », des maux de tête, de l’irritabilité ou des
    difficultés de concentration quand vous diminuez ou arrêtez l’usage du cannabis ?

Trois réponses ou plus suggèrent un usage problématique de cannabis et devrait vous engager à consulter un professionnel.

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Pour la famille :

Je crois que mon enfant se drogue ; comment en être sûre ?
Mon enfant se drogue : que puis-je faire ?
Mon fils se drogue mais il ne veut rien entendre ; que faire ?
Est-il dangereux d’arrêter brutalement ?
Mon fils fume des joints, risque-il d’aller plus loin ?

Je crois que mon enfant se drogue ; comment en être sûre ?

Quoiqu’il en soit, les conseils qui vont suivre ne sauraient remplacer une étude approfondie de la problématique de l’usager et/ou de sa famille. Nous vous recommandons donc de nous contacter ou de remplir le formulaire afin d’obtenir une réponse personnalisée et de déterminer les actions les plus appropriées.

La réponse ne peut être unique ; elle va dépendre de chaque adolescent.

Les indices les plus fréquents sont :

  • yeux rouges et pupilles dilatées,
  • difficulté d’élocution, propos décousus,
  • irritation, bouche sèche, haleine particulière,
  • odeur de fumée différente de celle du tabac (imprégnation des vêtements),
  • difficulté de se souvenir de ce qui vient de se passer, d’être dit,
  • vous trouvez du papier pour rouler des cigarettes (pour faire des « joints »),
  • il possède des petits sachets en plastique ou une « barrette » de shit,
  • vous observez une chute rapide des résultats scolaires, avec un absentéisme grandissant,
  • vous le sentez moins motivé, moins enclin à s’investir dans de nouvelles activités ou à poursuivre celles existantes,
  • vous observez un changement dans ses relations,
  • les absences sont de plus en plus nombreuses, les excuses de plus en plus scabreuses,
  • il se replie sur lui-même, s’enferme dans sa chambre et ouvre les fenêtres pour aérer,
  • il devient irritable, les conflits avec l’entourage sont de plus en plus nombreux sans que ceux-ci soient véritablement justifiés,
  • vous constatez des disparitions d’argent, la vente d’une partie de ses affaires (cd, dvd, jeux vidéo, …),
  • il est souvent « pendu » au téléphone.

Si vous constatez une partie de ces indices, il est préférable de lui en parler et de lui faire part de vos inquiétudes au sujet de vos découvertes.

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Mon enfant se drogue : que puis-je faire ?

Tout, évitez de faire « l’autruche » si vous avez remarqué une consommation de cannabis.
Pas de précipitation, ni de panique : prenez le temps de réfléchir, prenez conseil auprès de spécialistes, consultez un Centre de soins spécialisé pour vous faire aider. Instaurez un dialogue et un minimum de confiance : évitez de « l’engeuler », parlez ouvertement avec lui, évitez de le « fliquez ».
N’abordez pas la discussion s’il est sous l’emprise de la drogue ou si vous-même êtes sous l’effet de la colère.
Ayez un discours crédible avec un maximum d’objectivité.
Ne vous isolez pas : chercher des conseils auprès de spécialistes n’est pas une marque de faiblesse ; il existe des groupes de parole pour les parents dont les enfants sont usagers de drogue.
Evitez de culpabiliser et incitez-le le à se prendre en charge et à se faire aider et soigner.
Fumer un « joint » ne rend pas toxicomane, de même que boire un verre ne rend pas alcoolique ; en revanche, fumer ou boire comporte des risques dont il faut pouvoir parler.

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Mon fils se drogue mais il ne veut rien entendre ; que faire ?

Inutile donc de lui « prendre la tête » ; il est important que vous puissiez en parler avec quelqu’un, que vous puissiez exprimer votre souffrance par rapport à cette problématique. Contactez un spécialiste dans un centre de soins, prenez des renseignements sur ce que vous pourriez faire, et dites à votre fils que vous avez fait des démarches pour essayer de comprendre la situation. Le centre pourra vous remettre de la documentation, des informations par rapport aux différents produits stupéfiants.
Vous pouvez également contacter différents organismes qui pourront vous renseignez et vous donnez des informations pertinentes :

DROGUES INFO SERVICE : 0 800 23 13 13 anonyme et gratuit depuis un poste fixe ou 01 70 23 13 13 depuis un portable coût d’une communication ordinaire

ÉCOUTE CANNABIS 7j/7 : 0 811 91 20 20 anonyme, coût d’une communication locale depuis un poste fixe

WWW.DROGUES.GOUV.FR : rubriques, adresses utiles et foire aux questions.

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Est-il dangereux d’arrêter brutalement ?

Il est bien évident que cela dépend du type de fumeur : est-il un fumeur occasionnel ou un fumeur régulier ? Quelle est la teneur en THC du produit ? Combien de « joints » fume-t-il par jour ?
Il faut également prendre en compte la consommation tabagique, il existe souvent une dépendance au tabac étant donné qu’il est associé au produit. Il est nécessaire, pour pouvoir arrêter toute consommation de cannabis de modifier, de changer ses habitudes. Par ailleurs lors de l’arrêt du cannabis l’usager devra veiller à ne pas augmenter sa consommation tabagique ou chercher un autre produit pour combler ce manque.
L’arrêt du cannabis peut faire émerger certains problèmes que la consommation du produit avait masqué : troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, troubles du comportement, anxiété, problèmes relationnel avec l’entourage ou les amis, …
Il paraît important que lors de l’arrêt un temps soit réservé à la parole avec un spécialiste (médecin ou psychologue) afin d’apprécier les risques liés à l’usage, les « recettes » pour arrêter et les moyens qui peuvent aider à la réussite et limiter les rechutes.

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Mon fils fume des joints, risque-il d’aller plus loin ?

Ce n’est pas parce que votre fils fume des joints qu’il cela va l’entraîner inévitablement vers les drogues dures ; mais généralement tous les héroïnomanes ont commencé par fumer du cannabis. Un autre problème est que les adolescents se tournent vers des jeunes qui ont la même problématique et ainsi ils ne voient que des adolescents du même milieu. L’appartenance au groupe peut devenir hasardeux quand, lors d’une rencontre il ne circule plus que de l’héroïne, de la cocaïne ou un autre produit qui n’avait jamais été utilisé jusqu’alors. Il y a donc plus de risque à être entraîné vers d’autres substances.