Héroïne

Un petit historique
A quoi ça ressemble ?
Comment est-elle consommée ?
Quels sont les effets et les conséquences de l’héroïne ?
Qu’en est-il de la dépendance ?
Qu’est-ce que la tolérance à un produit ?
Comment devient-on dépendant ?
Qu’est-ce qu’une overdose ?
Que faire en cas d’overdose ?
Pourquoi ne sommes-nous pas égaux vis-à-vis du produit ?
Existe-t-il des traitements ?
Quel est le rôle d’un traitement de substitution ?
Le traitement de substitution permet-il d’arrêter la drogue définitivement ?
Quel est le rôle du pharmacien ?
Combien de temps doit durer un traitement de substitution ?
Est-il nécessaire d’être suivi par un psychologue ?
Héroïne et grossesse ?
Grossesse et méthadone ?

Comment savoir si mon enfant est toxicomane ?
Que faire si mon enfant est toxicomane ?

Un petit historique :

L’héroïne est une drogue extraite de l’opium, lui-même extrait du pavot à fleurs blanches. Elle a été synthétisée pour la première fois en 1874 mais son potentiel ne sera pas reconnu. Ce n’est qu’en 1897, qu’un chercheur allemand l’exploitera comme médicament pour différentes affections respiratoires. On lui donna le nom d’héroïne du terme allemand heroisch (« héroïque ») car on pensait qu’elle permettait de soigner l’addiction à la morphine, très répandue à l’époque. La morphine, elle-même, était utilisée alors comme substitut à l’opium. On n’a pas prévu que l’héroïne allait devenir un des fléaux du XXième siècle. Elle était alors vendue librement en pharmacie comme pilule antitussive, contre l’asthme, la diarrhée et même comme somnifère pour enfants. A partir des années 60, l’héroïne sera progressivement interdite dans tous les pays et sera classée comme stupéfiant.

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A quoi ça ressemble ?

L’héroïne se présente sous la forme de poudre. Elle peut être de différentes couleurs selon sa provenance (blanche, beige ou brune foncée). L’héroïne est un puissant opiacé, obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex (opium) recueilli sur une plante, le pavot.
Les héroïnomanes l’achètent sous formes de doses vendues en petits paquets (« pacson ») ou emballée dans un plastique (« boulette »). Chaque dose pèse environ 1/4 de gramme et contient 10 à 40 % d’héroïne.

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Comment est-elle consommée ?

L’héroïne est toujours coupée (parfois jusqu’à 97 %) avec d’autres produits psychoactifs ou non, voire toxique, comme du sucre de raisin, de l’aspirine, de la magnésie, de la strychnine (« mort aux rats »), des barbituriques, de la caféine, du talc, lactose, bicarbonate et même de la lessive… Elle n’est jamais pure. Sa concentration varie selon les régions, les fournisseurs, les pays d’origine.
L’héroïne se présente sous forme de poudre. Elle est la plupart du temps injectée en intraveineuse (« shoot »), après dilution et chauffage. Les pratiques d’injection semblent en baisse depuis quelques années, suite aux complications somatiques (hépatite B et C, campagne de prévention et sida). Elle peut également être fumée (on appelle ça « chasser le dragon ») ou sniffée (à l’aide d’une paille).
L’injection présente des risques d’overdose plus importants et des risques sanitaires accrus.
La consommation d’héroïne est fréquemment révélatrice d’un mal-être et correspond à la recherche d’un oubli de ses souffrances. Elle conduit la plupart des consommateurs (pas tous) à la précarité et à la délinquance.

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Quels sont les effets et les conséquences de l’héroïne ?

L’héroïne agit sur la production d’endorphines en la réduisant – voire en la stoppant – en se liant sur les récepteurs spécifiques de la cellule. C’est ce processus qui est impliqué dans la dépendance physique ou le corps présente alors des symptômes physiques de manque.
Les effets du produit dépendent non seulement de la dose, de la fréquence d’usage, du mode de consommation, de la concentration du produit, mais également de chaque individu, de son état psychique, de son humeur, de sa personnalité, …

Les effets immédiats :

  • relaxation, apaisement, apaise la douleur morale,
  • euphorie,
  • sensation de bien-être physique (être « zen »),
  • supprime le manque en cas de dépendance physique,…

Ces effets sont suivis d’un état de somnolence du fait du coté analgésique du produit. En cas d’overdose, l’héroïne peut entraîner la mort par dépression respiratoire.
Conséquences à court terme :

  • nausées, vomissements,
  • ralentissement du rythme cardiaque,
  • modifie le désir sexuel (le diminue ou l’augmente),
  • rétrécissement des pupilles (en tête d’épingle),…

Conséquences à moyen et long terme :

  • baisse de l’appétit, affaiblissement (diminue la sensation de faim),
  • constipation, insomnies,
  • perturbation du cycle menstruel,
  • forte dépendance physique et psychique,
  • accoutumance acquise aux opiacés,
  • risques d’infections majorées du fait de l’affaiblissement général,
  • troubles de l’humeur,
  • maux dentaires,
  • infections sanguines,…

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Qu’en est-il de la dépendance ?

  • La dépendance psychologique se manifeste bien avant que le consommateur ne s’en rende compte et se manifeste par le besoin de consommer à nouveau le produit pour retrouver les effets plaisants et apaisants et parfois pour palier à une déprime, à une anxiété, à une timidité exacerbée, à une inhibition psychologique.
  • La dépendance physique se manifeste par un syndrome de sevrage appelé « manque » quand la consommation est stoppée brutalement. Le corps manque d’héroïne et d’endorphines naturelles (qui ont été remplacées par l’héroïne). A ce stade l’usager est confronté à une série de manifestations physiques qui augmentent au fur et à mesure du manque :
    • pouls augmente,
    • sensation de froid intense,
    • éternuements, transpiration, nez qui coule, pleurs,
    • douleurs musculaires, crampes,
    • maux de ventre, diarrhées,
    • nausées, envie de vomir, vomissements,
    • pupilles dilatées,
    • angoisse, irritabilité, insomnies,
    • hypersensibilité à la douleur,…

Ces manifestations cessent généralement après 5 à 10 jours d’abstinence. C’est une période très difficile à supporter. Il existe des produits dits de « substitution » qui permettent un passage au sevrage moins douloureux (cf. Qu’est-ce que la substitution ?).
Il est important de souligner qu’une fois qu’une dépendance est installée s’il y a consommation par la suite, et ce quelque soit la durée de l’abstinence, l’usager a beaucoup de chance de retomber de plus en plus rapidement dans la dépendance au produit avec des signes de manque majorés à chaque rechute.
Donc, alors qu’au début l’usager prend de la drogue pour « être bien ou mieux », par la suite il en consomme pour « être moins mal » puisque le manque physique s’est installé et que les souffrances physiques sont de plus en plus importantes.

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Qu’est-ce que la tolérance à un produit ?

La tolérance signifie que, avec le temps, une personne qui consomme régulièrement de la drogue a besoin d’une quantité toujours plus grande de cette drogue pour ressentir les mêmes effets. Le corps s’habitue au produit. En ce qui concerne l’héroïne, la tolérance est très rapide. Au début je consomme de façon festive, puis plusieurs fois par mois, puis plusieurs fois par semaine, tous les jours et enfin plusieurs fois par jour. Ainsi, l’usager ressent la nécessité d’augmenter régulièrement les doses, d’abord en quantité, puis en fréquence pour retrouver les effets du produit.
La tolérance augmente les risques pour la santé puisqu’elle entraîne une surconsommation de drogues pouvant aller jusqu’à une overdose.

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Comment devient-on dépendant ?

Au bout d’un moment se développe un phénomène de tolérance vis-à-vis du produit. Cela signifie, que les effets diminuent et qu’il faut augmenter la fréquence des prises de drogue pour obtenir le même effet. Plus je consomme plus je supporte, plus mon corps s’habitue, et plus la quantité du produit augmente. En même temps s’installe le phénomène de la dépendance qui se traduit par une envie irrésistible, impossible à étouffer, pour calmer le manque physique et/ou psychologique de drogue.
Au début, ce sont les effets positifs qui sont ressentis : état second, euphorie, sentiment de bien être, de liberté, de puissance, …. Puis un jour, le besoin de drogue et le syndrome de manque sont devenus constants : sueurs, pleurs, frissons, écoulement nasal, crampes, nausées, douleurs vomissements, diarrhées, angoisse, nervosité, … deviennent le lot du toxicomane s’il ne peut trouver son produit. La dépendance s’est installée pour toujours.

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Qu’est-ce qu’une overdose ?

L’overdose ou surdose est un coma par surdosage. Elle se traduit par une dépression respiratoire allant d’une faible diminution de la respiration à l’arrêt respiratoire entraînant l’arrêt respiratoire et ensuite la mort.
Le risque de surdosage est plus grand :

  • après une longue période d’abstinence (l’usager restant sur la quantité consommé lors de l’arrêt de la consommation), après un séjour en prison par exemple,
  • chez des utilisateurs occasionnels,
  • lorsqu’un produit plus concentré est mis sur le marché,
  • lors d’une première prise,…

Le terme d’overdose implique souvent une issue fatale, due à l’excès de consommation d’un produit (cf. « qu’est-ce que la tolérance »). En fait, les observations montrent que le toxicomane n’augmente pas ses doses spontanément. Les overdoses semblent plutôt dues à l’utilisation de mélanges (polytoxicomanie) entre des opiacés et des psychostimulants comme l’alcool et les benzodiazépines.

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Que faire en cas d’overdose ?

Il est important de ne pas laisser « partir » la personne en l’obligeant à se lever, parler, marcher… Si la personne a perdu connaissance, la mettre en position de sécurité (allongé sur le côté), dégrafer ses vêtements et appeler le SAMU ou les pompiers.

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Pourquoi ne sommes-nous pas égaux vis-à-vis du produit ?

La prise d’héroïne entraîne des conséquences différentes pour chacun ; certains seront plus vite dépendants que d’autres. Cela peut être dû à plusieurs raisons : elles peuvent être d’ordre psychologique, sociales, physiques, génétiques, …
Les effets des drogues sont également différents selon les individus. Il existe certainement une explication d’ordre psychologique permettant d’expliquer pourquoi un sujet « tombe » plutôt dans l’héroïne, un autre plutôt dans l’alcool, un autre plutôt dans ….
Il faut souligner que lorsqu’on est dépendant à l’héroïne on peut devenir dépendant plus facilement et plus rapidement à d’autres drogues, à certains médicaments, à l’alcool ou au tabac.

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Existe-t-il des traitements ?

Depuis quelques années, il existe des traitements dits de « substitution » utilisant soit la buprénorphine soit la méthadone. La substitution doit rester un acte médical fort en symbole, inscrit dans un projet de soins solides. Ils ont tous les deux un mode de dispensation différents :

  • le buprénorphine peut être délivré par un médecin généraliste. Il se présente sous forme de cachets avec plusieurs dosages (0,4 mg, 2 mg, 8 mg) ; les comprimés doivent fondre sous la langue pour un maximum d’efficacité,
  • la méthadone existe sous forme de sirop et de gélules, en plusieurs dosages (5 mg, 10 mg, 20 mg, 40 mg et 60 mg) et ne peut être délivré que par un centre spécialisé, un CSAPA.

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Quel est le rôle d’un traitement de substitution ?

A l’origine, la mise en place des traitements de substitution entrait dans la politique de réduction des risques. Dans le cas d’une prise en charge, il s’agit de substituer le produit, mais aussi les comportements liés à la consommation de ces substances psychoactives. Le traitement est un médicament de la même classe que l’héroïne mais qui a en même temps des effets opposés.
Le traitement de substitution permet :

  • de supprimer le syndrome de manque physique,
  • de stopper le cercle vicieux en réduisant le problème de dépendance et l’envie de drogue,
  • de permettre au sujet de se reconstruire psychologiquement, socialement,…

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Le traitement de substitution permet-il d’arrêter la drogue définitivement ?

Chaque personne réagit de façon différente par rapport à sa toxicomanie ; on peut penser que plus la toxicomanie dure longtemps, plus le traitement se verra prolongé.
Le traitement de substitution permet d’arrêter les drogues ainsi que les injections mais le but est d’arrêter de façon durable sans risque de rechute. Il faut donc se donner du temps pour retrouver « une vie normale » sans produit et d’accepter de réfléchir sur les raisons de sa toxicomanie. Il est nécessaire d’entreprendre un travail sur soi avec une aide psychologique et/ou médicale.
Le traitement de substitution constitue un support et une protection pour reconsolider sa vie et se reconstruire psychologiquement.

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Quel est le rôle du pharmacien ?

Une fois le relais entrepris auprès d’un pharmacien de ville, le patient sera amené à le rencontrer de façon régulière une fois pour semaine pour la délivrance des médicaments. Mais il n’a pas un rôle unique de délivrance, il a également un rôle d’écoute; par ailleurs, il connaît tous les médicaments et il est donc à même de pouvoir juger des interférences susceptibles d’exister entre les différentes prescriptions.

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Combien de temps doit durer un traitement de substitution ?

Chaque individu étant différents vis-à-vis du toxique, le traitement sera personnel pour chacun. Le traitement durera le temps nécessaire à chaque personne. Il n’existe pas de délai standard : certains pourront diminuer puis arrêter au bout de quelques mois, d’autres suivront le traitement plus longtemps, parfois il sera nécessaire de le suivre pendant plusieurs années.
De plus, le traitement peut être raccourci en fonction de l’avancée du patient sur le plan psychologique et/ou social et/ou familial, ….

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Est-il nécessaire d’être suivi par un psychologue ?

Les problèmes de toxicomanie sont le plus souvent liés à des problèmes psychologiques dont le sujet n’a pas forcément conscience ou qu’il a voulu occulter par la prise de drogue pour les « masquer ou les oublier » passagèrement.
Chacun a un vécu unique, personnel.
Il est important de pouvoir discuter sur ses choix de vie et d’essayer de comprendre « pourquoi », un jour le dérapage vers un produit a été effectué.

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Héroïne et grossesse ?

Les femmes qui prennent de l’héroïne ont souvent des aménorrhées (plus de règles) et peuvent ainsi être enceinte; l’usage continu d’héroïne pendant la grossesse présente d’énormes risques pour le fœtus et plus tard pour le bébé.
Pendant la grossesse, l’échographie du fœtus peut mettre en évidence un retard de croissance intra-utérin ; les risques de fausses couches sont augmentés et la naissance est souvent prématurée.
Le danger pour l’enfant se situe au moment de sa naissance : il risque de faire un « syndrome de manque », puisque l’héroïne durant toute la grossesse passe la barrière du placenta. Les opiacés sont ensuite stockés principalement dans le cerveau, les poumons, le foie et la rate du fœtus. L’enfant développe donc dans le ventre de sa mère une dépendance à l’héroïne et naît en manque. Ce manque se manifeste dans les trois jours et prend la forme de : tremblements, hyperthermie, irritabilité, cris, agitation, difficulté à coordonner la succion et la déglutition, diarrhées et parfois convulsions.
Si l’enfant n’est pas pris rapidement en charge, il risque de mourir. A l’heure actuelle les services de maternité sont capables de prendre en charge ce type de symptômes.
On propose souvent aux femmes enceintes dépendante à l’héroïne de ne pas arrêter de consommer, ce qui peut être dangereux pour l’enfant, mais plutôt d’entamer un programme de substitution. (cf. Grossesse et méthadone)

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Grossesse et méthadone ?

Il n’est pas contre indiqué à la femme enceinte de prendre de la méthadone durant sa grossesse ; au contraire, l’équipe hospitalière peut adaptée la dose du produit de substitution en fonction de l’évolution de la grossesse.
La méthadone n’entraîne pas de complications particulières durant la grossesse ou l’accouchement. Au fur et à mesure de la grossesse, il est souvent nécessaire d’augmenter le dosage de la méthadone afin d’éviter une souffrance (un manque) chez la mère qui entraînerait une souffrance chez le fœtus.
Deux à trois jours après l’accouchement, il est possible que l’enfant présente des signes de manques : stress respiratoire, bâillements, éternuements, fièvres, cris, pleurs, crampes, vomissements, diarrhées, … Il est alors nécessaire d’hospitaliser l’enfant afin de réduire progressivement ce syndrome de manque.
Le fait d’être substituée à la méthadone permet à la mère d’intégrer une équipe pluridisciplinaire en service hospitalier engageant différents acteurs autour de la naissance ; ainsi l’équipe intervient à différents niveaux :

  • prise en charge anté natale (avant la naissance),
  • prise en charge au moment de l’accouchement,
  • prise en charge post natale,
  • prise en charge à court terme (3, 6, 9 mois),
  • prise en charge à long terme (qualité des relations mère-père-enfant).

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Comment savoir si mon enfant est toxicomane ?

Vous pouvez dans un premier temps vous adresser dans un Centre de Soins aux Toxicomanes (CSST) ou un CSAPA pour obtenir des informations et des conseils sur la façon de s’y prendre. Par la suite vous pouvez lui poser directement la question en faisant état de vos inquiétudes par rapport à son comportement :

  • il rentre de plus en plus tard sans vraiment se justifier
  • il dépense beaucoup d’argent et vous ne voyez ou ne savez jamais ce qu’il achète,
  • il raconte de plus en plus d’histoires
  • il fume de plus en plus
  • vous découvrez des choses bizarres dans sa chambre (aluminium, cuillère, briquet, seringue,…)
  • ses résultats scolaires sont nettement en baisse ou il s’est fait renvoyé de son travail
  • il est d’une humeur changeante sans qu’on puisse expliquer pourquoi
  • plusieurs de ces signes « peuvent faire penser » que votre enfant peut avoir un problème de toxicomanie. Il vous est plutôt conseillé de prendre contact avec un centre de soins spécialisé en toxicomanie.

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Que faire si mon enfant est toxicomane ?

Avant tout prenez contact avec un centre de soins spécialisé en toxicomanie qui pourra vous informer et vous donner des conseils sur la marche à suivre. Il est inutile d’engager une conversation s’il est sous l’emprise de la drogue ou si vous-même êtes sous l’effet de la colère. Il est de faire part à votre enfant de vos doutes, de vos observations et de vos inquiétudes :

  • il rentre à des heures imprévues, il dépense beaucoup d’argent, il laisse traîner des choses douteuses (aluminium, cuillère, briquet, seringue, …) et que vous vous demandez si des fois il ne se droguerait pas. Qu’en pense-t-il ? S’il nie, inutile de poursuivre la communication et de jouer les agents de police.
  • s’il reconnaît avoir pris de la drogue, vous pouvez lui demander s’il accepterait d’aller consulter des professionnels pour y être aidé
  • s’il est d’accord, donnez-lui toutes les informations dont vous disposé afin qu’il puisse prendre lui-même un rendez-vous ; la première fois vous pouvez l’accompagner.
  • s’il refuse de se prendre en charge, allez vous-même consulter afin d’avoir des informations et des conseils et dite lui en rentrant que vous avez vu des professionnels parce que vous étiez en souffrance et que son comportement vous pose problème.

Il est important de pouvoir instaurer le dialogue et de rétablir un minimum de confiance. Inutile de l’engueuler ; il est préférable de parler ouvertement avec lui (rien n’est pire que d’ignorer la situation, « de faire comme si ») et de ne « pas le fliquer » (l’espionnage n’a jamais favorisé le dialogue).
Recherchez de l’aide auprès de spécialistes n’est pas un signe de faiblesse. Il existe des groupes de paroles de parents dont les enfants sont confrontés au problème de drogue.