Pour la famille

Quand en parler avec son enfant ?
Que penser des boissons « faites » pour les jeunes (desperados,…) ?
Que penser de sa première expérience avec l’alcool ?
Votre enfant de 14-15 ans organise une « boum », comment réagir ?
Qu’en est-il entre 16 et 20 ans ?

Quand en parler avec son enfant ?

L’alcool ? Tout le monde le connaît, y compris les enfants ! Il occupe une place privilégiée dans notre société, notre culture, notre gastronomie et même notre religion. Les enfants ont perçu cela, à leur manière.
C’est vers l’âge de 11-12 ans que l’enfant est le plus réceptif à ce type de conversation, avant il est rarement intéressé, après il met en doute ce qui est dit.
D’une façon générale, il est important d’éviter « d’initier » votre enfant trop tôt à l’alcool, c’est réduire le risque qu’il y prenne goût trop rapidement et qu’il devienne plus tard dépendant. Attendez qu’il vous le demande et positionnez-vous clairement en expliquant les risques à long terme. Parce qu’il a des effets psychotropes, ce n’est pas un produit pour les enfants ; il peut créer de graves problèmes à tout âge, selon la manière dont il est consommé.

Que penser des boissons « faites » pour les jeunes (desperados,…) ?

Ce type de boissons (desperados, kriska, …) est un mélange d’alcool fort (ou de liqueur) et de jus de fruits, de boissons gazeuses ou de bières. Elles sont vendues pré-mélangées ou se font sur place. Dans ces mélanges, la teneur en alcool dépend bien entendu de la quantité et du type d’alcool, mais on peut dire en général, qu’ils sont plus dangereux que la bière (autre que la 8,6°) parce que :

  • il y a souvent plus d’alcool que dans une bière,
  • on ne sent presque pas le goût de l’alcool (le sucre ajouté couvre l’alcool) ; on court ainsi le risque d’en boire plus avec l’illusion d’en supporter plus,
  • avec ce type de mélange les adolescents s’habituent progressivement aux alcools forts .

Que penser de sa première expérience avec l’alcool ?

Il n’y a pas lieu de dramatiser une première expérience avec l’alcool. Mais il est important de ne pas banaliser ce qui s’est passé. Rappelez-lui qu’à son âge il y a des risques d’intoxication et que son corps n’est pas apte à assumer les effets d’une alcoolisation. N’oubliez pas que plus un enfant commence tôt à boire de l’alcool de manière régulière, plus le risque qu’il rencontre un problème à l’âge adulte est grand.

Votre enfant de 14-15 ans organise une « boum », comment réagir ?

Chez les 14-15 ans, 32,9% des garçons et 26,6% des filles ont déjà été ivre au moins une fois dans leur vie. Et 43,4% des garçons et 31,9% des filles boivent souvent (au moins une fois par mois).
Lors de cette « boum », vous pouvez passer un accord avec votre enfant : pas d’alcool durant cette fête. Si un copain ou une copine en amène, demandez-lui de ne pas l’accepter.
Si vous craignez une mauvaise influence de ses copains et copines vous pouvez les inviter une fois ou l’autre pour faire leur connaissance et vous faire une opinion personnelle.

Qu’en est-il entre 16 et 20 ans ?

C’est souvent entre 16 et 20 ans que se font les principaux excès avec l’alcool. Le cercle des copains, copines, l’appartenance à un groupe sont des ingrédients de ces dérapages répétitifs. Il paraît illusoire d’interdire à votre enfant de cet âge de lui interdire de boire ; de toute façon il n’en tiendra pas compte d’autant moins qu’il sera souvent dans un groupe. Il est donc préférable d’orienter votre conversation sur les risques liés à ces abus en lui faisant part de vos craintes à cet égard. Vous pouvez lui expliquer que vous aussi vous avez été jeune et que les dérapages lors de ces soirées existent et que vous connaissez les risques pris sur la route en fin de soirée.
S’il se fait ramener par un copain, votre enfant ne doit pas monter dans la voiture de quelqu’un qui a bu. D’autres solutions existent : vous préférez qu’il vous appelle ou qu’il prenne un taxi. Vous pouvez également, en concertation avec ses amis, lui proposer l’astuce du » conducteur désigné » : à chaque sortie, le chauffeur ne boit pas d’alcool sachant que lors d’autres virées le chauffeur change.
L’important est dans tous les cas de maintenir une porte ouverte à la communication, au dialogue. Tous les problèmes ont leur(s) solution(s).