Alcool

Un petit historique
D’où provient le mot « alcool » ?
Qu’est-ce que l’alcoolisme ?
Quelques idées fausses sur l’alcool
Un verre, une bouteille ça contient quelle quantité d’alcool ?
Quelle est votre taux d’alcoolémie ?
Que se passe-t-il quand on boit de l’alcool ?
Et vous, où en êtes-vous avec l’alcool ?
Et vous où en êtes-vous avec l’alcool ? Un autre test plus complet
Quelles peuvent être les conséquences de l’alcoolisme ?
Quelques chiffres ?
Quelles sont les conséquences d’un alcoolisme de la femme enceinte ?
Existe-t-il un traitement ?

Quand en parler avec son enfant ?
Que penser des boissons « faites » pour les jeunes (desperados,…) ?
Que penser de sa première expérience avec l’alcool ?
Votre enfant de 14-15 ans organise une « boum », comment réagir ?
Qu’en est-il entre 16 et 20 ans ?

Un petit historique ?

L’existence des boissons fermentées ou alcoolisées – jus de pommes, de raisins – remontent très loin ; l’homme paléolithique ou homme des cavernes ne connaît pas encore l’agriculture organisée. Ce n’est qu’à partir de néolithique (- 5000 avant JC) que l’homme préhistorique cultive ses terres, se sédentarise, découvre la germination et la fermentation. La découverte de ce produit est vraisemblablement le fruit du hasard, due à un mauvais stockage de produits alimentaires laissés à la pluie.
La « magie » de cette boisson a été rapidement contrôlée et réservée aux pratiques religieuses (les vignes sont cultivées par les abbayes et la production du vin appartient aux moines). Le vin est réservé à la messe (c’est le sang du Christ).
Le phénomène de l’alcoolisation de masse naît au XIXième siècle avec l’avènement de la révolution industrielle (on ne comptait à cette époque pas moins de 40 bistrots à Altkirch). On avait par exemple à Paris un quartier qui s’appelait « La Halle aux vins » où toutes les rues portaient un nom de cépage (ex : rue du Tokay, rue Château Neuf du Pape,… ; dans le même genre, au moment de la guerre du Vietnam, tous les camps des GI portaient un nom de marque de cigarettes avec comme seul objectif de pousser à la consommation).

Haut de page

D’où provient le mot « alcool » ?

Ce mot vient de l’arabe « Al Kohol » ; le « khôl » est le fard à paupière, le masque utilisé par les femmes du Maghreb ; son utilisation va donc me permettre d’être différent, de me montrer sous un autre jour, sous un autre moi-même. Le même mot veut dire le magicien, l’illusion, le menteur.
On retrouve ainsi une dualité entre le physique et le psychique. Le même mot introduit toute la complexité du produit : l’alcool modifie donc et le physique et le psychique.

Haut de page

Qu’est-ce que l’alcoolisme ?

Une chose importante à savoir est que l’alcoolisme n’est ni une faiblesse de caractère, ni un vice moral, mais bien une maladie.
L’alcoolisme est caractérisé par la dépendance à l’alcool. Cette dépendance est la fois psychologique, physique et sociale.
L’individu dépendant a perdu la liberté de s’abstenir de boire, il ne contrôle plus sa consommation ; le besoin d’alcool accapare ses pensées et modifie son comportement.
Il faut souligner que quand une personne alcoolo dépendante décide d’arrêter de boire d’elle-même, cela peut être très difficile et douloureux voire dangereux. Il lui serait plus judicieux de chercher de l’aide auprès de son médecin traitant ou demander une consultation dans un Centre de Soins où il pourrait rencontrer des professionnels qui pourront répondre à son questionnement. Il risque par exemple de faire des crises de delirium tremens qui pourrait l’entraîner vers une hospitalisation.
L’alcoolisme est une maladie complexe dont les causes peuvent être multiples. Elles se situent soit au sein de la personne sur les plans biologique, psychologique, génétique, soit elles se situent au niveau de son environnement social et culturel.
La dépendance à l’alcool induit un besoin physique et/ou psychologique de boire engendrant un manque ; le corps ne peut plus fonctionner sans alcool. Vient s’ajouter à cela le besoin psychologique et/ou social de consommer : la personne dépendante à l’impression de ne plus pouvoir vivre sans alcool. De plus, l’alcoolisme entraîne toute une série de complications physiques et touche tous les organes du corps (cf. Les conséquences de l’alcoolisme).

Haut de page

Quelques idées fausses sur l’alcool !

L’alcool désaltère :Faux. L’alcool au contraire déshydrate, notamment en faisant uriner davantage. C’est d’ailleurs cette déshydratation qui provoque l’effet « gueule de bois » après excès.
L’alcool réchauffe : Faux. La sensation de chaleur est due à la dilatation des vaisseaux sous la peau. En réalité, la température du corps s’abaisse d’un demi-degré par fraction de 50g d’alcool absorbé. La sensation de chaleur peut donc masquer un abaissement de température et entraîner des problèmes graves par temps de froid.
L’alcool donne de meilleurs réflexes : Faux. C’est l’inverse. Avec une alcoolémie de 0,80 g/l la distance de freinage d’un véhicule roulant à 100 km/h est augmentée de 14 mètres. De plus, l’incoordination motrice, les troubles de la vision et le mépris du danger (grâce à l’effet anxiolytique de l’alcool) peuvent être sources d’accidents graves.
L’alcool améliore les performances sexuelles : Faux. Il ne fait que désinhiber ; le désir est exalté au niveau mental. Une consommation régulière et à fortes doses génère des troubles de l’érection, qui ne s’arrangent pas tout de suite en cas d’abstinence puisqu’il existe des cas d’impuissance dans les premiers temps de l’abstinence.
Le café ou la douche dessoule : Faux. Le café ou la douche ne font que réveiller. Le seul remède pour éliminer l’alcool est le temps.
Dilué dans l’eau, l’alcool est moins toxique : Faux. La quantité d’alcool est la même, qu’elle soit diluée dans deux cm3 d’eau ou dans un demi litre. Ajouter de l’eau ne fait que diluer le goût et l’alcool.

Haut de page

Un verre, une bouteille ça contient quelle quantité d’alcool ?

Si vous buvez un verre de vin, un demi de bière, une flûte de champagne ou une dose de whisky , un pastis ou un ricard vous consommez pratiquement la même quantité d’alcool pur. Nous parlons dans ce cas de « verre standard » c’est-à-dire celui qui vous est servi dans un café ou un restaurant ; en sachant que quand je bois un verre chez moi ou chez des amis la quantité est généralement majorée.
Ce verre standard correspond à une unité d’alcool qui est égale environ à 0,10 g d’alcool.

Sources : MILDT, INPES

eviter les risques

Il est possible de se repérer en se référant au nombre d’unités d’alcool contenues dans une bouteille.

Sources : Assurance Maladie, ANPA, CFES

Image 5

Haut de page

Quelle est votre taux d’alcoolémie ?

L’alcoolémie est la quantité d’alcool dans le sang, exprimée en grammes d’alcool par litre de sang. En France, le taux maximal d’alcoolémie autorisé pour conduire un véhicule est de 0,5g/l.
Ceci correspond, pour une femme de 50 kg, à 2 verres d’alcool standard, et pour un homme de 75 kg, à peu près 3 verres standards.
Pour faire ce calcul, il existe une formule :

A = Alcool pur ingéré (en gramme) / (Poids corporel x K)

A = taux d’alcoolémie
K = coefficient de diffusion 0,7 pour les hommes et 0,6 pour les femmes
Exemple : un homme de 75 kg qui boit 8 verres de vin a une alcoolémie de 1,52 g/l
Chaque verre de boisson alcoolisée contient environ 10g d’alcool ; nous parlons ici d’un verre servi avec un doseur ou dans un café (le verre servi à la maison est souvent doublé).
A = 80g / (75kg x 0,7) = 1,52 g/l
A consommation égale, une femme de 55 kg aura une alcoolémie de 2,42 g/l
A = 80g / (55kg x 0,6) = 2,42 g/l
Ces résultats sont susceptibles de légères variations en fonction de la prise simultanée de médicaments, de l’âge, de l’état de santé, de votre taille, de votre poids, si vous êtes à jeun ou non, du fonctionnement du foie, …

Haut de page

Que se passe-t-il quand on boit de l’alcool ?

Une fois ingéré, l’alcool se diffuse très rapidement dans l’organisme du sujet, passant de son appareil digestif à son système circulatoire, se retrouvant véhiculé par le sang.
L’alcoolémie atteint son maximum au bout de :

  • une 1/2 heure si on est à jeun,
  • une heure si la boisson est prise au cours d’un repas.

Ensuite, l’alcool est progressivement éliminé par foie (à 95 %) de l’ordre de 0,10 g/heure et dans une moindre mesure (moins de 5 %) par les urines, la transpiration et la respiration.

Image 6

Ainsi si vous sortez en discothèque vers 23h00, que vous consommez 4 verres de Whisky (avec ou sans coca) en l’espace de 4 heures votre pic d’alcoolémie se situera vers 5 heures du matin. Si vous pesez 75 kg, avec 4 verres vous atteignez un taux de 0,76 g/l ( 0,80 g/l). Vous êtes au-delà du taux d’alcoolémie pour la conduite automobile.
L’alcool s’éliminera de façon progressive à raison de 0,10 g/heure ; ainsi vous n’aurez plus d’alcool dans votre sang à 13h00 ; vous pourrez reprendre la conduite automobile avec un taux de 0,5 g/l à 8h00 du matin.
Pour accélérer l’élimination de l’alcool, il n’existe aucune recette ; inutile de boire des litres de café ou d’eau, de manger des bonbons « miracles », de prendre une douche ou de faire un effort physique. Seule solution valable : ATTENDRE.

Haut de page

Et vous, où en êtes-vous avec l’alcool ?

Les questionnaires d’autoévaluation ont été élaborés pour aider tout un chacun à évaluer sa consommation d’alcool et à renforcer la prise de conscience de la maladie.
Développé par les Américains, le test CAGE comporte 4 questions ; il permet de cerner, assez grossièrement, la probabilité que quelqu’un abuse de l’alcool :

  1. Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool ? Oui/non
  2. Avez-vous eu le besoin de boire de l’alcool en vous réveillant pour calmer vos nerfs ou pour vous débarrasser d’une gueule de bois ? Oui/non
  3. Avez-vous déjà ressenti le besoin d’abaisser votre consommation d’alcool ? Oui/non
  4. Avez-vous déjà été ennuyé par des remarques d’autrui critiquant votre consommation d’alcool ? Oui/non

Interprétation

La probabilité que vous abusiez de l’alcool est de 62% pour une réponse positive, 89% pour deux réponses et 99% pour trois ou quatre oui.

Et vous où en êtes-vous avec l’alcool ? Un autre test plus complet.

Le test MAST, (également Américain) permet de confirmer un diagnostic d’alcoolisme, par exemple, à la suite du test CAGE, ci-dessus :

  1. Pensez-vous que vous consommez de l’alcool en quantité normale ?
    Oui/non
  2. Après une soirée bien arrosée, vous êtes-vous déjà réveillé en constatant que vous aviez oublié une partie de la soirée ?
    Oui/non
  3. Vos proches vous ont-ils déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  4. Pouvez-vous arrêter de boire après un ou deux verres sans difficulté ?
    Oui/non
  5. Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  6. Est-ce que vos amis ou vos proches pensent que vous êtes un buveur «normal» ?
    Oui/non
  7. Avez-vous déjà essayé de limiter votre consommation d’alcool à certains moments de la journée ou à certains endroits ?
    Oui/non
  8. Arrivez-vous toujours à stopper votre consommation d’alcool dès que vous le voulez ?
    Oui/non
  9. Avez-vous déjà assisté à une réunion des alcooliques anonymes, ou un autre groupe d’anciens buveurs, en raison d’un problème lié à votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  10. Vous êtes-vous déjà battu alors que vos consommiez de l’alcool ?
    Oui/non
  11. Est-ce que l’alcool a déjà créé des problèmes entre vous et votre conjoint(e) ?
    Oui/non
  12. Est-ce que vos proches ont déjà demandé de l’aide ou des conseils à autrui au sujet de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  13. Avez-vous déjà perdu des amis ou une relation sentimentale en raison de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  14. Avez-vous déjà eu des problèmes professionnels en raison de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  15. Avez-vous déjà perdu une place de travail en raison de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  16. Avez-vous déjà négligé vos obligations, votre famille ou votre travail pendant deux jours ou plus en raison de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  17. Avez-vous déjà bu de l’alcool avant midi ?
    Oui/non
  18. Vous a-t-on diagnostiqué une maladie de foie ou une cirrhose ?
    Oui/non
  19. Avez-vous déjà souffert d’un delirium tremens, de tremblements importants, entendu des voix ou vu des choses qui ont disparu après avoir bu de l’alcool ?
    Oui/non
  20. Avez-vous déjà demandé de l’aide ou des conseils à autrui au sujet de vos habitudes alcooliques ?
    Oui/non
  21. Avez-vous déjà été hospitalisé en raison de votre consommation d’alcool ?
    Oui/non
  22. Avez-vous déjà été hospitalisé dans un hôpital psychiatrique en raison de l’alcool ou d’un problème lié à l’alcool ?
    Oui/non
  23. Avez-vous déjà consulté un psychiatre, un médecin, une assistante sociale, un pasteur ou un prêtre en raison d’un problème émotionnel lié à l’alcool ?
    Oui/non
  24. Avez-vous déjà été arrêté, ne serait-ce que quelques heures, en raison d’un état d’ivresse ?
    Oui/non
  25. Avez-vous déjà été inculpé pour ivresse au volant ?
    Oui/non

Calcul des points :

1 Non : 2
2 Oui : 2
3 Oui : 1
4 Non : 2
5 Oui : 1
6 Non : 2
7 Oui : 0
8 Non : 2
9 Oui : 5
10 Oui : 1
11-16 Oui : 2
17 Oui : 1
18-19 Oui : 2
20-21 Oui : 5
22-25 Oui : 2

Interprétation :

  • Jusqu’à 5 Pas de problème lié à l’alcool
  • 5 à 7 Suspicion de problèmes liés à l’alcool
    Il est possible que vous ayez un problème avec l’alcool.
  • Plus de 7 Abus d’alcool ou alcoolisme
    Nécessité de faire une démarche auprès de votre médecin ou d’un Centre de Soins.

Haut de page

Quelles peuvent être les conséquences de l’alcoolisme ?

Les effets de l’alcoolisme sur la santé sont très nombreux et touchent presque tous les organes du corps :

  • complications hépatiques (stéatose, hépatite alcoolique, cirrhose alcoolique)
  • complications au niveau du pancréas (pancréatite aiguë ou chronique, diabète,…)
  • au niveau des voies oesophagiennes (reflux gastro-oesophagien , varices oesophagiennes, oesophagite ulcéreuse ou chronique, cancer,…)
  • au niveau de l’intestin (lésions hémorragiques aiguë ou chronique, hémorragie digestives,…)
  • au niveau neurologique (troubles cognitifs : problème de mémorisation,…)
  • delirium tremens dû à l’arrêt brutal de la consommation se manifestant par des anomalies de la perception (erreurs d’interprétation, hallucinations), perturbation du rythme du sommeil, crise convulsive,…)
  • épilepsie
  • l’alcool augmente les accidents vasculaires cérébraux
  • démence alcoolique
  • troubles du rythme cardiaque (tachycardies, palpitations,…)
  • complications embryo-foetologiques (syndrome d’alcoolisme fœtale)

Haut de page

Quelques chiffres ?

On estime à environ 5 millions de personnes ayant des difficultés médicales, psychologiques et sociales liées à leur consommation d’alcool.
En France, on consomme en moyenne 15,6 litres d’alcool pur par an et par personne, soit l’équivalent de 173 bouteilles de vin.
L’alcool tue environ 45.000 personnes par an, en France, plus 2.700 morts sur la route, plus de nombreux passages à l’acte, violence, suicides, paralysies lors d’accidents de la route, …
Le coût de l’alcoolisme est important et reste difficile à évaluer car il faut prendre en considération le coût direct, le coût économique et le coût social. En 1999, le traitement de l’alcoolisme et des pathologies qui lui sont associées (cancer, cirrhose,…) entraîne un coût de 10 milliards d’euros, soit environ 10 % du total des dépenses de consommations médicales. Par ailleurs, le coût du dispositif spécialisé (CSAPA, centres de cure et de postcure) s’élève à 76 millions d’euros.
Le coût de l’hospitalisation pour alcoolisme est estimé à 1 milliards d’euros en 1992, à 1,2 milliards en 1995.

Haut de page

Quelles sont les conséquences d’un alcoolisme de la femme enceinte ?

L’alcool consommé par la mère, même en petite quantité, lors d’une grossesse est préjudiciable au bébé et peut entraîner des malformations congénitales, des perturbations du développement et de la croissance, ainsi que des troubles du comportement.
Le syndrome d’alcoolisme fœtal entraîne pour l’enfant des dommages graves et irréversibles.

Haut de page

Existe-t-il un traitement ?

Le seul traitement pour un alcoolo dépendant est de cesser de boire totalement (le sevrage) mais cela ne se fait quelquefois pas sans risques.
Une grande partie des sevrages peut se faire en milieu ambulatoire, donc sans hospitalisation. Cela permet au sujet de ne pas quitter son milieu familial et professionnel ; le cas échéant, il peut y avoir un soutien médicamenteux. Si le sujet n’éprouve pas de signes importants de dépendance physique, qu’il bénéficie d’un état psychologique satisfaisant et que son entourage familial et social est de qualité un sevrage ambulatoire peut être proposé.
Quand l’alcoolo-dépendance est importante et qu’une problématique de sevrage physique est à craindre, il est préférable d’envisager une cure en milieu hospitalier sous un contrôle médical afin d’éviter le syndrome de sevrage se manifestant par des tremblements des extrémités, une anxiété susceptible d’évoluer en delirium tremens ou en crise d’épilepsie. Cette hospitalisation dure en moyenne entre 10 et 20 jours.
Afin de poursuivre le sevrage, un séjour en post cure peut être envisagé dans un centre spécialisé pour une durée variant de 1 à 3 mois, voire plus si nécessaire.
Par la suite il faudra entreprendre une consolidation afin d’éviter une rechute ; pour ce faire il est important de mettre en place un soutien psychologique. Plusieurs techniques peuvent être utilisées par les psychologues (soutien psychologique, psychothérapie individuelle et/ou familiale, groupe de parole, thérapies cognitivo- comportementales, ….)
Il est important de pouvoir consulter une personne de confiance, un médecin généraliste, un CSAPA, …

Haut de page

Quand en parler avec son enfant ?

L’alcool ? Tout le monde le connaît, y compris les enfants ! Il occupe une place privilégiée dans notre société, notre culture, notre gastronomie et même notre religion. Les enfants ont perçu cela, à leur manière.
C’est vers l’âge de 11-12 ans que l’enfant est le plus réceptif à ce type de conversation, avant il est rarement intéressé, après il met en doute ce qui est dit.
D’une façon générale, il est important d’éviter « d’initier » votre enfant trop tôt à l’alcool, c’est réduire le risque qu’il y prenne goût trop rapidement et qu’il devienne plus tard dépendant. Attendez qu’il vous le demande et positionnez-vous clairement en expliquant les risques à long terme. Parce qu’il a des effets psychotropes, ce n’est pas un produit pour les enfants ; il peut créer de graves problèmes à tout âge, selon la manière dont il est consommé.

Haut de page

Que penser des boissons « faites » pour les jeunes (desperados,…) ?

Ce type de boissons (desperados, kriska, …) est un mélange d’alcool fort (ou de liqueur) et de jus de fruits, de boissons gazeuses ou de bières. Elles sont vendues pré-mélangées ou se font sur place. Dans ces mélanges, la teneur en alcool dépend bien entendu de la quantité et du type d’alcool, mais on peut dire en général, qu’ils sont plus dangereux que la bière (autre que la 8,6°) parce que :

  • il y a souvent plus d’alcool que dans une bière,
  • on ne sent presque pas le goût de l’alcool (le sucre ajouté couvre l’alcool) ; on court ainsi le risque d’en boire plus avec l’illusion d’en supporter plus,
  • avec ce type de mélange les adolescents s’habituent progressivement aux alcools forts .

Haut de page

Que penser de sa première expérience avec l’alcool ?

Il n’y a pas lieu de dramatiser une première expérience avec l’alcool. Mais il est important de ne pas banaliser ce qui s’est passé. Rappelez-lui qu’à son âge il y a des risques d’intoxication et que son corps n’est pas apte à assumer les effets d’une alcoolisation. N’oubliez pas que plus un enfant commence tôt à boire de l’alcool de manière régulière, plus le risque qu’il rencontre un problème à l’âge adulte est grand.

Haut de page

Votre enfant de 14-15 ans organise une « boum », comment réagir ?

Chez les 14-15 ans, 32,9% des garçons et 26,6% des filles ont déjà été ivre au moins une fois dans leur vie. Et 43,4% des garçons et 31,9% des filles boivent souvent (au moins une fois par mois).
Lors de cette « boum », vous pouvez passer un accord avec votre enfant : pas d’alcool durant cette fête. Si un copain ou une copine en amène, demandez-lui de ne pas l’accepter.
Si vous craignez une mauvaise influence de ses copains et copines vous pouvez les inviter une fois ou l’autre pour faire leur connaissance et vous faire une opinion personnelle.

Haut de page

Qu’en est-il entre 16 et 20 ans ?

C’est souvent entre 16 et 20 ans que se font les principaux excès avec l’alcool. Le cercle des copains, copines, l’appartenance à un groupe sont des ingrédients de ces dérapages répétitifs. Il paraît illusoire d’interdire à votre enfant de cet âge de lui interdire de boire ; de toute façon il n’en tiendra pas compte d’autant moins qu’il sera souvent dans un groupe. Il est donc préférable d’orienter votre conversation sur les risques liés à ces abus en lui faisant part de vos craintes à cet égard. Vous pouvez lui expliquer que vous aussi vous avez été jeune et que les dérapages lors de ces soirées existent et que vous connaissez les risques pris sur la route en fin de soirée.
S’il se fait ramener par un copain, votre enfant ne doit pas monter dans la voiture de quelqu’un qui a bu. D’autres solutions existent : vous préférez qu’il vous appelle ou qu’il prenne un taxi. Vous pouvez également, en concertation avec ses amis, lui proposer l’astuce du » conducteur désigné » : à chaque sortie, le chauffeur ne boit pas d’alcool sachant que lors d’autres virées le chauffeur change.
L’important est dans tous les cas de maintenir une porte ouverte à la communication, au dialogue. Tous les problèmes ont leur(s) solution(s).

Haut de page