Lignes
téléphoniques | Lieux d'accueil
Sites
internet | Lexique
Les
lignes téléphoniques pour être aidé :
• Drogues Info Service 0 800 23 13 13
Appel gratuit depuis un poste fixe.
A partir d’un portable : 01 70 23 13 13 au prix d’une
communication
ordinaire.
7 jours / 7.
• Ecoute Alcool 0 811 91 30 30
Coût d’une communication locale depuis un poste fixe.
7 jours / 7 de 14h00 à 2h00.
• Ecoute Cannabis 0 811 91 20 20
Coût d’une communication locale depuis un poste fixe.
7 jours / 7 de 8h00 à 20h00.
Ces trois lignes sont gérées
par le service national d’accueil téléphonique Drogues Alcool
Tabac Info Service (DATIS) qui apporte une aide pour faire face aux difficultés
liées à la consommation de toutes substances
psychoactives et propose
7j / 7, de façon confidentielle et anonyme :
- une aide et un soutien adaptés aux besoins de chacun,
- des informations précises sur les effets, les risques, la loi, les lieux
d’accueil,
- des conseils de prévention,
- une orientation vers des professionnels compétents.
• Tabac Info Service
0 825 09 310
Du lundi au samedi de 8h00 à 20h00 (0,15 euros la minute).
Un seul numéro pour les fumeurs et les professionnels de santé.
Cette ligne propose un accompagnement personnalisé aux fumeurs souhaitant
arrêter leur consommation : au cours d’un entretien téléphoniques,
des tabaccologues diplômés font le point avec leur interlocuteur
sur sa dépendance, son expérience de l’arrêt, ses motivations,
ses craintes, les difficultés qu’il peut rencontrer, les traitements
les plus appropriés…
La personne peut être rappelée, si elle le souhaite, pour être
soutenue dans sa démarche.
• Fil Santé Jeune 0 800 235
236
Tous les jours de 8h00 à minuit, anonyme et gratuit.
Ce service propose aux jeunes une écoute individualisée en matière
de santé physique, psychique et sociale par des psychologues et des
médecins.
• Ecoute Dopage 0 800 15 2000
Numéro vert gratuit depuis un poste fixe, confidentiel et anonyme.
Du lundi au vendredi de 10h00 à 20h00
Cette ligne est destinée à aider et à orienter efficacement
les sportifs en difficulté face au dopage et toutes les personnes concernées
de près ou de loin par les questions concernant le dopage. Les chargés
d’accueil téléphonique sont des psychologues ou des médecins
du sport ayant une formation spécialisée.
• Sida Info Service 0 800 840 800
Numéro vert depuis un poste fixe, confidentiel et anonyme.
7 jours / 7.
• Hépatites Info Service 0 800 845 800
Tous les jours de 9h00 à 23h00.
Service d’écoute anonyme, confidentiel et gratuit sur les hépatites.
Ces deux dernières lignes permettent de répondre à des
interrogations liées aux hépatites, et au VIH/Sida ainsi qu’aux
autres pathologies qui, par leur mode de transmission s’apparentent au
VIH. Sida Info Service et Hépatites Info Service sont à l’écoute
de tous : séronégatif, séropositif, malade ou proche d’une
personne touchée.
Haut de page
Les lieux
d'accueil :
Il est possible de s’adresser à un professionnel
de santé (infirmière scolaire, médecin
du travail) ou à son médecin traitant qui saura
assurer une prise en charge ou réorienter si nécessaire.
Il est également possible de s’adresser à des structures
spécialisées :
• Les Points Accueil Ecoute Jeunes (PAEJ)
Ce sont des lieux d’accueil, d’écoute et de parole qui s’adressent
aux jeunes les plus en difficulté. Une de leurs missions est la prévention
des conduites à risques.
• Les Consultations spécifiques pour
la Cannabis
Depuis 2005, un réseau de consultations a été mis en place
dans l’ensemble des départements. Gratuites et anonymes, elles sont
destinées aux jeunes consommateurs de cannabis et autres substances
psychoactives et à leur famille. Ces consultations menées par des professionnels
formés aux spécificités du cannabis permettent :
- d’effectuer un bilan des consommations,
- d’apporter une information et un conseil personnalisé aux consommateurs
et à leur famille,
- de proposer une prise en charge à long terme lorsque la situation le
justifie.
• Aide au Sevrage tabagique
Des consultations d’aide au sevrage tabagique, implantées le plus
souvent dans les hôpitaux, ou dans des CCAA prennent en charge les fumeurs
les plus dépendants et les personnes ayant déjà souffert
d’une maladie liée au tabac.
Des consultations médicales en médecine générale
sont aussi proposées. Le sevrage tabagique peut être accompagné d’un substitut nicotinique (patch, gommes à mâcher) ou de médicament
(type Ziban) ; ces traitements peuvent aussi être délivrés
aux fumeurs hospitalisés.
• Soins en Alcoologie (CCAA)
En ambulatoire, les CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie)
proposent des soins et un accompagnement psychologique et/ou
social aux personnes en
difficulté avec
l’alcool (200 centres sont implantés en France).
En milieu hospitalier, des unités d’accueil en alcoologie (ULMA)
accueillent 20 000 malades par an et leur proposent un traitement.
Des centres de postcures proposent des soins, une aide à la réinsertion
sociale et un soutien psychologique.
• Les CSST
Les CSST (Centre de Soins Spécialisés pour Toxicomanes) accueillent
toute personne souffrant d’une dépendance et assurent la prise en
charge d’environ 70 000 personnes. Les 250 organismes ouverts en France
proposent une grande diversité de prestations (médicales, psychologiques,
sociales, éducatives).
Une cinquantaine d’établissements offrent un hébergement
(appelé généralement postcure). Les hébergements
sont organisés selon le projet personnel de la personne dépendante
et sa situation en vue d’une stabilisation : dans un cadre collectif, dans
des réseaux de familles d’accueil, ou encore en appartements thérapeutiques
relais. Des hébergements de transition et d’urgence, des nuitées
d’hôtel peuvent également être proposés selon
la structure d’accueil, la demande et la situation de la personne.
Dans les hôpitaux, les centres de santé, les centres médico-psychologiques,
des conseils et des soins peuvent être donnés à tous ceux
qui en font la demande.
Pour connaître la structure d’accueil la plus
proche de chez vous :
- par Internet : www.drogues.gouv.fr rubrique «adresses utiles»
- par téléphone :
- Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 (appel
gratuit depuis un poste fixe).
- Ecoute Cannabis : 0 800 91 20 20 (coût d’un
communication locale depuis un poste fixe).
Haut
de page
Les sites
Internet :
www.drogues.gouv.fr pour en savoir plus sur les drogues,
leurs effets, leurs dangers, ….
Le site www.drogues.gouv.fr donne accès à :
- des informations scientifiques actualisés
sur tous les produits : alcool, cannabis, cocaïne,
héroïne, tabac et autres drogues ;
- une synthèse de presse quotidienne, des données
chiffrées et les derniers rapports scientifiques
;
- une base de données documentaire.
Drogues Info Service sur www.drogues.gouv.fr anime
trois rubriques :
- Vos questions / Vos réponses ; espace de dialogue
et de conseils pour recevoir des réponses précises
anonymes et consultables par tous.
- Questions les plus fréquemment posées ; rubrique qui apporte des informations synthétiques
et précises sur un thème, une problématique
(le cannabis, les drogues et la loi, le dépistage
des produits …).
- Adresses utiles ; rubrique qui permet de trouver
les coordonnées de tous les services spécialisés
:
- par domaine de compétence : alcoologie, prévention, toxicomanie,
tabacologie ;
- par type d’activité : information, prévention, soin ;
- par département ou par région.
www.inpes.sante.fr
Le site de l’Institut National de Prévention
et d’Education pour la Santé (INPES) présente
les programmes de prévention (tabac, drogues, alcool,
sida, etc…), les actions de communication, les publications,
les actions de terrain, les formations, les bases documentaires,
la pédagothèque,… Un site pour le grand
public et les professionnels.
www.filsantejeunes.com
Le site propose une documentation sur la santé des
jeunes, des dossiers mensuels, des actualités hebdomadaires,
plusieurs forums et la possibilité de questionner
des professionnels de santé par mail.
www.tabac-info-service.fr
Le site est dédié à l’arrêt
du tabac. Développé par l’Institut National
de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES),
il propose des outils et des exercices interactifs pour faire
le point sur sa dépendance, ses motivations pour arrêter,
etc…, ainsi qu’un coaching interactif pour être
accompagné dans sa démarche d’arrêt.
La
MILDT www.drogues.gouv.fr
Site la Mission Interministérielle de Lutte contre
la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) ; information sur les
drogues (à découvrir, un espace Questions/Réponses
animé par Drogues Info Services)
CAAT 78 www.caat78.org
Le Centre d'Accueil et d'Aide aux Toxicomanes (CAAT) et à leur
famille est une association d'accueil, d'écoute
et d'aide aux jeunes, parents et familles, de prévention
et de lutte contre les drogues et la toxicomanie. L'association
dispense également des actions de prévention
en milieu scolaire et carcéral. Son site aborde
tous les aspects : santé, social, conseils aux familles,
juridique, structures d'aide, structures de lutte, statistiques, …
Toxibase www.toxibase.org
Toxibase a pour mission de mettre à disposition des
professionnels et du tout public l'information et la documentation
spécialisée sur les drogues et les dépendances.
C'est un réseau national soutenu par la MILDT qui
rassemble une douzaine de centres d'information et de documentation
et développe de nombreux partenariats avec l'étranger.
Haut
de page
Lexique A B C D E F G H I J K L M N O P R S T V W-Z
Abstinence : Abstention volontaire et durable de la consommation
d'un produit susceptible de donner lieu à une dépendance (alcool, tabac, drogue, médicaments, …). L'abstinence
durable et définitive permet seule de venir à bout
d'une dépendance. Son instauration constitue l'objet
des cures dites de désintoxication, confortées
par des postcures ayant pour but le réapprentissage
ou l'apprentissage d'une vie affective, sociale et culturelle
libre de dépendance aux psychotropes.
Abus (ou
usage nocif) : (du latin "abusus", usage
mauvais et exagéré) ; utilisation excessive
et volontaire, permanente ou intermittente, d'une ou plusieurs
substances psychoactives, ayant des conséquences préjudiciables à la
santé physique et ou psychique.
Accoutumance : terme général englobant les
phénomènes de tolérance et de dépendance psychique et physique (Sylvain Pirot).
Accroché : Etre accroché, être dépendant.
Acide : Expression populaire pour désigner le LSD.
Acétylcholine : Neuromédiateur dont l'action
peut être perturbé par différents psychotropes.
Achats addictifs ou compulsifs : Addiction sans drogues,
caractérisé par un besoin d'acheter de manière
compulsive des objets variés sans en avoir l'utilité ni,
souvent les moyens financiers. Les objets peuvent être
variable selon les personnes : vêtements, chaussures,
produits de beauté, cd, matériel vidéo, … Les
achats pathologiques présentent de nombreux points
communs avec les autres états de dépendance.
Ils se traduisent par un besoin irrépressible (craving)
d'acheter et par un état de tension qui subsiste tant
que l'acte d'acheter n'est pas accompli. L'investissement
du sujet porte sur le comportement d'achat lui-même
et non sur la possession qui en découle.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Achats
compulsifs.
Addiction : Relation de dépendance plus ou moins aliénante
pour l'individu, et plus ou moins acceptée voire parfois
totalement rejetée par l'environnement social de ce
dernier, à l'égard d'un produit (drogue, tabac, alcool, médicament, alimentation), d'une pratique
(jeu, sport, ordinateur, travail) ou dune situation (relation
amoureuse).
Addictogène : Se dit d'un produit dont la consommation
conduit à l'addiction.
Adrénaline : Hormone secrétée par la
glande médullosurrénale, qui accélère
le rythme cardiaque, augmente la tension artérielle
et permet à l'organisme de s'adapter rapidement à des
agressions extérieures.
Afghan : Cannabis d'Afghanistan.
Agent psychoactif : Toute substance chimique qui influence
l'activité mentale (ex : alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, médicaments, ….).
Agoniste : Molécule qui mime l'action du neurotransmetteur
sur son site récepteur et entraîne par conséquent
des effets identiques.
Aigle noir : Nom d'un buvard de LSD se rapportant au motif
imprimé sur le buvard.
Alcaloïde : Nom utilisé pour nommer les substances
d'origine végétale comme la caféine,
la nicotine ou la cocaïne.
Alcool : Désignation populaire de l'éthanol,
principe déterminant l'effet psychotrope des boissons
dites alcoolisées. L'alcool est obtenu par fermentation
de végétaux riches en sucre (raisin, pomme,
poire, riz, pomme de terre, bois, …) ou par distillation.
On distingue les boissons fermentées (vins, bières,
cidre), les boissons obtenues par distillation (whisky, scotch,
rhum, vodka, gin, …), les liqueurs obtenues par adjonction
d'eau de vie à des boissons à bases de fruits
ou de plantes médicinales (bénédictine,
chartreuse, …).
Pour plus de renseignements, voir la Foire aux Questions Alcool.
Alcoolémie : Taux d'alcool dans le sang. L'alcoolémie
est proportionnelle à la quantité d'alcool
ingérée. Le taux autorisé en France
est 0,5 g/l, soit l'équivalent de deux verres d'alcool.
Pour plus de renseignements consulter la Foire aux
Questions Alcool.
Alcoolisme : L'alcoolisme peut se définir comme la
perte de la liberté de s'abstenir d'alcool. C'est
l'abus des boissons alcooliques avec une certaine régularité et
une certaine quantité, entraînant des troubles
physiologiques et psychiques de la personne. On estime à 5
millions le nombre de personnes que leur consommation d'alcool
expose à des difficultés médicales,
psychologiques et sociales et, à 2 millions de personnes dépendantes de l'alcool en France.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Alcool.
Alcoolisme fœtal (syndrome d’) : Le
SAF, parfois désigné par le terme embryofoetopathie
alcoolique, est une intoxication alcoolique de l’embryon
ou du fœtus dû à la consommation d’alcool
de la mère pendant la grossesse et qui perturbe le
développement des organes. Une consommation, même
occasionnelle ou faible, d’alcool pendant la grossesse
n’est pas anodine et peut entraîner des risques
pour l’enfant à naître. L’alcool
passe du sang maternel au sang du fœtus sans que le
placenta ne joue le rôle de "filtre" : les
concentrations d’alcool chez le fœtus sont donc
très proches des concentrations dans le sang maternel.
Selon les organes affectés, il peut se manifester
par des malformations, des déficiences intellectuelles
ou d’autres troubles congénitaux. Il entraîne
souvent des troubles du comportement et une modification
des traits du visage appelée une dysmorphie cranio-faciale
caractérisée par des fentes palpébrales
fines, une ensellure nasale marquée, une bosse entre
les yeux, une lèvre supérieure mince et convexe.
Les troubles peuvent apparaître pour de faibles consommations
et on ne connaît pas le seuil au-dessous duquel la
consommation d’alcool chez la femme enceinte n’a
pas de conséquence sur la santé du fœtus
: il est donc indispensable de s’abstenir de consommer
toute boisson alcoolisée tout au long de sa grossesse.
Alcoolodépendance : La dépendance à l'alcool
est d'origine plurifactorielle. Elle repose surtout à des
schémas comportementaux communs à toutes les
substances addictives et sur des mécanismes physiologiques également
propres aux diverses drogues, faisant intervenir en particulier
le "système de récompense" du cerveau
(Sylvain Pirot).
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Alcool.
Alcoolodépendance (traitement de
l') : La prise en charge du patient dépendant de l'alcool,
comme celle de tout toxicomane, repose avant tout sur un
suivi pluridisciplinaire incluant un traitement médicamenteux,
si nécessaire, un suivi psychothérapique à plus
ou moins long terme et un accompagnement sociale, le cas échéant.
Alcopop ou prémix : Boisson alcoolisée à base d'alcool fort (whisky, gin, vodka, rhum, etc …) et
de soda gazeux ou non, coloré et très sucré pour
masquer l'alcool. Ces boissons très variées
ont un grand succès auprès des jeunes qui les
utilisent pour "se sentir bien" ou "se défoncer".
Elles sont particulièrement dangereuses car elles
laissent supposer qu'elles ont moins d'effet que l'alcool
fort et incitent ainsi à une plus forte consommation.
Amnésie : Perte de la mémoire, totale ou partielle,
temporaire ou définitive qui peut résulter
de la consommation abusive de certaines drogues ou médicaments.
Amotivationnel (syndrome) : Ensemble de manifestations psychiques,
caractérisées par un désinvestissement
existentiel, et parfois décrites chez l'usager de
cannabis.
Amphèts : Amphétamines.
Amphétamines (ou Speed) : Excitants synthétiques
atténuant les sensations de faim et de fatigue, et
permettant des efforts et une concentration prolongée.
Les effets durent de 8 à 12 heures, et génèrent
en cas de consommation fréquente des problèmes
cardiaques, de l'agressivité, de la paranoïa et de l'anxiété. A fortes doses, les "amphèts" provoquent également
des hallucinations et des psychoses chez les personnes prédisposées.
Elles entraînent une accoutumance psychologique et
une importante tolérance. Elles se présentent
sous forme de pilules ou de poudre, se sniffent, se fument
ou s'injectent. Les amphétamines étaient dans
un premier temps utilisés lors de la seconde guerre
mondiale, puis se répandirent dans la population,
notamment chez les sportifs, les artistes et les étudiants … On
en trouve actuellement sur le marché sous différentes
formes, avec différentes dénominations et associées à de
nombreuses autres drogues.
Anabolisant : Substance stimulant un accroissement du système
musculaire, essentiellement utilisée par les sportifs
et notamment les personnes pratiquant la musculation.
Analgésique : Substance médicamenteuse qui
atténue ou supprime la douleur.
Anémie : Diminution du nombre de globules rouges dans
le sang entraînant pâleur, fatigue, essoufflement,
syncopes, vertiges et troubles digestifs.
Anorexie : Réduction ou perte d'appétit. L'anorexie
touche essentiellement les jeunes femmes avec deux pics de
survenue, vers 12-13 ans et vers 18-20 ans. On relève
une prédominance féminine (dix femmes pour
un homme). On tend actuellement à distinguer deux
types d'anorexie, en fonction de la présence ou de
l'absence de crises de boulimie, de vomissements provoqués,
de prises de purgatifs (laxatifs, diurétiques, lavements)
; le type dit "restrictif" étant celui qui
ne comprend pas ses éléments.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Troubles alimentaires.
Anorexigène : Qui provoque l'anorexie.
Antabuse (effet) : Réaction physiologique désagréable
induite par l'association d'alcool avec certains médicaments,
notamment le disulfirame (Espéral).
Antagoniste : Molécule synthétique dont l'action
s'oppose à celle du neurotransmetteur – et du
(ou des) agoniste (s) – au niveau du site récepteur.
Ainsi, la buprénorphine ou subutex est un antagoniste
et un agoniste partiel de certains récepteurs opiacés
employé comme traitement de substitution chez les
héroïnomanes. La naloxone est un antagoniste
morphinique : administrée lors d'une overdose par héroïne, morphine ou par un autre agoniste opiacé,
elle lève l'action de la drogue et limite donc ses
effets toxiques, notamment respiratoires, permettant de limiter
le risque d'overdose.
Antalgique : Se dit d'une substance propre à calmer
la douleur.
Antidépresseur : Médicaments qui combat les
effets dépressifs. La prescription d'antidépresseurs
chez les sujets dépendants est aujourd'hui banale,
compte tenu des liens étroits existants entre les
troubles de l'humeur et les addictions avec drogue (toxicomanies, alcoolisme et tabagisme) ou sans drogue (jeu pathologique, troubles des conduites alimentaires, kleptomanie, etc …).
Ces médicaments peuvent traiter une dépression
primaire ou une dépression secondaire, révélée
ou suscitée par le sevrage ou l'arrêt de la
pratique addictive.
Anxiété : Etat d'alerte psychique et de mobilisation
physique caractérisé par une sensation d'attente
sans objet précis, par un sentiment d'abandon ou de
mort imminente avec malaise somatique intense (angoisse).
Anxiolytique : Médicament tranquillisant combattant
l'angoisse et l'anxiété.
Apathie : Incapacité de ressentir des émotions
ou à réagir par mollesse, indifférence
ou état dépressif. On rencontre ce type de
phénomène chez les fumeurs de cannabis, couplé à un
manque de motivation et une difficulté de concentration.
Autosupport : (anglais : "self-help").
Regroupement de volontaires, généralement des
toxicomanes, que réunit un groupe d’entraide,
de satisfaction de besoins partagés et de résolution
d’un
problème social, auquel le groupe répond par
ses propres ressources. L’autosupport repose sur un
postulat : les sujets dépendants en général,
et les toxicomanes en particulier, portent en eux les ressources
nécessaires pour trouver de façon spontanée
les réponses adéquates aux problèmes
auxquels leur pratique les confronte. Les mouvements d’autosupport
concernent les personnes alcoolo dépendantes, les
joueurs pathologiques, les addicts d’Internet, les
personnes souffrant de troubles alimentaires, les dépendants
de la sexualité, du travail et bien sur les toxicomanes.
Haut
de page
Bad Trip : "Mauvais voyage" surtout sous l'influence
du LSD ou d'autres drogues. Le bad trip peut survenir dès
le début de la montée – lorsque les effets
de la drogue commence à se manifester – ou plusieurs
heures après avoir pris la drogue. Il peut se caractériser
par une forte montée d'angoisse, par des crises de phobies,
une paranoïa, une crise de panique ou un délire.
Dans la plupart des cas, les symptômes s'estompent avec
les effets du produit. Dans certains cas rares, l'expérience
se révèlent suffisamment traumatisante pour engendrer
des troubles durables regroupés sous le nom de "syndrome
post-hallucinatoire persistant" : angoisses, phobies, état
confusionnel, dépressions ou bouffées délirantes
aiguës.
Barbiturique : Médicaments qui sont utilisés
dans le traitement de l'insomnie et de l'épilepsie et
pouvant donner lieu à un usage toxicomaniaque. Dans
le cas d'abus chronique, se développe très rapidement
une tolérance aux barbituriques, une dépendance physique et psychologique. A un certain point, la dose requise
devient supérieure à la dose létale, entraînant
coma et décès sans prise en charge médicale
urgente.
Barrette : Morceau de 5 grammes de cannabis provenant d'une savonnette de 250 grammes de résine de cannabis.
Base : Dérivé de la cocaïne obtenu par mélange
avec de l'ammoniaque ou du bicarbonate de soude et en chauffant,
ce qui produit un "caillou" rincé puis cassé en
morceaux pour être fumé.
Bedo : "Daube" en verlan = joint
de cannabis.
Benzodiazépine (benzo) : Molécule exerçant
une action pharmacologique anxiolytique et hypnotique (selon
la dose) donnant lieu à une fréquente automédication,
dans l'ensemble de la population et souvent utilisée
par des toxicomanes pour atténuer les symptômes
du manque ou pour réduire l'anxiété.
Beu : Herbe de cannabis en verlan.
Bhang : Boisson enivrante de tradition indienne,
préparée
par mélange à du lait d'une pâte de feuilles
de cannabis, associant fréquemment des épices.
BHD : Buphrénorphine Haut Dosage (voir buprénorphine ou subutex).
Blanche : (Neige). Expression populaire pour
désigner
la cocaïne.
Blue sky, Bonbec, Bonbon : Quelques noms de l'ecstasy.
Boulette : Haschich.
Boulimie : Trouble des conduites alimentaires où alternent
des ingestions impulsives et massives de nourriture, avec sentiment
de culpabilité, et des phases d'anorexie parfois entretenues
par des prises de médicaments (anorexigènes).
Comme pour l'anorexie, la préoccupation obsédante
du poids et des formes corporelle est centrale. Touchant essentiellement
les femmes, la prévalence féminine est toutefois
moindre dans le cas de la boulimie.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Troubles alimentaires.
Brown sugar : (anglais : "sucre
brun"). Héroïne de couleur brunâtre,
importée d'Asie (Inde).
Buprénorphine ou Subutex : Opiacé dérivé semi
synthétique prescrit à dose faible (0,2 à 1
mg par jour) dans le traitement de la douleur et à dose
très supérieure (2 à 16 mg par jour) dans
le traitement de substitution des héroïnomanes.
La buprénorphine neutralise partiellement les effets
de l'héroïne, calme le syndrome de manque et n'expose
pas à un risque de tolérance. Toutefois, le détournement
de l'usage de ce médicament demeure fréquent,
certains n'hésitant pas à cumuler les prescriptions, à sniffer ou à s'injecter le produit. C'est pourquoi depuis quelques
temps une réflexion s'est engagée pour classer
ce produit parmi les produits stupéfiants afin de limiter
le nombre de prescripteurs et d'éviter le marché noir.
Pour plus d'informations reportez-vous à la Foire
aux Questions Héroïne.
Buvard : Dans le jargon des toxicomanes, on
appelle ainsi de petits morceaux de papiers imbibés d'une substance psychoactive comme le LSD ou la PCP. Plus couramment, ils sont désignés
en France sous le terme "trip".
Bus méthadone : Unité mobile offrant aux populations
de toxicomanes les plus précarisés l'accès à une substitution dite de "bas seuil". Ces autobus, spécialement
aménagés, sont utilisés, de manière
prioritaire, pour toucher les usagers de substances psychoactives les plus marginalisés, qui ne sont pas en situation
d’être admis dans des CSST ou qui éprouvent
des difficultés à en accepter les exigences.
L’offre quotidienne d’une faible dose de méthadone,
dite "bas seuil", permet de limiter ou d’atténuer
le manque chez ces usagers, et, par là même conduits
ces derniers à réduire leur recherche de drogue
; elle permet un relatif contrôle de la consommation
parallèle d’opiacés illicites et favorise
un premier contact avec une équipe de professionnels.
Haut
de page
Caféine : Alcaloïde contenu notamment dans le caféier,
la feuille du théier ainsi que dans les boissons préparées à partir
de ces matières premières : café, thé,
chocolat, cola,… et entraînant un effet stimulant.
Caillou : Mode de présentation d'une dose de crack,
de cocaïne basée ayant la forme d'un petit caillou.
Came : Désigne la drogue en général.
Camé : Se dit de la personne qui consomme de la drogue.
Cannabinoïde : Substance dérivée du cannabis ou obtenue par synthèse chimique apparentée au THC (TétraHydroCannabinol)
Cannabis : Nom scientifique "cannabis sativa", né en
Asie Centrale, le cannabis est une des plus anciennes plantes
cultivées. Connu depuis l'Antiquité pour ses
vertus médicinales et pour son utilisation textile (chanvre)
le cannabis s'est largement répandu de part le monde.
Le cannabis est à l'origine de nombreuses préparations
: Haschich (résine et sommités fleuries), Kif (résine, feuilles et fleurs), Marijuana (feuilles et
sommités fleuries), Bhang (feuilles mûres séchées)
dont l'activité psychotrope est principalement induite
par l'un des cannabinoïdes qu'il contient, le THC. Une
consommation régulière de cannabis peut entraîner
une dépendance psychologique voire physique.
Pour plus d'informations reportez-vous à la Foire
aux Questions cannabis.
CCAA : Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie.
Initialement dénommé CHA (Centre d'Hygiène Alimentaire),
puis CHAA (Centre d'Hygiène Alimentaire et d'Alcoologie)
ces centres ont pour mission d'assurer le diagnostic et la
prise en charge des personnes en difficulté avec l'alcool ainsi que l'accompagnement des personnes et de leur entourage.
L'équipe du CCAA est pluridisciplinaire composée
de médecin, de psychologue et de travailleur social,
formée en alcoologie.
Champignon hallucinogène : Diverses espèces
de champignons peuvent induire, après ingestion, des
modifications sensorielles ou des hallucinations. Les plus
communs et les
plus connus dans nos régions appartiennent aux psilocybes (les psilos). La plupart des usagers comparent les effets des
champignons hallucinogènes à ceux du LSD : hallucinations
(visuelles et/ou auditives), sentiments exacerbés d'euphorie
ou d'effroi, perte de repères spatio-temporels, rêve éveillé,
dépersonnalisation, délire, fous rires, ....
Comme
pour tous les produits psychédéliques,
les effets peuvent parfois se transformer en "bad trip".
Lorsque les effets s'estompent, lors de la "descente",
peuvent apparaître une lassitude et parfois un état
dépressif.
Du fait de leur puissant caractère hallucinogène,
les champignons hallucinogènes peuvent générer
des accidents psychiatriques graves et durables, parfois dès
la première prise. On parle alors de "syndrome
post-hallucinatoire persistant", à savoir angoisses,
phobies, état confusionnel, dépression voire
bouffées délirantes aiguës.
Un usage régulier et prolongé peut induire des
troubles cardiaques et rénaux. De même, il existe
un "effet retour" qui replace quelques minutes l'usager
dans l'état généré par la consommation
de champignons hallucinogènes sans en consommer et ce
même plusieurs mois après la dernière prise.
Chanvre : Variété de cannabis dont on extrait le hachisch et la marijuana.
Chasser le dragon : Fumer ou inhaler, particulièrement
de l'héroïne.
Chichon : Résine de cannabis.
Chocolatomanie : Certaines personnes avouent être dépendantes du chocolat et disent ne pouvoir s'en passer. Les chocolatomanes
sont volontiers sportifs, actifs ou hyperactifs, sociables
et auraient tendance à intérioriser leurs conflits.
Ils consomment du chocolat dans des situations de stress ou
de conflit. C'est leur "drogue", et quand elles en
manquent, elles sont capables de se lever au milieu de la nuit,
prendre la voiture, et aller au distributeur de la gare s'acheter
une tablette.
Cocaïne : Chlorhyrate de cocaïne, alcaloïde extrait du coca (plante d'Amérique latine). La cocaïne
se présente sous la forme d'une poudre neigeuse et cristalline,
souvent coupée ou mélangée à d'autres
substances par les trafiquants, ce qui accroît la dangerosité et
potentialise les effets et les interactions entre des produits
dont on ne connaît pas la composition. Classée
comme stimulant, la cocaïne provoque une euphorie immédiate,
un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une
indifférence à la douleur et à la fatigue.
Ces effets vont laisser place ensuite à un effet dépressif
et à une anxiété que certains apaiseront
par une autre prise, ou en prenant un autre produit comme l'héroïne
ou des médicaments psychoactifs. Les effets sont immédiats
et plutôt bref et entraîne une dépendance psychique importante ("craving"). La cocaïne
cause des lésions de la paroi nasale, quant elle est sniffée, et des problèmes cardio-vasculaires
(infarctus notamment). Elle peut également être
injectée, quelque fois sous forme de "speed ball" rendant
la dépendance beaucoup plus rapide.
Co-dépendant : Etat d'un ami ou d'un
parent qui vit la toxicomanie d'un proche. Cette problématique se caractérise
par des symptômes qui varient d'une forme de dépression,
de solitude à un sentiment qui ressemble à un
mal de vivre et note un sentiment d'impuissance face à la
maladie d'un enfant ou d'un proche qui est dépendant d'un ou de plusieurs produits.
Codéine : Alcaloïde extrait de l'opium, utilisé en
thérapeutique pour ses propriétés analgésiques et antitussives, mais fréquemment employé par
des toxicomanes comme produit de substitution, pour atténuer
les effets de manque.
Coke : Expression populaire pour désigner la cocaïne.
Conduites alimentaires (troubles des) : Ensemble de
conduites déviantes par rapport à la "norme" culturelle
d'utilisation de la nourriture, souvent rapprochées
des conduites toxicomaniaques. Ils mettent en lumière
les articulations entre l'individu, son corps, son psychisme
et le contexte familial, culturel et/ou social. Généralement
il n'y a donc pas de cause univoque de cette addiction. Les
principaux troubles des conduites alimentaires sont l'anorexie, la boulimie, l'hyperphagie boulimique, l'hyperphagie nocturne,
les fringales de sucres et la chocolatomanie.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Troubles alimentaires.
Couper : Séparer ou mélanger un produit en diverses
parties à l'aide d'autres substances ce qui permet d'en
augmenter artificiellement le volume donc le prix de l'unité de
poids ; de ce fait, le produit perd de son efficacité entraînant
souvent une augmentation des doses afin d'obtenir des effets
identiques. Ainsi, le cannabis peut être coupé avec
de la paraffine, du henné, du cirage, des excitants, … L'héroïne peut être coupée avec du talc, de la magnésie,
des médicaments, … on a, lors d'une analyse, trouvé du
verre pilé, entraînant des dégâts
considérables si le produit est sniffé ou injecté.
Crack : (onomatopée évoquant le bruit que produisent
les cristaux en se consumant). Ce sont des résidus de cocaïne auxquels on ajoute du bicarbonate de soude, de
la lidocaïne et d'autres produits souvent indéterminés.
Il se présente sous forme de caillou et à l'apparence
neigeuse et cristalline de la cocaïne. Le crack se fume
en pipe, s'injecte rarement, et la dépendance est très
rapide. Similaire à ceux de la cocaïne, ses effets
plus puissants mais plus bref ne dépassent guère
que 10 minutes obligeant le toxicomane à une répétition
des prises (craving).
Craving : (américain "désir ardent", "appétit
insatiable"). Désir irrépressible et violent
d'utiliser une drogue addictive (surtout l'héroïne,
la cocaïne et autres psychostimulants, le crack et les amphétamines) surgissant parfois longtemps après
le sevrage.
Cristal ou crystal : Méthédrine et amphétamines, stimulant et hallucinogène puissant.
L'usage abusif conduit rapidement à la dépendance.
CSST : Centre Spécialisé de Soins aux toxicomanes.
Il en existe plus de 260 en France. Ces centres proposent un
accompagnement individualisé médical et/ou psychologique
et/ou social de toutes personnes confrontées à un
problème de toxicomanie (drogues, médicaments,..)
ainsi qu'un soutien aux familles. Le centre de soins peut également
participer à toutes actions de prévention, de
formation, de recherche en matière de lutte contre les addictions.
Cure : Ensemble de mesures coordonnées en vue de l'application
d'un schéma thérapeutique donné, ayant
sa dynamique propre et fréquemment appliqué aux
alcooliques ou aux toxicomanes afin de réaliser le sevrage de la drogue (alcool et/ou toxicomanie). Une fois franchi le
cap du sevrage, le patient peut aborder une nouvelle phase
venant conforter son abstinence, phase dite de postcure.
Cyberaddiction ou cyberdépendance : Dépendance récente à l'utilisation abusive, voire franchement
compulsive d'un moyen informatique, pour communiquer ou, au
contraire, pour échapper à la réalité.
Il s'agit d'une toxicomanie sans drogue ; certains individus
devenant accroc à Internet, aux jeux vidéo, à la
télévision, au téléphone portable.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire
aux Questions Cyberaddiction.
Haut
de page
Dangerosité : Concept transdisciplinaire
intéressant la psychiatrie et la criminologie, et caractérisant
la situation qui peut découler d'un passage à l'acte
violent de la part d'un individu sous l'influence notamment
de substances modificatrices de la conscience (alcool, drogue,
médicaments,…). L'usage de psychotropes licites
ou illicites peut se révéler dangereux pur le
consommateur (propriétés pharmacologiques de
la drogue, overdose, intoxication par les diluants, perturbations
psychiques et somatiques, automutilations, suicide) mais aussi
pour des tiers (agressions diverses allant jusqu'à l'homicide,
la délinquance, ou la délinquance routière).
Deal : (anglais "to deal", vendre). Expression populaire
utilisée pour décrire l'acte de vendre de la drogue.
Dealer : Revendeur de drogue en contact
direct avec les consommateurs (soit dans la rue, soit en
appartement)
et souvent lui-même
consommateur. Le dealer utilise ce moyen pour se faire de
l'argent facile et souvent pour financer sa propre toxicomanie.
Décrocher : Expression populaire
signifiant : arrêter
de se droguer.
Défonce : action de se défoncer. Se mettre dans
un état second induit par une drogue (ivresse alcoolique
ou cannabique). Chaque drogue induit sa défonce : le
défoncé à l'alcool est dit "pété", "cassé", "bourré",
alors que le défoncé au cannabis est "stone".
Delirium tremens ou DT : Syndrome confusionnel à type
de délire alcoolique avec agitation, onirisme, tremblements, hallucinations, survenant chez l'alcoolique chronique au moment
du sevrage en boissons alcoolisées. Le DT apparaît
après un délai de 24 à 72 heures et s'accompagne,
notamment de suées, de déshydratation et de fièvre
nécessitant une hospitalisation.
Déni : Mécanisme de défense par lequel
le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une
perception négative. Le déni apparaît donc
comme un moyen de défense du moi, le sujet refusant
d'admettre que des actes, des désirs ou des propos lui
sont imputables et lui appartiennent en propre. Le déni
est souvent rencontré chez les personnes dépendantes,
notamment au début de leur prise en charge.
Dépendance : Situation d'assujettissement
d'une personne à la
prise de drogue : l'interruption de cette dernière entraîne
un malaise psychique, voire physique, qui incline le sujet à continuer à consommer
le produit.
Pour en savoir plus, reportez-vous à la Foire aux
Questions.
Dépendance physique : Quand l'interruption du produit psychotrope entraîne chez l'utilisateur des troubles
physiques plus ou moins violents : contractures, douleurs,
nausées, vomissements, diarrhées,…..
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions.
Dépendance psychique : Quand l’utilisateur, ayant
cessé d'absorber le produit, ressent des troubles psychiques
: malaise, angoisse, état dépressif,…
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions.
Dépression : Malaise psychique ayant
un retentissement physique, d'intensité variable, caractérisé par
une diminution de l'efficacité intellectuelle, une fatigabilité excessive
et un sentiment de tristesse et d'autodépréciation.
Descente : Période durant laquelle les effets aigus
induits par l'usage de substances psychoactives (comme la cocaïne, l'héroïne, l'alcool, le cannabis, les amphétamines,
les médicaments, ..) s'abolissent progressivement. Cette
descente peut parfois se prolonger pendant plusieurs jours
par un syndrome dépressif et anxieux. Certains consommateurs
ont tendance à recourir à des médicaments
ou du haschisch ou à des stimulants pour limiter, atténuer
les effets de la descente.
Disulfirame ou Espéral : Substance
administrée
quelquefois à l'alcoolique sevré afin de faciliter l'abstinence et de prévenir les rechutes ; l'ingestion
d'alcool entraînant alors des réactions désagréables
et aversives.
Dopage : Utilisation d'une ou de plusieurs
substances stimulantes ou anabolisantes en vue d'améliorer artificiellement
des performances physiques et par extrapolation intellectuelles.
C'est le souci de la performance qui motive le dopage. Ces
substances sont susceptibles de nuire à la santé et
d'induire des dépendances.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Sport,
dopage et conduites addictives.
Dragon : (chasser le dragon, courir le dragon).
Technique consistant à inhaler
des vapeurs d'héroïne chauffée au dessus
d'une flamme, le plus souvent sur du papier d'aluminium.
Drogue : désigne toute substance psychoactive entraînant
une consommation excessive et des manifestations physiques
et/ou psychiques. On peut classer les drogues selon leur pouvoir
toxicomanogène :
voir le tableau des facteurs
de risques
Drogue psychoactive : Toute substance chimique qui
modifie les comportements, la conscience ou l'humeur (ex
: la cocaïne, l'alcool, le LSD, le cannabis, …) et, qui, prêtant à une
consommation abusive, peut entraîner des manifestations
de dépendance.
Drogue de synthèse : Appellation
générique
de diverses drogues conçues essentiellement pour leurs
effets stimulants, euphorisants ou hallucinogènes. Elles
sont utilisées principalement dans un but "récréatifs" : ecstasy, kétamine, …
Drogué : Individu faisant usage d'une
ou de plusieurs drogues (camé).
Haut
de page
Ecstasy, Ecsta : (syn : pilule d'amour,
essence, E, EX, XTC, Adam, MDMA ou encore chamallow, …). Amphétamine donnant lieu à un usage abusif et
parfois toxicomaniaque et dont les effets neurologiques se
révèlent souvent toxiques. L’ecstasy est
vendue sous forme de comprimés blancs ou brunâtres,
contenant de quelques milligrammes à 200 mg de MDMA,
il en existe plus de 250 types dans le monde dont la moitié en
Europe, ils sont souvent ornés d’un motif caractérisant
leur origine mais non leur composition.
Une politique de prévention des dangers a été mise
en place auprès des usagers d’ecstasy, afin de
leur rappeler la toxicité de la MDMA comme celle des
produits associés. Des propriétaires de discothèque
et des mouvements d’autosupport tentent de circonscrire
le risque par une mise en garde, par le testing, en conseillant
des mesures efficaces pour réduire les manifestations
symptomatologiques d’intoxication (port de vêtements
amples et légers, hydratation suffisante et régulière,
abstinence d’alcool).
Evin (loi) : Loi promulguée en 1991
destinée à lutter à la
fois contre le tabagisme et l'alcoolisme. Elle interdit la
publicité et augmente le prix du tabac et préconise
une séparation des zones fumeurs des non-fumeurs dans
les lieux publics. Peu appliquée, cette loi tend à évoluer,
en novembre 2005, la loi Bur propose une interdiction de fumer
dans tous les lieux publics, comme c'est déjà le
cas en Irlande, en Italie et en Espagne, qui bénéficie
de quelques aménagements.
Haut
de page
Fixe : (de l'anglais "fix",
piqûre de drogue).
Dose d'une drogue destinée à être injectée
(par exemple : un fixe d'héroïne) ; injection de
drogue ("se faire un fixe").
Flash : Effet fulgurant, intense, presque
orgasmique, ressenti lors de l'injection intraveineuse
d'une drogue, notamment héroïne et cocaïne, et recherché par le toxicomane.
Flash-back : Phénomène de reviviscence involontaire
et imprévisible de certains effets d'une drogue, qui
survient à distance de tout usage du produit (surtout
présent lors d'une prise de LSD).
Fringale de sucre : Concerne certains
individus fébriles
et anxieux qui ressentent le besoin impérieux d'avaler
des aliments sucrés. Cette fringale peut être
rapprochée de la toxicomanie. Les fringales de sucre
ont aussi été évoquées lors des
dépressions saisonnières, consistant en états dépressifs débutant régulièrement
en automne et disparaissant au printemps, se manifestant par
un ralentissement psychique, de la fatigue, une augmentation
du temps de sommeil, des fringales sucrées et une prise
de poids. Une amélioration est visible avec l’apparition
des beaux jours et une exposition aux rayons ultra violets.
Fumette : action de fumer ou d'inhaler une
drogue.
Haut
de page
GHB : (Gamma-HydroxyButirate de sodium). Drogue utilisée
comme substitut des amphétamines et de l'ecstasy. Elle
engendre un état d'excitation et d'euphorie, une désinhibition
sexuelle, une altération de la volonté et de
la soumission, suivis d'une amnésie ce qui conduit à une
utilisation criminelle telle que viol ou vol (appelée
la "pilule du viol"). Incolore, inodore, elle s’administre
facilement.
Haut
de page
Hallucination : Perception de sensations,
en particulier visuelles et/ou auditives, sans référent
réel
mais auxquelles le sujet adhère pleinement. Elle est
induite par l'usage de substances hallucinogènes.
Hallucinogène
: C'est une substance naturelle, comme la mescaline ou la psilocybine, ou synthétique comme
le LSD ; elle permet l'accès à une "réalité supérieure" d’où le
nom de drogues psychédéliques. Elle perturbe
le système nerveux par des altérations de la
visibilité, de la perception du temps et de l'espace.
Hasch ou haschisch : Résine secrétée par
le plan femelle du cannabis. On l'obtient de différentes
manières : par tamisage, par broyage, en frappant la
plante avec un bâton (savonnette) ou en frappant entre
ses mains les sommités florales (charras).
Hépatite virale : Inflammation du foie due à un virus qui se transmet par la voie digestive, par la voie sanguine
et par les rapports sexuels et caractérisée par
une nécrose diffuse ou en foyers. L'hépatite
peut être d'origine virale –elle est alors souvent
transmise par échanges de seringues, ou d'origine toxique,
notamment chez l'alcoolique. Il existe plusieurs types d'hépatites.
Les hépatites A et E sont le fait de contacts directs
ou de l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminée. Les
hépatites B, C, D et G se transmettent essentiellement
par contact sanguin; les formes B et C sont fréquentes
chez les toxicomanes par voie intraveineuse (échange
de seringues mais aussi échange des cotons servant de
filtres pour aspirer la drogue mal dissoute dans la cuillère, échange
de paille lors de sniff de la drogue suite à une nécrose
des cloisons nasales. Il existe un vaccin pour l'hépatite
B et une trithérapie qui est efficace dans la majorité des
cas pour l'hépatite C.
Herbe : Expression populaire synonyme de marijuana. Désignation
occulte du cannabis dans les années 60-70 lors de la
culture hippies.
Héroïne : (appelée "cheval","blanche", "schnouff", "junk",
..). Opiacé obtenu par synthèse à partir
de la morphine ; son usage détermine rapidement une dépendance physique et psychique importante et se trouve
de ce fait à l'origine de l'héroïnomanie.
On la sniffe, on la fume ou on l'injecte. Les principaux inconvénients
attribués à l'héroïne sont en fait
largement dus à la prohibition (prix prohibitifs, qualité irrégulière,
mauvaise hygiène, ..). Les inconvénients imputables à l'héroïne
elle-même tiennent à la brièveté de
son action (qui impose plusieurs prises par jour), à sa
puissance et à son mode de prise préféré des
héroïnomanes, l'injection, qui donne le flash mais
qui est très délabrant et source de nombreuses
infections et contaminations.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Héroïne.
Huile : L'huile de haschisch est un distillat huileux du hasch
; il est habituellement plus puissant que le haschisch.
Haut
de page
Ice : Drogue de synthèse amphétaminique hallucinogène aux effets très puissants. Elle se présente sous
la forme d'une substance cristallisée blanche faisant
penser à du sucre candi, à du verre brisé ou
encore à de la glace en paillettes. Elle se fume en étant
chauffée sur une feuille de papier aluminium ou s'injecte,
quand on la liquéfie en y ajoutant de l'eau. La dépendance induite est très forte.
Inhaler : Fait de respirer les vapeurs émises par un
produit chauffé.
Infection : Les complications infectieuses
des conduites addictives (toxicomanies, alcoolisme, tabagisme)
sont fréquentes.
Elles s'expliquent par la coïncidence de facteurs généraux
non spécifiques et d'une altération des défenses
immunitaires.
Injection : Introduction d'un produit dans
le corps par piqûre.
Injonction thérapeutique : Obligation
légale
de suivre un traitement médical et/ou psychothérapique
afin d'éviter une peine de prison ou une amende. L'injonction
thérapeutique est ordonnée par la justice ou
l’autorité sanitaire. Il s'agit donc d'une modalité de
traitement imposée au toxicomane ou à l'alcoolique
considérés comme malades.
Ivresse : Etat particulier de la conscience
de soi et du monde, produit par une ingestion ou par une inhalation excessive d'alcool ou d'autres substances psychoactives (cannabis, solvants, …).
Haut
de page
Jeu
pathologique : Le joueur pathologique, à la différence
du joueur normal ou social, éprouve une authentique dépendance qui le conduit à augmenter de manière
progressive mais irréversible le montant des sommes
qu'il met en jeu, et, par là même, ses pertes.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Jeu pathologique.
Jogging : Le phénomène de la course de fond a
pris beaucoup d'ampleur ces dernières années
et revêt chez certains adeptes toutes les caractéristiques
d'une toxicomanie.
Pour en savoir plus consultez la Foire aux Questions Sport,
dopage et conduites addictives.
Joint ou stick : Expression populaire, cigarette
de marijuana, de haschisch, de cannabis mélangée à du
tabac.
Joueurs anonymes ou JA : Association d'anciens
joueurs destinée à faciliter l'abstinence du jeu pathologique, à aider le patient
et sa famille, construite sur le même principe que
les Alcooliques Anonymes ou AA.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire
aux Questions Le jeu pathologique.
Junky : (anglais : "camelote", "déchet").
Figure caricaturale de l'imaginaire de la drogue, le junky
est le polytoxicomane parvenu à l'extrême de
la trajectoire toxicomaniaque.
Haut
de page
K : ou"Spécial K" ou "Vitamine K",
autre nom de la kétamine.
Keppa : (pour "paquet" en verlan). Petite enveloppe
de papier plié, mesurant environ 1cm à 1,5 cm
sur 0,5 à 1cm, qui contient de la drogue pulvérisée
(héroïne, cocaïne, etc ..). Elle constitue
l'unité de distribution du produit lors des ventes dans
la rue et correspond à une dose.
Kétamine : Anesthésique utilisée autrefois
par les militaires sur les champs de bataille. Anesthésique
vétérinaire et humain susceptible de données
lieu à des effets hallucinogènes. A haute dose,
la kétamine entraîne une dissociation du corps
et de l'esprit, des expériences proches de la mort,
des hallucinations "réelles" et de profondes
introspections (le trip variant entre 2 à 10 heures).
Il peut provoquer des troubles mentaux (amnésie) et
entraîner une dépendance psychologique.
Khat : Arbuste poussant en Afrique orientale
(Yémen,
Ethiopie) et dont les feuilles sont utilisées comme
stimulant du système nerveux et provoquant des effets hallucinogènes.
Kleptomanie : Comportement impulsif consistant à se
livrer à des vols d'objets généralement
sans valeur, dans le seul but de voler. Ce comportement s'apparente
souvent à une conduite addictive.
Haut
de page
Laxatif : Purgatif, favorisant l'évacuation des selles
généralement utilisé lors de troubles
de conduites alimentaires.
Légalisation : Mesure qui consisterait à lever
les interdits portant sur le commerce et la consommation de
telle ou telle drogue. Les partisans de la légalisation
du cannabis proposent, pour la plupart, que sa commercialisation
s'opère sous le contrôle de l'Etat.
Licite : Permis, autorisé par la loi. L'alcool, le tabac
sont des produits licites, en vente libre ; les drogues (héroïne,
cocaïne, cannabis,…) sont des produits illicites,
leur vente ou leur possession peut entraîner des démêles
avec la justice.
Ligne ou rail : Petit tas allongé de drogue (héroïne,
cocaïne, médicaments ou mélange) finement
pulvérisé, destiné à être inhaler à l'aide d'une paille ou de tout autre tuyau
de fortune, comme un billet de banque roulé.
LSD : (de l'allemand "Lysergik Saüre Diethylamide").
Substance synthétique caractérisée par
une puissante action hallucinogène, certainement le psychédélique le plus consommé au monde.
Il se présente sous forme de petits buvards avec différents
motifs. Aujourd'hui, un buvard ne contient pas plus de 50 microgrammes
de LSD alors que dans les années 50, il en contenait à peu
près 250. Une dose de 100-200 microgrammes équivaut à une
intense stimulation et à des déformations visuelles
pouvant durer plus de 8 heures. Des personnes non préparées à ce
genre d'expérience peuvent sombrer dans un "bad
trip" ou subir de graves séquelles cérébrales
en mélangeant avec d'autres produits (alcool, cocaïne,
etc…). Ce produit semble être en perte de vitesse
depuis quelques années remplacé par l'ecstasy lors de raves parties et l'avènement de la musique techno.
Haut
de page
Manque : Etat temporaire de l'individu dépendant. Dans
un premier temps psychologique (agressivité, angoisse,
déprime) le manque devient physique (tremblements, nausées,
diarrhées, …). Ces symptômes sont la conséquence
de l'arrêt brutal de certaines drogues (alcool, héroïne, tabac, benzodiazépines, …). Cette situation rend
quelquefois le sevrage difficile nécessitant parfois
une hospitalisation.
Il s’agit essentiellement d’une expérience
récurrente du vide et du désir de plénitude.
Le manque constitue un état de vide qui implique un
mouvement vers le plein, le plaisir. Vivre le manque c’est
déjà chercher à s’en débarrasser : "la
came prend tout et n’apporte rien, sinon une
assurance contre les douleurs du manque" (William Burroughs).
Plus la conduite addictive donne lieu à une dépendance forte psychique comme physique (et les opiacés et l’alcool en sont les principaux), plus l’expérience du
manque vient avec régularité confronter de façon
insupportable l’individu à sa condition d’être
souffrant, mais aussi lui suggérer qu’il est possible
de renouer d’une façon aussi régulière
avec la jouissance de ne plus souffrir. Le manque s’inscrit
donc dans le vécu de la dépendance comme un préalable
incontournable au désir (pour être "plein" il
faut auparavant être "vide").
La souffrance du manque apparaît lors du sevrage. Elle
occasionne de véritables douleurs physiques, psychologiques
et sociales ; et c’est pour prévenir ce manque
que les personnes dépendantes continuent à utiliser
avec régularité leur (s) produit(s), alors même
que le plaisir qu’ils y puisent n’est plus, comme
le souligne Claude Olievenstein, que "le souvenir enjolivé du
plaisir". Alors qu’au début je consomme une
drogue pour "être bien" j’en arrive,
une fois la dépendance installée, à consommer
le produit pour "être moins mal".
Marijuana : Vient de l’argot mexicain, également
appelé marihuana ou marie-jeanne. Nom populaire de l’herbe
aux Etats-Unis et désignant fréquemment le cannabis (plante et drogue).
Marmottan (Hôpital) : Centre de soins parisien longtemps
considéré comme l’une des références
historiques du système français de prise en charge
des toxicomanes et dirigé dans ses débuts par
Claude Olievenstein. Créé en 1971, suite à des
décès de jeunes par overdose et faisant suite à la
loi de 1970, qui avait posé les bases du droit pour
le toxicomane à se faire soigner de façon volontaire,
anonyme et gratuite.
MDMA : (Méthylène-dioxy-3-4 Méthamphétamine).
Créé dans un laboratoire allemand à partir
d’une molécule dérivant des amphétamines,
le MDMA ne deviendra célèbre que dans les années
1980. Présenté comme "la pilule de l’amour" il
est alors baptisé "ecstasy". Le MDMA provoque
une sensation désinhibante de bien-être et d’euphorie.
Les effets d’un comprimé durent près de
6 heures, en abuser entraîne à long terme des
troubles physiques et psychiques. Il se présente sous
forme de cachets.
Méthadone ou méta : Opiacé de synthèse,
d’action voisine de celle de la morphine, prescrit dans
le cadre de traitements de substitution. Solution buvable,
avec un dosage différent (5 – 10 – 20 – 40
ou 60 mg) le traitement est initialisé dans un CSST qui met en place un suivi pluridisciplinaire pour le patient
avec un soutien médical et/ou psychologique et/ou social.
Ce traitement peut durer plusieurs années ; un allégement
de la procédure permet au patient, une fois stabilisé au
niveau du produit, d’être orienté vers un
médecin généraliste et une pharmacie de
ville. La prise de la méthadone est quotidienne (peut
tenir de 24 à 36 heures) et permet au patient de retrouver "une
vie normale", de refaire ou de faire des projets, de se
réinsérer professionnellement, si cela est possible.
MILDT : Mission Interministérielle de Lutte contre la
Drogue et la Toxicomanie. Cette structure est chargée
de coordonner l’action du gouvernement dans le domaine
de la prévention, la prise en charge sanitaire et sociale,
la formation, la communication, la répression, la recherche
et les échanges internationaux. Elle assure également
le financement des groupements d’intérêt
public comme l’OFDT (Observatoire Français des
Drogues et des Toxicomanies) et Drogue Info Service, outil
d’écoute téléphonique, d’information
et d’orientation.
Morphine : Molécule naturelle extrait de l’opium,
lui-même extrait du pavot, puissant antidouleur utilisé notamment
pour les cancéreux, les grands brûlés et
dans le traitement des douleurs postopératoires. Son
usage, détourné par les toxicomanes donne lieu à un
comportement addictif entraînant une forte dépendance.
Quoiqu’il en soit, la morphinomanie est devenue exceptionnelle,
car les toxicomanes aux opiacés utilisent avant tout
de l’héroïne ; à noter, que ce dérivé de
synthèse de la morphine proposé sur le marché clandestin
est plus puissant que l’alcaloïde dont il dérive.
Myosis : Pupille rétrécie, surtout rencontré chez
des personnes sous l’effet de drogues. Contraction de
la pupille jusqu’à la taille d’une tête
d’épingle, notamment provoquée par la consommation d’opiacés.
Haut
de page
Nalorphine : Antagoniste opiacé, utilisé en
thérapeutique pour traiter l’intoxication aiguë aux
opiacés.
Naloxone : Antagoniste opiacé, utilisé en thérapeutique
pour traiter l’intoxication aiguë aux opiacés
ou pour précipiter la survenue d’un syndrome de manque chez un sujet opio-dépendant.
Naltrexone : Antagoniste opiacé, utilisé en thérapeutique
comme soutien à l’abstinence chez le toxicomane aux opiacé sevré (Nalorex) ou chez l’alcoolique sevré (Révia).
Narcose : Sommeil artificiel obtenu par administration
de médicaments
ou de drogues hypnotiques.
Narcotiques Anonymes : Mouvement d’autosupport qui propose
aux toxicomanes de bénéficier d’un soutien
mutuel, au travers du partage de leur expérience.
Neige : (Blanche) Expression populaire pour
désigner
la cocaïne.
Nicotine : Liquide huileux, incolore, extrait notamment
du tabac, et est à l’origine des effets pharmacologiques
de cette drogue et du tabagisme. La nicotine représente
entre 0,5 et 8 % de la masse des feuilles sèches de
tabac, soit environ 90 à 95 % de leur contenu total
en alcaloïdes. Sa teneur est variable dans les produits
tabagiques, selon leur qualité et le mode de leur préparation
; on peut retenir comme ordre de grandeur 20 mg d’alcaloïde
par gramme de tabac. Le pourcentage de nicotine est généralement
indiqué sur le paquet de cigarettes ou de tabac.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire
aux Questions Tabac.
Haut
de page
OFDT : Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies.
Groupement d’intérêt public chargé du
recueil, de l’analyse, de la synthèse, de la diffusion
et de la valorisation des données et des connaissances
dans le domaine des drogues et des toxicomanies. Créée
en 1995, cette structure travaille avec différents ministères
: Travail et Affaires sociales, Justice, Santé, Défense,
Intérieur, Affaires étrangères, Budget,
Ville et intégration, Jeunesse et sports, Education
nationale, Enseignement supérieur et Recherche, ainsi
qu’avec la MILDT, la Fédération Nationale
des Observatoires Régionaux de Santé (FNORS)
et du réseau national de documentation (Toxibase).
Olievenstein
Claude : Médecin psychiatre français, fondateur
du Centre médical Marmottan et considéré,
au début, comme l’artisan principal de la prise
en charge des toxicomanes. Il a notamment écrit en 1977 "Il
n’y a pas de drogués heureux", ouvrage destiné au
grand public et qui le fit connaître.
Opiacé : Produit d’origine naturelle ou synthétique
dont les effets au niveau de la cellule sont transmis par des
récepteurs spécifiques, dits récepteurs
aux opiacés ou opiorécepteurs. Leur action est agoniste ou antagoniste de celle du produit référent
du groupe, la morphine. Outre la morphine, l’héroïne,
la codéine, la méthadone, la buprénorphine,
la nalaxone, la naltrexone, … sont des opiacés,
et il existe encore beaucoup d’autres. L’organisme
humain produit ses propres substances opiacées, les
endorphines.
Opium : Préparation obtenue à partir du latex
de capsules de pavot, riche en alcaloïdes (morphine, codéine,
etc...) et longtemps utilisé en médecine. L’usage
abusif d’opium débouche rapidement sur une utilisation
addictive, l’opiomanie. En pratique, l’opium est
traditionnellement fumé (cf. "Tintin et le lotus
bleu") ou inhalé sous forme de vapeur. En Extrême-Orient,
les pipes étaient souvent taillées dans du bambou,
d’où l’expression "tirer sur le bambou" pour
désigner le fait de fumer de l’opium.
Overdose ou OD : Accident grave, éventuellement mortel,
consécutif à la prise de substances pyschoactives et provoqué soit par une insuffisance respiratoire,
soit par une insuffisance cardiaque. L’overdose survient
fréquemment dans le cadre d’une polytoxicomanie incluant, à côté de la consommation d’opiacés
par voie injectable, celle de psychostimulants, d’alcool
et/ou de benzodiazépines : les produits agissent en
synergie, et leur toxicité respiratoire et cardiaque
est potentialisé. L’overdose peut également être
due à une : augmentation de la dose afin de ressentir
des effets plus puissants, utilisation d’un produit trop
puissant, utilisation d’un produit plus concentré qu’à l’accoutumée
(par ex lors d’un changement de dealer), rechute après
un sevrage (le sujet utilisant d’emblée une dose
comparable à celle qu’il s’administrait
avec sa désintoxication ; la tolérance au produit
disparaissant après une abstinence de quelques jours),
utilisation d’un produit rendu dangereux (toxicité due
au coupage avec différents produits comme la strychnine).
Tableau récapitulatif des manifestations cliniques de l’intoxication
aiguë
Substances psychoactives |
Principaux signes d'intoxications |
Alcool |
* ivresse ordinaire avec excitation psychomotrice et ébriété,
puis dépression
* ivresse pathologique, avec hallucinations, délire,
convulsion, puis souvent coma (volontiers suivi d'une amnésie
lacunaire)
* coma éthylique avec hypotonie musculaire, dépression
respiratoire, hypotension, hypothermie, polyurie, parfois
suivie de complications organiques aiguës (pneumopathie,
hépatite, pancréatite, etc.).
Les effets sont variables selon les individus ; les perturbations
importantes surviennent en général au-delà d'une
alcoolémie de 0,8 g/l. |
Cannabis
et dérivés |
Conjonctivite, tension artérielle parfois abaissée,
euphorie exubérante ou anxiété, sensations
de distorsion temporelle, illusions sensorielles, hallucinations
(rares), décompensations psychotiques discutées.
Les signes psychiques sont liés à la quantité de
THC et aux conditions d'environnement. |
Opiacés
(morphine,
héroïne, méthadone,
etc.) |
Myosis (rétrécissement pupillaire), mydriase
(dilatation des pupilles) si anoxie (bradypnée,
voir apnée), ralentissement important du rythme
respiratoire (< 10 mouvements/minute), œdème
aigu du poumon (OAP), pneumopathie d'inhalation, ralentissement
du rythme cardiaque, cyanose (inconstante), hypotension
artérielle, convulsions (rares), hypothermie, état
stuporeux ou coma sans réflexes, parfois décès
en l'absence de traitement par arrêt cardiaque consécutif à l'apnée
ou AOP. |
Cocaïne et crack, amphétamines |
Mydriase, accélération du rythme respiratoire,
hypertension parfois importante, crises d'angor ("angine
de poitrine"), troubles du rythme cardiaque (souvent
ralentissement) ; réflexes tendineux augmentés,
hyperthermie, sécheresse buccale, crises délirantes
souvent violentes alternant avec des phases de lucidité,
coma après épuisement extrême, décès
possible en l'absence de traitement. |
MDMA (ecstasy)
et
autres phényléthylamines |
Mydriase, nervosité, attaque de panique, hypertension,
tachycardie, hyperthermie fulminante ; décès
possible à des doses variables, par hyperthermie. |
Hallucinogènes
(LSD, mescaline, psylocibine, etc.) |
Mydriase, hypertension, hyperthermie (inconstante) vasodilatation
au niveau du visage (parfois), anxiété, panique, état
paranoïaque, épisode psychotique plus ou moins
prolongé, illusions sensorielles diverses, dépersonnalisation. |
Solvants
organiques |
Tableau variable selon les produits, avec dominante de
signes neurologiques (incoordination motrice, convulsions)
cardiaques et pulmonaires ; décès possible. |
Source: "Dictionnaire des toxicomanies et dépendances",
Denis Richard, Jean-Louis Senon
Haut
de page
Parano : Parano, paranoïaque,
effet de délire persécutif.
Paranoïa : Psychose chronique se manifestant
par un délire
généralement bien construit et systématisé,
s’accompagnant de troubles du jugement et de la perception,
mais sans détérioration intellectuelle ni atteinte
des fonctions instrumentales. Caractérisée par
une surestimation de soi, une méfiance disproportionnée
(le sujet croit que tout le monde lui en veut), des interprétations
subjectives, cette maladie psychiatrique engendre des délires
et de l’agressivité. Ce délire peut finir
par devenir permanent.
Paranoïde : Se dit d’une psychose ou d’un
délire qui rappelle la paranoïa.
Pavot : Plante herbacée appartenant à la famille
des papavéracées tout comme le coquelicot. Il
peut atteindre 1m50 de hauteur et présente de nombreuses
variétés. Ses fruits sont des capsules qui contiennent
un latex riche en morphine et en codéine, deux substances psychoactives dont dérivent toutes les substances dites opiacées.
Pécho : Choper en verlan pouvant signifier
soit se procurer des substances psychoactives, soit se faire
arrêter par
les services de police ("se faire pécho").
Percher : Monter au sommet des effets d’une
drogue.
Pet ou Pétard : Expression populaire pour désigner
le joint de cannabis.
Péter les plombs : Faire une crise
de folie, devenir "fou".
Planer : Expression populaire pour définir la période
sous l’effet de drogue. Voir l’expression anglaise Trip.
Pollen : Variété de cannabis. Poudre qui tombe
des plants femelles de cannabis passés au tamis. Une
fois agglutinée puis pressée, cette poudre constitue
une sorte de haschisch.
Polyconsommation : Fait de consommer simultanément plusieurs
substances psychoactives (comme héroïne avec cocaïne, alcool et médicaments).
Polytoxicomanie : Conduite toxicomaniaque associant
de façon
simultanée ou séquentielle la consommation de
plusieurs substances psychoactives (polyconsommation).Les polytoxicomanies
associant l’usage de plusieurs produits illicites (par
exemple association d’ héroïne et de cocaïne,
appelée « speed ball ») sont devenues fréquentes
: la consommation d’un ou plusieurs produits avec un
produit dit principal concerne au moins 62 % des consultants.
L’ alcool et les médicaments psychotropes sont
les produits le plus souvent utilisés en association.
Vient ensuite le cannabis.
Pompe : Terme argotique désignant une
seringue.
Postcure : Phase du traitement d’un alcoolique ou d’une toxicomanie postérieure à la cure (phase désintoxication
ou de sevrage). Pendant la postcure, le patient conforte sa
capacité d’autonomie psychique et sociale par
la double expérience de l’ abstinence et de la
vie en collectivité, tout en bénéficiant
d’une aide psychologique, éducative et, si besoin,
médicale.
Poudre : Héroïne.
Poussière : Expression des usagers
de substances psychoactives illicites par voie injectable désignant une réaction
fébrile, non infectieuse, aspécifique, souvent
accompagnée de douleurs musculaires ou articulaires.
Cette poussée de fièvre survient dans les quelques
heures suivant l’injection pour disparaître de
façon spontanée (elle peut entraîner frissons,
maux de tête, fièvre de plus de 40° ou refroidissement,
tremblements convulsifs, tétanie, angoisses aiguës).
Elle pourrait être induite par l’injection de substances
comme le talc ( héroïne souvent coupée avec
ce produit) ou par l’utilisation d’un citron pas
frais.
Prémix ou Alcopop : Boisson alcoolisée à base
d’alcool fort (whisky, gin, vodka, rhum, etc..) et de
soda gazeux ou non, coloré et très sucré pour
masquer l’alcool. Ces boissons très variées
ont un succès grandissant auprès des jeunes qui
les utilisent pour "se sentir bien" ou pour "se défoncer". Elles sont particulièrement
dangereuses car elles laissent supposer qu’elles ont
moins d’effets que de l’alcool fort et incitent
ainsi à une plus forte consommation.
Psilocybine : Alcaloïde hallucinogène produit par
de nombreuses espèces de champignons, dont les psilocybes,
responsables de leurs effets psychédéliques.
La psilocybine n’agit pas directement sur le système
nerveux central, avant de pénétrer dans le sang
elle est d’abord transformée par l’organisme
en psilocine puis elle est directement psychoactive. Les effets
de la psilocybine se font sentir entre 20 et 30 mn après
l’ingestion. Ils persistent entre 4 et 6 heures. Des
doses faibles produisent une modification de l’humeur,
une sensation de détachement psychique, des troubles
visuels avec mydriases ainsi que des nausées.
Psychédélique : Terme parfois
employé pour
désigner les hallucinogènes, et notamment du LSD, de la psilocybine, et de la mescaline. Le mot fut inventé par
le psychiatre américain Osmond Humphry sur la base des
racines grecques "psukhê"(esprit) et "dêlos" (révéler).
Terme signifiant "qui dévoile, qui déploie
l’âme".
Psychique : Qui concerne l’esprit, la pensée.
Psychoactif (ve) : Caractère d’une substance agissant
sur l’esprit. Elle peut modifier l’état
de conscience, la vigilance, la perception, l’humeur
et le comportement du consommateur.
Psychopathie : Trouble de la personnalité, sans altérations
des facultés intellectuelles ni signes cliniques durables
de névrose ou de psychose, qui se traduit par des passages à l’acte
agressifs envers soi-même ou les autres, par des comportements
antisociaux et par une instabilité psychoaffective.
On parle souvent de "déséquilibre psychopathique", "d’état
limite psychopathique". Les personnalités psychopathiques
sont souvent associées à une dépendance à l’alcool ou aux drogues.
Psychose : Maladie mentale caractérisée par une
grave atteinte de la personnalité déformant le
contact avec la réalité et rendant difficile
la vie en société. La paranoïa, la schizophrénie (connue notamment pour le dédoublement de la personnalité qu’elle
induit), l’autisme, les troubles maniaco-dépressifs
sont des psychoses.
Psychotrope : Substance dont l’effet principal est de
modifier le psychisme (en particulier l’humeur, la pensée
et la perception), sans pour autant induire systématiquement
de phénomènes de dépendance ou d’ accoutumance.
Psylo : Champignon hallucinogène contenant de la psilocybine.
Haut
de page
Rail : Dose de cocaïne ou d’autre drogue déposée
en un petit tas allongé (appelé rail ou ligne)
pour être sniffée avec une paille.
Rave party : (de l’anglais "to rave", délirer).
Réunion, fête souvent nocturne et clandestine,
organisée dans des lieux détournés de
leur premier usage (entrepôts, carrières, granges,
champs, …) réunissant une population jeune en
vue de danser sur des musiques électroniques, type techno,
au rythme syncopé, et souvent associée à la
consommation de l’ecstasy. Les raves party sont souvent
autorisées et à entrée payante, alors
que les « free party » sont gratuites et clandestines.
Risques (politique de réductions des) : Politique privilégiant,
avant toute autre considération, des stratégies
de soins et de prévention visant à limiter au
maximum les risques sanitaires (infections, …) et sociaux
(exclusion, précarité, …) liés à l’usage
de psychotropes et particulièrement des drogues illicites.
La PdR est née suite à une situation inédite
dans le début des années 1980 et caractérisée
par la conjonction de risques sanitaires nouveaux et dévastateurs
(la transmission par seringues usagées des virus du sida et des diverses hépatites) et de l’exclusion
de toute prévention et de tout accès aux soins,
de pans entiers de la population des toxicomanes. En France,
des mesures de réduction des risques ont été mis
en place : vente libre de seringues (depuis 1987), trousses
de prévention contenant le matériel nécessaire
pour réaliser une injection à moindre risque,
mise en place d’automates de distribution et de récupérateurs
de seringues, automates de distribution de préservatif,
offre de traitement de substitution par voie orale.
Haut
de page
Savonnette : Terme argotique désignant une quantité de
250g de résine de cannabis.
Schizophrénie : Maladie mentale appartenant au registre
des psychoses, et caractérisée par la coexistence
variable de signes productifs (hallucinations, délire)
et de signes déficitaires (dépression). Un comportement
toxicomaniaque lui est fréquemment associé. L’observation
clinique quotidienne permet de constater que les patients schizophrènes
sont particulièrement exposés à une comorbidité toxicomaniaque.
Cette dépendance porte aussi bien sur la nicotine (donc
le tabac) et sur l’alcool que sur les drogues illicites,
notamment l’héroïne, la cocaïne et le cannabis. Elle peut survenir à tout moment de l‘évolution
du processus psychopathologique, et parfois même le précéder.
Scotché : Qualificatif de quelqu’un qui se trouve
sous l’emprise d’une drogue et qui ne "redescend" pas,
qui ne revient pas à son état normal.
Sèche : terme argotique désignant une cigarette.
Sédatif : Qui a un effet calmant, modérateur
qui diminue l’angoisse et/ou l’anxiété.
La famille des produits psychoactifs sédatifs comprend l’alcool, certains médicaments (tranquillisants,
somnifères), les opiacés (morphine, héroïne, codéine,…), les produits de substitution aux opiacés
(méthadone, subutex) et les solvants (éther,
colle, solvants industriels,…).
Séropositif (ve)
: Une personne chez laquelle le test de détection des
anticorps contre le virus du SIDA est positif. Cette personne
a été en contact avec le virus du SIDA et doit être
considérée comme potentiellement contagieuse
par son sang et par ses rapports sexuels. Ce virus est particulièrement
présent, tout comme les hépatites B et C, dans
la population de toxicomanes du fait de l’échange
des seringues, des pailles ou lors de rapports sexuels. Pour
prévenir ces contaminations, il est essentiel de ne
pas partager le petit matériel d’injection ou d’inhalation. Ceci comprend les seringues, les cotons,
les cuillères et les cupules, l'eau de dilution de la
drogue, mais aussi les pailles et les pipes à crack,
surtout si elles sont ébréchées. Le matériel
d’injection doit être à usage unique ou
désinfecté à l’eau de Javel domestique
en cas de réutilisation.
Sevrage : Stade initial de la prise en charge des sujets physiquement dépendants de substances psychoactives. Le sevrage s'opère,
selon les cas, selon le degré de dépendance,
en milieu hospitalier ou en ambulatoire et vise à éliminer
le malaise physique lié au syndrome de manque. Le sevrage
au sens strict du terme, concerne les personnes devenues physiquement
dépendantes : de l'alcool (alcoolisme), du tabac (tabagisme),
des opiacés, des médicaments (benzodiazépines,
barbituriques). La qualité de la prise en charge lors
du sevrage est déterminante pour l’étape
suivante de la postcure qui repose sur un travail essentiellement
psychothérapique et sur le traitement de la réaction
dépressive faisant suite à l’arrêt
de la dépendance.
Substances psychoactives |
Principaux signes de sevrage dans le cadre d'une consommation
addictive |
Alcool |
Sensation de malaise général, tremblements,
nausées et vomissements, fièvre, sueurs,
accélération du rythme cardiaque, hypertension
artérielle, troubles sensoriels visuels, convulsions,
insomnie, confusion mentale, delirium tremens.
La gravité des signes est variable : il existe des
formes mineures (survenant par exemple le matin au réveil)
ou des formes majeures, dont l'extrême est le delirium
tremens |
Cannabis et dérivés |
Manque d'appétit, nausées, insomnie, irritabilité (critères
peu spécifiques…). L'existence d'un syndrome
de sevrage est discutée ; pour certains spécialistes,
les signes traduisent l'expression de l'anxiété (re)surgissant à l'arrêt
de la consommation. |
Opiacés
(morphine,
héroïne, méthadone,
etc.) |
Mydriase (dilatation des pupilles), "chair de poule",
tremblements et frissons, hypersudation, spasmes et douleurs
musculaires, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales
et coliques, bâillements incoercibles, accélération
du rythme cardiaque, angoisse, dépression, insomnie,
nervosité. |
Cocaïne et crack, amphétamines |
La dépendance est essentiellement psychique, mais
certains auteurs rapportent des signes plus spécifiques
pouvant en fait signer un manque dans un cadre de polytoxicomanie
: douleurs musculaires et abdominales, frissons, sensations
de faim, sommeil anormalement prolongé, dépression
avec risque suicidaire. |
MDMA (ecstasy)
et
autres phényléthylamines |
Absence de signes spécifiques, lorsque la consommation
n'est pas abusive ni inscrite dans une pratique de polytoxicomanie
; signes identiques à ceux mentionnés pour
les amphétamines lorsque la consommation se pérennise. |
Hallucinogènes
(LSD,
mescaline, psylocibine, etc.) |
Aucun (les manifestations parfois rapportées traduisent
un manque psychologique), sauf avec la phencyclidine (fixation
sur récepteurs aux acides aminés excitateurs
de type NMDA). |
Solvants
organiques |
Nervosité, malaise. |
Source: "Dictionnaire des toxicomanies et dépendances",
Denis Richard, Jean-Louis Senon
Shilom : Pipe en terre cuite servant à fumer le haschisch.
Shit : Terme argotique désignant le haschisch. Le shit
est le plus souvent vendu sous forme de barrette, il est emballé dans
du papier d’aluminium afin de moins se dessécher
et il est consommé fumé mélangé avec
du tabac.
Shoot : Injection, le plus souvent par voie intraveineuse,
d’une drogue, en général l’héroïne et la cocaïne. On peut également parler de "fix".
Se shooter : Se piquer.
Shooteuse : Expression populaire pour désigner la seringue.
Sida : Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Sida
et toxicomanie ont, depuis le début des années
1980, des liens extrêmement forts : chacune des deux "épidémies" a
influée sur l’autre, en terme d’épidémiologie,
de présentation clinique, de prise en charge, de prévention.
La transmission du VIH chez les usagers de drogues peut se
produire lors de l’injection du produit (partage d’une
seringue entre plusieurs sujets dont l’un est infecté)
ou lors de relations sexuelles, homosexuelles ou – cas
le plus fréquent - hétérosexuelles. Il
faut rappeler que la consommation de psychotropes est toujours
un facteur de risque, même s’il s’agit de
produits non injectés, dans la mesure où elle
entraîne une modification de la conscience et/ou des
conduites sexuelles. Une vulnérabilité particulière
s’attache notamment à la prostitution, vu la prégnance
de l’association entre celle-ci et l’usage du crack ou de la cocaïne. Enfin, il ne faut pas oublié les
cas de sida qui touchent les enfants des femmes toxicomanes.
Il n’y a pas à l’heure actuelle de traitement
permettant de guérir du sida, malgré l’existence
de traitements comme les trithérapies rétrovirales
qui permettent de contenir l’action du virus avec plus
ou moins d’efficacité. Des recherches continuent
pour la mise au point d’un vaccin mais les progrès
dans ce domaine sont très lents.
Il est important toutefois de se faire dépister dans
un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit, un CDAG.
Les consultations y sont anonymes et gratuites.
Smart drink : Cocktail qui permet de résister à la
fatigue et au sommeil, souvent utilisé lors de rave
party. Cocktail surdosé en vitamines, oligo-éléments
et acides vitaminés. Se présente en poudre ou
en gélule.
Sniff : Action d’inhaler des solvants ou de la drogue en poudre, dans un but d’enivrement et de modification
de la conscience.
Sniffer : Consommer un stupéfiant par aspiration nasale.
Sniffer est l’équivalent du terme priser, le premier
s’appliquant plutôt aux produits illicites (héroïne, cocaïne, amphétamines…) et le second au tabac.
Soie : Les conduites de dépendance peuvent parfois revêtir
des aspects insolites, bien mis en évidence par les
cliniciens du XIX° siècle : il en va ainsi de la "passion" pour
la soie. L’hyperesthésie de la soie, également
nommée "fétichisme des étoffes" a été décrite
pour la première fois en 1908 par le psychiatre De Clérambault. "Voler
la soie est délicieux. La soie m’attire, celle
des rubans, des jupes, des corsages, cela commence par me piquer
sous les ongles […. Je ressens un gonflement de la gorge
et de l’estomac, puis je perds connaissance. Ensuite,
j’éprouve une espèce de jouissance qui
m’arrête complètement la respiration ; je
suis comme ivre", confie une femme en 1902. Le contact
de l’étoffe, précédé ou non
de kleptomanie, suffit à produire un orgasme chez certaines
femmes. Brillante, scintillante, aérienne, la soie déclenche
les passions et allume la convoitise dans les yeux des hommes.
La légèreté, la douceur et la brillance
de cette étoffe évoquent irrésistiblement
la peau satinée, les cheveux soyeux. A tel point qu’on
a l’impression de ne rien tenir entre ces doigts.
Solvant : Produit chimique, volatile ou gazeux, présent
dans différents produits ménagers ou de bricolage
: éther, trichloréthylène, colle, benzène
souvent détournés et inhalés souvent à l’aide
d’un sac plastique dans un but d’ivresse et de défonce.. Les effets sont vertiges, ivresse et état
euphorique. La dépendance est psychique et peut devenir
aussi physique. Il y a des risques d’accidents graves
voire mortels.
Space cake : Gâteau de fabrication maison dont un des
ingrédients est le cannabis.
Spécial K : K, Keta, Kétamine.
Speed : Expression populaire pour désigner les amphétamines.
Speed ball : Ce terme désigne un mélange d’héroïne et de cocaïne destiné à être injecté.
Stick : Terme argotique désignant une cigarette artisanale
de petite taille contenant du cannabis.
Stimulant : Qui augmente l’activité physique et/ou intellectuelle
et réduit la sensation de fatigue. La famille des produits psychoactifs stimulant comprend la caféine, la nicotine, certains antidépresseurs,
les amphétamines, l’ecstasy, la cocaïne, le crack.
Stone : Expression populaire signifiant "planer" (être stone).
Strychnine : Alcaloïde extrêmement neurotoxique (la dose mortelle
chez un adulte est d’environ 50mg), induisant des effets psychostimulants.
Dans le milieu toxicomaniaque, elle est parfois ajoutée à certaines drogues en raison de ses propriétés psychostimulantes (à très
faible dose) ou de sa saveur amère pouvant laisser croire à une
forte concentration en produit (héroïne et cocaïne sont elles-mêmes
amères) de la marchandise achetée.
Stupéfiant : Substance inscrite sur les listes I et II du tableau des
stupéfiants, établies par la Convention unique de 1961. La liste
I recense toutes les substances susceptibles d’induire une forte toxicomanie.
Substitution (traitement de) :
En médecine, le mot "substitution" correspond au fait que
le traitement supprime le déficit d’une hormone ou d’une
substance que l’organisme synthétise normalement. Il existe beaucoup
d’exemples de traitements substitutifs en endocrinologie, en gynécologie,
en diabétologie, etc...
C'est une modalité de traitement neurobiologique d'un sujet pharmacodépendant,
reposant sur l'administration d'une substance qui a une activité pharmacologique
similaire à celle de la drogue addictive. La substitution vise, en prévenant
la symptomatologie psychique et physique du manque, à stabiliser la
consommation de drogues (tabac, opiacés) ou, pour le moins, à la
diminuer, à insérer le patient dans une logique de soins psychiques
et somatiques, et, surtout, à mettre en place un étayage psychologique
et/ou social suffisant pour que celui-ci ne réitère pas l'utilisation
de drogue au terme de ce traitement le temps nécessaire. L'objectif
doit rester l'élaboration d'un projet de vie, dont la dépendance à la
drogue est exclue.
Le pratique d'une substitution concerne deux types de dépendances :
• le tabagisme, avec un usage de substituts nicotiniques (gomme à mâcher,
timbre ou patch, pastille à sucer, inhalateur, zyban) ;
• l'héroïnomanie, avec prescription de médicaments opiacés
(subutex, méthadone
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire aux Questions Tabac, héroïne.
Haut
de page
Tabac : Substance psychoactive,
riche en nicotine, issue d’une
plante de la famille des solanacées. Son usage, banalisé à l’échelle
mondiale sous la forme de consommation de cigarettes, occasionne
une toxicomanie particulièrement grave par ses conséquences
somatiques, le tabagisme. Le tabac est le plus souvent fumé,
mais il peut également être prisé ou chiqué.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire
aux Questions Tabac.
Tabagisme passif : Exposition involontaire à la fumée
du tabac, qui peut être à l’origine de maladies
graves (par exemple dans le cadre familial, sur le lieu de
travail ou encore pour un fœtus dans le ventre d’une
mère fumeuse). Le tabagisme passif est désormais
considéré comme un problème majeur de
santé publique. Les pouvoirs politiques s’interrogent
actuellement pour interdire ou non le tabac dans tous les lieux
publics, comme c’est déjà le cas en Irlande,
en Italie et en Espagne avec quelques aménagements.
A noter, qu'un grand nombre d'entreprises françaises,
avec l'accord de leurs salariés, a proscrit la cigarette
sur le lieu de travail.
Pour en savoir plus reportez-vous à la Foire
aux Questions Tabac.
Techno : Musique électronique à rythme constant,
saccadé et peu mélodique, surtout entendu lors
de rave party.
Teknival : Fête souvent nocturne et dédiée à la
musique techno.
Test de dépistage : Examen ou test
biologique effectué auprès
d’une personne apparemment saine afin de dépister
une affection latente à un stade précoce, par
exemple le VIH ou les virus des hépatites. Si le résultat
est positif, cela permet de commencer le plus tôt possible
un suivi médical, un traitement, et ainsi de mieux prévenir
certaines infections et freiner l’action du virus. Ces
tests de dépistage sont réalisés généralement
dans des CDAG ; les tests y sont anonymes et gratuits.
Testing : Le testing est une technique de
prévention,
souvent pratiquée dans les raves party ; c’est
une opération de vérification rapide de la nature
et de la pureté d’une drogue : la plus fréquemment
concerné est l’ecstasy. Le testing est effectué,
sur les lieux de distribution et de consommation de ce produit,
par des membres d’associations impliquées dans
la politique de réduction des risques. Il s’agit
simplement d’informer sur la nature du produit -illégalement-
proposé au
consommateur potentiel. L’usage des produits suspects
est fortement déconseillé, et, bien sûr,
loin d’être encouragé ; l’usage d’ecstasy
conforme fait l’objet d’une mise en garde, concrétisée
par la distribution d’une notice appropriée. Cette
opération, par réaction chimique, permet donc
de savoir si un cachet acheté comme de l’ecstasy
contient ou non de la MDMA, du 2C-B, des amphétamines.
Elle renseigne donc sur la présence de ces trois types
de substances psychoactives, mais non sur leur quantité ou
la présence d’autres molécules rentrant
dans sa composition (produits de coupe).
Teuf : Fête en verlan ("faire la teuf"). Utilisé entre
autre, pour parler des soirées dans un bar, en club,
en discothèque ou en soirée techno.
Teufeur : Celui qui fait la fête.
THC ou Tétrahydrocannabinol : Principal élément psychoactif du chanvre et du cannabis.
Timbre : Dose de LSD imbibée dans du
papier buvard.
Tolérance : Aptitude de l’organisme à supporter
l’action d’une substance donnée, sans manifester
de signes d’intoxication et/ou obligation de prendre
une dose de plus en plus forte d’une drogue pour arriver
au même effet. En d’autres termes, une même
dose de produit entraîne moins d’effets qu’auparavant.
S’il veut ressentir à nouveau les effets des premières
fois, le consommateur est alors tenté d’accroître
les quantités et/ou la fréquence des prises,
ce qui augmente également les dangers du produit consommé.
Toxicomanie : (du grec "toxikon",
poison dont les flèches étaient enduites, et "mania",
folie). Situation de dépendance envers un ou plusieurs
produit(s) psychoactif(s). Dans l’usage courant, le terme
de toxicomanie a souvent une image très négative
et tend à amalgamer la consommation simple et les consommations
problématiques. C’est pourquoi ce terme est de
moins en moins utilisé par les professionnels qui préfèrent
parler des notions d’usage, d’abus et de dépendance.
Ce terme ne devrait désigner que l’ensemble des éléments
qui caractérisent la dépendance d’un sujet à la
consommation d’une drogue :
- la compulsion à s’engager dans ce comportement
avec une perte de la capacité de plaisir ;
- le maintien du comportement malgré ses conséquences
négatives ;
- l’obsession concernant la recherche du produit ;
- la culpabilité au décours de l’usage
;
- la présence de symptômes de sevrage lors de
l’arrêt brutal des consommations.
En, fait, la toxicomanie est, comme le souligna Claude Olievenstein,
bien plus complexe que la simple prise compulsive d’une
substance psychoactive, qui n’en constitue qu’un
symptôme. Evoquer la rencontre entre un individu, un
environnement et un produit constitue un paradigme (représentation
du monde, manière de voir les choses) qui seul peut
permettre d’approcher avec une certaine complétude
le phénomène.
Tranquillisants : Médicaments psychoactifs, appartenant
généralement à la famille des benzodiazépines,
destinés à lutter contre l’anxiété.
Ils peuvent donner lieu à un usage abusif, à une dépendance physique et psychologique. En France, 40%
des utilisateurs chroniques sont dépendants. L’usage toxicomaniaque, à des doses croissantes, est caractérisé par
l’instauration d’une tolérance. Les doses
thérapeutiques peuvent être dans ce cas multipliées
par vingt, voire cinquante, certains sujets passant leur temps à consulter
un grand nombre de médecins et de pharmacies pour s’approvisionner.
Il faut noter que les toxicomanes utilisent les benzodiazépines
comme de simples adjuvants, associées à de l’alcool ou à des drogues illicites, ou, souvent aussi, pour
faciliter une période de sevrage volontaire ou involontaire
en opiacés (ruptures d'arrivage ou du stock).
Trip : Expression populaire, synonyme de voyage, à la
suite de la prise de LSD ou d’ecstasy.
Haut
de page
VHB : Virus de l’hépatite B.
VHC : Virus de l’hépatite C.
VIH : (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Virus responsable de l’infection du VIH et du sida. On distingue
le VIH 1 (le plus répandu dans le monde) et le VIH 2
(surtout présent en Afrique de l’ouest).
Virus : Agent infectieux (microbe) responsable de nombreuses
maladies chez tous les êtres vivants. Ce sont des particules
extrêmement petites (ne pouvant être vu qu’au
microscope électronique), et qui contrairement aux bactéries,
ne peuvent se maintenir et se multiplier qu’en parasitant
une cellule vivante.
Voyage : Expression populaire qui signifie les effets psychédéliques sous l’effet de certaines drogues.
Haut
de page
Workaddict ou workaholisme
: (néologisme formé à partir
de "work", travail, et d’ "aholic",
désinence anglo-saxonne faisant référence à l’addiction).
Relation pathologique du sujet à son travail, caractérisée
par une compulsion à lui consacrer toujours plus
de temps et d’énergie. Le sujet workaholique
entretient un rapport pathologique à un travail
qu’il détourne de son but objectif. Il se
drogue littéralement de travail, ne peut plus s’arrêter
pour se reposer en fin de semaine ou prendre des vacances.
Ce phénomène a surtout été décrit
au Japon. Ce type de réaction au travail relève
d’un phénomène de dépendance (une dépendance non pas pharmacologique mais "procédurale" qui
implique une série d’actions et d’interactions
absolument nécessaires) et produit une série
de conséquences psychologiques néfastes,
comprenant souvent une altération de l’humeur
(dépression, fatigue, agressivité) et une
dégradation de la vie relationnelle. Le phénomène,
durable, persiste aussi en dépit de conséquences
négatives sur la santé physique – pouvant
aller jusqu’à la mort par infarctus du myocarde – ou
sur la vie sociale et familiale, le sujet s’isolant
de ses proches, tant il est accaparé par ses activités
professionnelles.
La prévalence du workaddict serait d’environ 5 % au sein de la population
active dans les pays industrialisés, avec d’importantes variations.
Ainsi, au Japon, selon certains auteurs, 40 000 personnes meurent chaque année
des conséquences directes de cette dépendance. Cet activisme pathologique,
longtemps tenu pour un phénomène individuel, est désormais
envisagé comme un phénomène social, qu’il est impossible
de réduire à la seule histoire infantile du sujet.
Pour en savoir plus, consultez la foire aux questions dépendance
au travail
Haut
de page
X, XCT, XL, XO, XTC : Différentes dénominations
de l’ecstasy.
|