Pour la famille

Je crois que mon enfant se drogue ; comment en être sûre ?
Mon enfant se drogue : que puis-je faire ?
Mon fils se drogue mais il ne veut rien entendre ; que faire ?
Est-il dangereux d’arrêter brutalement ?
Mon fils fume des joints, risque-il d’aller plus loin ?

Je crois que mon enfant se drogue ; comment en être sûre ?

Quoiqu’il en soit, les conseils qui vont suivre ne sauraient remplacer une étude approfondie de la problématique de l’usager et/ou de sa famille. Nous vous recommandons donc de nous contacter ou de remplir le formulaire afin d’obtenir une réponse personnalisée et de déterminer les actions les plus appropriées.

La réponse ne peut être unique ; elle va dépendre de chaque adolescent.

Les indices les plus fréquents sont :

  • yeux rouges et pupilles dilatées,
  • difficulté d’élocution, propos décousus,
  • irritation, bouche sèche, haleine particulière,
  • odeur de fumée différente de celle du tabac (imprégnation des vêtements),
  • difficulté de se souvenir de ce qui vient de se passer, d’être dit,
  • vous trouvez du papier pour rouler des cigarettes (pour faire des « joints »),
  • il possède des petits sachets en plastique ou une « barrette » de shit,
  • vous observez une chute rapide des résultats scolaires, avec un absentéisme grandissant,
  • vous le sentez moins motivé, moins enclin à s’investir dans de nouvelles activités ou à poursuivre celles existantes,
  • vous observez un changement dans ses relations,
  • les absences sont de plus en plus nombreuses, les excuses de plus en plus scabreuses,
  • il se replie sur lui-même, s’enferme dans sa chambre et ouvre les fenêtres pour aérer,
  • il devient irritable, les conflits avec l’entourage sont de plus en plus nombreux sans que ceux-ci soient véritablement justifiés,
  • vous constatez des disparitions d’argent, la vente d’une partie de ses affaires (cd, dvd, jeux vidéo, …),
  • il est souvent « pendu » au téléphone.

Si vous constatez une partie de ces indices, il est préférable de lui en parler et de lui faire part de vos inquiétudes au sujet de vos découvertes.

Mon enfant se drogue : que puis-je faire ?

Tout, évitez de faire « l’autruche » si vous avez remarqué une consommation de cannabis.
Pas de précipitation, ni de panique : prenez le temps de réfléchir, prenez conseil auprès de spécialistes, consultez un Centre de soins spécialisé pour vous faire aider. Instaurez un dialogue et un minimum de confiance : évitez de « l’engeuler », parlez ouvertement avec lui, évitez de le « fliquez ».
N’abordez pas la discussion s’il est sous l’emprise de la drogue ou si vous-même êtes sous l’effet de la colère.
Ayez un discours crédible avec un maximum d’objectivité.
Ne vous isolez pas : chercher des conseils auprès de spécialistes n’est pas une marque de faiblesse ; il existe des groupes de parole pour les parents dont les enfants sont usagers de drogue.
Evitez de culpabiliser et incitez-le le à se prendre en charge et à se faire aider et soigner.
Fumer un « joint » ne rend pas toxicomane, de même que boire un verre ne rend pas alcoolique ; en revanche, fumer ou boire comporte des risques dont il faut pouvoir parler.

Mon fils se drogue mais il ne veut rien entendre ; que faire ?

Inutile donc de lui « prendre la tête » ; il est important que vous puissiez en parler avec quelqu’un, que vous puissiez exprimer votre souffrance par rapport à cette problématique. Contactez un spécialiste dans un centre de soins, prenez des renseignements sur ce que vous pourriez faire, et dites à votre fils que vous avez fait des démarches pour essayer de comprendre la situation. Le centre pourra vous remettre de la documentation, des informations par rapport aux différents produits stupéfiants.
Vous pouvez également contacter différents organismes qui pourront vous renseignez et vous donnez des informations pertinentes :

DROGUES INFO SERVICE : 0 800 23 13 13 anonyme et gratuit depuis un poste fixe ou 01 70 23 13 13 depuis un portable coût d’une communication ordinaire

ÉCOUTE CANNABIS 7j/7 : 0 811 91 20 20 anonyme, coût d’une communication locale depuis un poste fixe

WWW.DROGUES.GOUV.FR : rubriques, adresses utiles et foire aux questions.

Est-il dangereux d’arrêter brutalement ?

Il est bien évident que cela dépend du type de fumeur : est-il un fumeur occasionnel ou un fumeur régulier ? Quelle est la teneur en THC du produit ? Combien de « joints » fume-t-il par jour ?
Il faut également prendre en compte la consommation tabagique, il existe souvent une dépendance au tabac étant donné qu’il est associé au produit. Il est nécessaire, pour pouvoir arrêter toute consommation de cannabis de modifier, de changer ses habitudes. Par ailleurs lors de l’arrêt du cannabis l’usager devra veiller à ne pas augmenter sa consommation tabagique ou chercher un autre produit pour combler ce manque.
L’arrêt du cannabis peut faire émerger certains problèmes que la consommation du produit avait masqué : troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, troubles du comportement, anxiété, problèmes relationnel avec l’entourage ou les amis, …
Il paraît important que lors de l’arrêt un temps soit réservé à la parole avec un spécialiste (médecin ou psychologue) afin d’apprécier les risques liés à l’usage, les « recettes » pour arrêter et les moyens qui peuvent aider à la réussite et limiter les rechutes.

Mon fils fume des joints, risque-il d’aller plus loin ?

Ce n’est pas parce que votre fils fume des joints qu’il cela va l’entraîner inévitablement vers les drogues dures ; mais généralement tous les héroïnomanes ont commencé par fumer du cannabis. Un autre problème est que les adolescents se tournent vers des jeunes qui ont la même problématique et ainsi ils ne voient que des adolescents du même milieu. L’appartenance au groupe peut devenir hasardeux quand, lors d’une rencontre il ne circule plus que de l’héroïne, de la cocaïne ou un autre produit qui n’avait jamais été utilisé jusqu’alors. Il y a donc plus de risque à être entraîné vers d’autres substances.