Questions / Réponses

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Quelques réflexions sur le problème de la dépendance

Les différents modes de consommation :
Les différentes formes de dépendance :
J’ai besoin d’aide, où m’adresser ?

Selon le type de produit(s) consommé(s), la dépendance peut être brutale (pour l’héroïne par exemple) ou progressive (pour l’alcool ou le tabac par exemple). On parle de dépendance quand on ne peut plus se passer de consommer le produit, sous peine de souffrances physiques et/ou psychologiques. A ce stade, la vie quotidienne tourne essentiellement, voire exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit.

Les différents modes de consommation :

L’usage

L’usage reflète une consommation de substances de façon occasionnelle. Il n’entraîne pas une escalade dans la consommation des produits ; il s’agit souvent d’une première expérimentation du produit dans un cadre festif par curiosité ou pour « faire comme tout le monde ».

L’abus ou l’usage nocif

L’usage nocif est susceptible d’entraîner des dommages physiques, affectifs, psychologiques et/ou sociaux pour le consommateur ou pour son environnement
Le corps s’habitue progressivement à une augmentation des doses (plus je bois, plus je supporte) : c’est le phénomène de la tolérance. Si la prise du produit persiste et que les quantités augmentent, le risque est de tomber dans le problème de la dépendance.
Il est important de se prendre en charge dès ce moment en allant consulter son médecin ou de s’orienter vers un CSAPA.

La dépendance

La dépendance ou addiction à une substance est caractérisée par le fait d’en poursuivre la consommation, avec un caractère obsédant, malgré les conséquences psychiques, physiques et relationnelles négatives connues du dépendant. Dans ce cas le dépendant est à la fois le médecin et le pharmacien ; il se prescrit le « médicament » qui lui convient et va le chercher.
L’arrêt de la consommation est possible, soit de façon « sauvage » au début, soit avec l’aide de professionnels (addictologue, toxicologue, médecin, psychologue, travailleur social,..).
Il faut souligner que le risque de rechute est toujours présent puisque l’organisme garde en mémoire les éléments qui poussent à consommer. Une fois que l’on a été dépendant à un produit on le sera toute sa vie ; c’est pourquoi le seul choix est une abstinence totale et définitive.
Sortir du secret, en parler, chercher de l’aide, s’investir dans le traitement sont susceptibles de permettre de sortir de ce processus.
Cependant, il est important de souligner que nous ne sommes pas égaux devant le risque de devenir dépendant à un produit. Une très grande majorité d’usagers occasionnels ne répètent pas leur première expérience et ne deviennent pas dépendants. Il existe des facteurs psychologiques, génétiques, socioculturels, environnementaux, etc. qui participent à la vulnérabilité de chaque individu devant la prise de substance puis son abus puis sa dépendance.

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Les différentes formes de dépendance :

avec substance psychoactive :

troubles de conduites alimentaires :

sans substance psychoactive :

Il existe deux formes de dépendance :

Elles peuvent être associées ou non.

  1. La dépendance psychique apparaît généralement en premier. Si le produit vient à manquer, elle se traduit par une sensation de malaise, d’angoisse allant parfois jusqu’à la dépression ou le passage à l’acte. L’arrêt de la consommation va bouleverser les habitudes du sujet, laissant un vide qu’il faudra éviter de combler avec une autre dépendance (exemple d’une personne alcoolo dépendante qui va commencer ou augmenter de façon importante sa consommation tabagique).
    Cela explique en partie la survenue possible des rechutes qui font parties intégrantes du processus qui à terme devra permettre au sujet de comprendre que la seule solution est une abstinence totale et définitive.
  2. La dépendance physique se caractérise par le fait que l’organisme réclame son produit à travers des symptômes physiques comme des tremblements, des frissons, etc. qui traduisent un état de manque. Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, agressivité, angoisse, perte d’appétit, insomnie, sueurs, passage à l’acte, …).
    A ce stade, dans le cadre d’une alcoolo dépendance, une hospitalisation est souvent nécessaire afin d’éviter les complications somatiques (delirium tremens, crise d’épilepsie, ….) car il est important de réhydrater le sujet, de prescrire souvent des anxiolytiques, des vitamines (pour permettre au système nerveux de reconstituer les gaines de myéline), etc.
    Dans le cadre d’une dépendance à l’héroïne il est nécessaire de passer par un centre de soins afin d’obtenir un produit de substitution (méthadone ou subutex) dans le cadre d’un protocole bien défini.
    Il est également important d’avoir des entretiens individuels et/ou familiaux avec un psychologue pendant plusieurs mois afin d’essayer de démêler les liens, la problématique personnelle et/ou familiale.

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